Mes chroniques Ovales

Rien n'y est tout à fait vrai …

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Une autre façon de décrire notre monde, ses travers et ses vices par le prisme déformant de la Principauté d'Ovalie dans ce beau pays "Au Val" de Loire

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 08:02
- Publié dans : Fable - Communauté : Autour du Sport - Recommander
Fable des espaces verts …


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    En une triste journée grise de désolation, le rugby amateur joue dans le même temps qu'une pâle sélection nationale. Il en est ainsi quand le mépris des humbles, des anonymes et des petites gens est érigé en principe de gouvernance.

    Revenons à ce ballon qui n'est pas rond et à la rude bataille que se livrèrent les formations de Fleury les Aubrais et de Déols, sur un terrain gras, certes, mais parfaitement propice à la pratique du Rugby.
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    Ce n'est sans doute pas l'opinion d'un jardinier municipal. Détestant rien tant que la poussée anarchique d'un chardon sur sa verte pelouse, ce monsieur considérait ce terrain comme son petit pré carré. Il déplorait encore une fois que son joli terrain dusse accueillir à contre-cœur le piétinement intempestif de crampons agressifs.

    La chose ne se produira plus de si tôt, le prince du sécateur ayant obtenu que ce lieu fût interdit à ce détestable usage sportif jusqu'au 21 mars. Un coq ne chante pas qu'au printemps et un rugbyman joue surtout en hiver pour des raisons qui échappent à la confrérie jardinière.

    Quelques personnes un peu plus raisonnables cherchent à atténuer le courroux  de ce terrien intransigeant et promettent aux hommes de ce lieu de revoir la portée de ce qui pourrait bien être un arrêt de mort pour ce pauvre club. « Chroniques-ovales » vous informera de cette sempiternelle bataille du terrain qui transforme souvent les petits hommes en vert et rouge en pauvres dispensés de sport.
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    En attendant, le Cercle foulait cette précieuse pelouse à la quête des points de sa survie. Face à eux, des berrichons durs au mal, lourds et massifs comme il se doit dans cette terre historique de rugby avaient des intentions exactement opposées à la réalisation de ce noble dessein.

    Tout commença de la meilleure manière pour les futurs pensionnaires des gymnases locaux. Une incursion collective dans les vingt-deux mètres adverses, un dure bataille au sol et de la boue fleurit alors une petit fleur d'espoir !

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    Puis ça se gâta beaucoup. Les gars de Déols avaient la chaussette guillerette. Des blocages furtifs au centre, des expéditions ravageuses sur les extérieurs leur permirent de pointer par deux fois dans une zone encore en herbe : l'en-but.

    L'inquiétude gagnait les rangs des trop rares spectateurs, ceux qui avaient préféré le sport pour de vrai à l'ennui sur un canapé domestique … Sentant le vent du boulet, les cheminots allaient réagir lors de la seconde période, celle qui les voit toujours reverdir. Tant qu'il y a de la vie, du rugby et un terrain, il y a de l'espoir …
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    Un jeu au pied plus profond, des mauls de nouveau efficaces, de l'envie à revendre et le coup de pouce du destin permirent aux mouches de changer de coq. Trois essais plus tard, les moribonds s'en prenaient à rêver au bonus offensif ! Les hommes sont ainsi faits qu'ils ne se satisfont jamais du peu que le destin leur concède. Et pourquoi pas un terrain synthétique pendant qu'ils y sont aurait déclaré une mauvaise graine !

    La fin de la partie fut agrémentée de quelques chamailleries et apparemment il n'était pas question de jardinage en ces instants fâcheux pour les visiteurs. Dans sa cage, un coq qui se prit longtemps pour une poule attendait son prochain tuteur, le joueur le plus laborieux de la partie. Pendant ce temps, sur le grand écran, ses congénères se débattaient avec quinze chardons plus piquants que prévu dans l'indifférence de ceux qui avaient été privés de ce spectacle ennuyeux.

    L'herbeestplusvertesanspiétinement vôtre.
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 07:21
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Rugby ouvert a tous - Recommander
Fin de parcours chaotique.

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    Nous rêvions de toucher la récompense d'un investissement fort, d'un état d'esprit merveilleux et la réalité a chamboulé les illusions. Les espoirs de qualification se sont effondrés en un début d'année 2010 poussif, improductif et révélateur.

    Le rêve avait cela de merveilleux qu'il déplace parfois des montagnes, qu'il donne une énergie folle et une immense joie. Nous avons profité de ces moments privilégiés et j'espère que d'autres vont venir après ce passage noir de notre jeune histoire.
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    Le cauchemar est plus révélateur. C'est la résurgence de défauts rédhibitoires, d'erreurs récurrentes et de faiblesses individuelles qui reviennent en boucle. C'est le propre de l'inconscient de redonder à plaisir sur ce qui fâche, qui navre, qui désespère.

    À Montargis, la bande devait gagner pour terminer première. Une défaite la condamnait à la place du couillon. Le scénario fut un copier-coller des travers habituels et des qualités globales.

    Tout d'abord, la préparation ne permis pas de rentrer dans la partie. L'absence de Nicolas gardant sa petite malade  et mon retard pour permettre à Anthony de vous rejoindre après son travail nous sortit complément du cadre efficace d'une bonne préparation.
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    Je vous ai entendu lors des quelques minutes d'échauffement auxquelles j'ai assisté. Des réflexions significatives venant de garçons qui peuvent faire illusion à l'oral mais pas à l'ovale !
Des comportements timides, fuyants, déplacés pour aborder ce nécessaire combat qu'est un match de Rugby. Une absence de flamme que seuls un discours enflammé et un échauffement musclé peuvent obtenir, allait expliquer le départ et la suite.

    Le match fut un condensé des lacunes et des difficultés. Une passe à l'adversaire pendant un temps fort pour un premier contre de Montargis. Une pénalité face au perche que personne ne veut tenter. Un nième surnombre à l'aile et des plaquages manqués en tête à tête pour un deuxième et un troisième essai. Une faillite défensive dans le duel un contre un et un manque crucial de vitesse et la quatrième banderille ruine tous les espoirs. 3 à 26 aux oranges amères !

    La seconde période fut une longue succession de vagues désorganisées, individuelles et malhabiles. La Bande monopolisa le ballon mais pas le danger. Une seule fois l'essai aurait dû récompensé une attaque plus collective que les autres mais il faudrait plonger à proximité de la terre promise pour la mériter …

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    Et pour terminer sur une touche conforme au moral du jour, Montargis marqua sur le dernier ballon rendu au pied. 3 à 33, les yeux pour pleurer et la tête qui fait mal !

    Il faut revenir sur ce drame du jeu aérien. Combien de rebonds encore, de maladresses qui illustrent une carence éducative de nos jeunes. Ce n'est pas parce qu'on ne joue pas au pied à l'école de Rugby qu'on ne doit pas travailler l'adresse, la réception , la lecture des trajectoires, le coup de pied. En junior; c'est trop tard !

    Il faut comprendre pourquoi tant de surnombres sur nos extérieurs. Une solidarité défaillante dans la répartition des joueurs sur la largeur, une couverture profonde insuffisante et un manque de communication. Tout ces points relèvent de la responsabilité des entraîneurs et nous allons y travailler avec du tableau et du terrain.

    Il faut accepter le manque de fluidité dans les passes et de vitesse de course et trouver une autre organisation pour que l 'efficacité soit en relation avec la volonté de production. Un peu plus de pragmatisme et moins de panache seront les ingrédients de la seconde chance au gratage.

    Bravo à Montargis qui avait manifestement à cœur d'effacer leur échec contre Pithiviers qui finalement fut celui qui nous élimina.
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    Entraîntaximent vôtre.
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 08:23
- Publié dans : Carton rouge - Communauté : Les rugbymens - Recommander
Comment tuer la poule aux œufs d'or !

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    Il y a quelque chose de plus fort que la tradition, de plus important que le respect des pratiquants, de plus rentable que la billetterie : « Les droits télévisés ! »

    Pour ces énormes subsides sonnants et jamais trébuchants, les responsables sportifs sont prêts à toutes les bassesses, eux qui, pour en arriver là, étaient déjà passés maîtres dans l'art délicat de la courbette, de la flatterie et du parjure.

    Tout est bon pour le pognon ! C'est la nouvelle Saint Cochon de nos décideurs, présidents de ligue ou de fédération, qui s'engraissent sur le dos de la bête qu'on abat. La surexposition a remplacé la rigueur de la compétition. Une journée de championnat ou de Tournoi s'étale, se prélasse, se répand sur tout un week-end. L'équité et la logique sportive sont peu de chose au regard des deniers à empocher.

    Trop de sport à la télévision tue le sport pour de vrai, le sport de masse, le vrai, le seul. Lancés dans une course folle aux droits télé, et toujours plus aveugle, les responsables de la Fédération Française de Rugby singent à merveille leurs homologues du football. L'imitation est d'ailleurs souvent plus excessive que l'original et la règle se confirme encore une fois.

    Je n'imagine pas l'équipe de Monsieur Domenech effectuer un match officiel à une heure où tous les amateurs seraient en compétition. C'est impensable dans le monde du ballon rond, en principauté d'Ovalie cela ne pose aucun problème. La forme du ballon sans doute autorise plus de fantaisie dans la gestion de l'entourloupe …
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    Dimanche, en Écosse, le quinze de France affrontera son homologue Écossais. On peut s'amuser de la coïncidence entre la réputation de pingrerie de nos amis en Kilt et le choix purement économique de la programmation de cette rencontre. Pendant ce temps, sur beaucoup de terrains Français, des amateurs joueront dans l'indifférence générale.

    Leurs spectateurs habituels, amateurs de Rugby, auront à choisir entre le confort de leur salon et la boue de nos terrains d'hiver. La qualité du spectacle n'étant pas tout à fait la même, les esthètes, les frileux, les cocardiers, les mal-chaussés feront le choix espéré par les dirigeants fédéraux.

    Le trésorier local, n'aura que ses yeux pour pleurer sur la recette de la buvette, triste à noyer son chagrin dans un vin chaud sans cannelle. La seule ressource d'un petit club amateur n'est rien en comparaison des immenses besoin d'une Fédération gloutonne et dispendieuse pour les puissants.

    Je sais qu'on ne peut rien contre cette modernité qui s'impose à tous avec la froideur d'un plan comptable et l'immoralité de ce monde impitoyable. Je persiste pourtant dans mon œuvre si malveillante : me faire l'écho de ces plaintes sourdes de la base qui n'arrivent jamais à ces sommets de plus en plus inaccessibles !
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    Désespérer Billancourt ne vous a pas suffi. Vous vous en prenez maintenant à cette toute petite base qui est pourtant indispensable à votre belle vitrine. En agissant ainsi, vous nous méprisez tout en reniant ce que vous fûtes un jour, il y a si longtemps et dont vous n'avez plus souvenir.

     
    À 16 heures, au moment du coup d'envoi de ce Tournoi que j'ai chéri depuis ma plus tendre enfance, je serai derrière la rambarde de mon club. Vous pourrez dire à vos marchands d'espace publicitaire qu'il ne doivent pas compter sur moi pour s'enrichir. J'enregistrerai le match, la passion est plus forte ; j'enregistrerai, sans vibrer ni m'enflammer pour les nôtres !

    Trèscolèrement vôtre.
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