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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La commission parlementaire …

Effroi et indignation.

Une commission parlementaire siège au Sénat pour examiner le fonctionnement du service public de l'éducation. Nos braves sénateurs et sénatrices reçoivent Loys Bonod qui a répondu au pied levé pour remplacer une défection. Le professeur n'a sans doute pas eu le temps de peaufiner une intervention qu'il va développer avec franchise, sincérité et vérité.

D'ailleurs, on lui demande de jurer avant de donner son témoignage. Jurer sur l'honneur sous les lustres de la République : la chose peut surprendre ceux qui sont habitués à voir les batailles de chiffonniers, les échanges d'amabilités et les chapelets de mensonges qu'on peut entendre en ces lieux. Le brave citoyen, celui qui n'a pas mandat pour la duperie institutionnalisée n'a donc pas droit aux libertés avec la vérité.

Monsieur Bonod, professeur certifié, évoque son parcours, rend compte de ce qu'il a vu au gré de ses postes et de ses expériences. Il est sans complaisance avec lui-même et avec la réalité d'un terrain qui n'est pas au mieux de sa forme. Il n'exagère en rien, il décrit une réalité qui n'est sans doute pas bonne à dire. La règle du jeu contraint pour l'instant les représentants du peuple au silence.

Je peux affirmer que tout ce qu'il dit, je l'ai moi aussi, constaté et développé dans de nombreux billets. Que l'on soit en maternelle, en primaire, au collège ou au lycée, chacun peut témoigner tout comme lui d'une dégradation dramatique du niveau réel des élèves et des relations qui régissent la vie dans les établissements d'enseignement.

Ses exemples, d'autres peuvent en donner d'analogues. Il parle en toute franchise, il n'esquive aucun aspect de cette lente et inexorable dégradation. L'école ne remplit plus ses missions, l'école est soumise à une pression des politiques successives qui l'a conduite à la catastrophe. Monsieur Bonod ne recule pas devant les sujets qui fâchent et n'esquive pas les postures idéologiques.

Dans la seconde partie, il doit répondre aux questions des sénateurs. C'est alors que le tir de barrage va être déclenché par ceux qui ne semblent pas soumis à la même exigence de vérité. Le témoin est tancé, critiqué, attaqué, vilipendé par ceux-là même qui sont censés n'être que les représentants du peuple. Grave erreur, les parlementaires se drapent dans une majesté qui n'a pas sa place en ce lieu.

C'est un conseil de discipline auquel nous assistons, sidérés. Ceux-là même qui sont responsables par leurs décisions, leurs lois et leurs falsifications agressent véritablement l'honnête témoin, le porte-parole du réel. Monsieur Bonod est un menteur ; Eux savent, Eux vont sur le terrain, Eux sont les seuls à détenir la vérité.

Que dire ? Manifestement, les étiquettes politiques n'ont aucune importance dans cet étalage d'indignité et de mauvaise foi. Il se peut même que la sénatrice socialiste soit la plus ignoble des quatre. Le pouvoir éloigne donc tant des idéaux de départ ? Pire encore : ces gens ne sont pas à la hauteur de celui qui se trouve sous le feu de leur tir de barrage. Je suis effaré par la médiocrité des arguments, la faiblesse du langage, la posture qui n'est pas celle du petit prof, traité désormais comme un vaurien.

Je vous laisse profiter de ce spectacle : celui de la décadence de notre République des élites. Ces gens-là ne représentent plus qu'eux-mêmes et le maintien coûte que coûte de leurs positions. Gloire à ce courageux citoyen d'avoir osé affronter un tel tribunal ! Je sais désormais que jamais je ne répondrai à l'éventuelle sollicitation d'une si « noble » institution. Les dés sont pipés : la vérité n'a pas sa place en ces lieux d'indignité.

Je tiens ici à dire toute mon estime à celui qui a dit vrai, qui n'a pas cillé devant ces pauvres pantins dérisoires. Il est l'honneur de notre profession et je le prie, en mon nom comme au nom de braves gens qui ont été étonnés de ce pitoyable spectacle, d'accepter nos excuses. Car, le plus incroyable c'est que ces gens honteux prétendent s'exprimer en notre nom !

Scandaleusement leur.

Il est fortement conseillé de regarder les vidéos.

Vous pouvez aussi lire le blog de Loys Bonod : http://www.laviemoderne.net/

Vidéo 1 : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27912.html

Vidéo 2 : http://videos.senat.fr/video/videos/2015/video27913.html

Vidéo supplémentaire : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wR_0FliDtyc

La commission parlementaire …

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Un partageux 01/04/2015 11:30

Merci d'avoir attiré mon attention sur cette audition au Sénat que j'aurais raté sans toi.

Orienté par ta chronique, j'ai recherché le CV de la sénatrice socialiste. Elle nous dit dans son intervention qu'elle est enseignante. À ceci près qu'elle n'a pas du entrer dans une classe depuis 1988 sauf comme professionnelle de la politique. 1988 ! Et elle se targue de sa propre expérience pour dire que L. Bonod ne raconte que des bêtises...

Un partageux 01/04/2015 22:29

Faut que je rajoute encore un détail croustillant découvert après coup. La daronne fauxcialiste, avant sa carrière politique, était attachée parlementaire depuis... 1981 ! Autant dire qu'elle n'a pas enseigné bien longtemps et pas enseigné depuis bien longtemps. Ça lui donne une vraie légitimité à causer de son expérience enseignante toute fraîche...

C’est Nabum 01/04/2015 17:55

Un partageux

Elle est donc en sutiation de parjure

Ne peut-on pas la traîner en justice ? Elle le mérite amplement

Laure 31/03/2015 11:35

Merci, mais je préfère l'inénarrable Jean -Christophe Benoît , beaucoup plus expressif !
http://www.ina.fr/video/I07163559

C’est Nabum 01/04/2015 17:55

Laure

Merci

Laure 31/03/2015 10:17

Magistrale volée de bois vert contre une institution aussi inutile qu'onéreuse pour le contribuable !
Pauvre petit prof , embarqué par erreur dans le train des sénateurs !
Voici à quoi me font penser ces parasites incompétents mais , hélas , non comestibles "
:Les gros dindons, à travers champs,
D'un pas solennel et tranquille,
Par les matins, par les couchants,
Bêtement marchent à la file,
Devant la pastoure qui file,
En fredonnant de vieux fredons,
Vont en procession docile
Les gros dindons!

Ils vous ont l'air de gros marchands
Remplis d'une morgue imbécile,
De baillis rogues et méchants
Vous regardant d'un œil hostile;
Leur rouge pendeloque oscille;
Ils semblent, parmi les chardons,
Gravement tenir un concile,
Les gros dindons!

N'ayant jamais trouvé touchants
Les sons que le rossignol file,
Ils suivent, lourds et trébuchants,
L'un d'eux, digne comme un édile;
Et, lorsqu'au lointain campanile
L'angélus fait ses lents din! dons!
Ils regagnent leur domicile,
Les gros dindons!...."
Cette ballade a été mise en musique par le malicieux Chabrier .Qui la connaît encore , et pourtant .

C’est Nabum 31/03/2015 10:50

Laure

C’est ici

https://www.youtube.com/watch?v=1uY4380ePcQ

Merci