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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Quand on n'a que le vent !

Souffler n'est pas jouer …

 Quand on n'a que le vent !

Quand on n'a que le vent

Pour aller de l'avant

L'espace d'un instant

Ou encore plus longtemps

Quand on n'a que la voile

Pour suivre notre étoile

Un rêve qu'on dévoile

Au milieu de la toile

 

Et si la chanson ne nous disait pas tout ? Le vent souffle et il n'est pas toujours très bon. Ces jours-ci bien des vents mauvais nous viennent de par le monde ; ils attisent les braises de nos discordes, ils soufflent plus souvent le chaud que le froid et laissent les corps meurtris, disloqués, effondrés sur les plages ou contre les rochers, sur le sable du désert ou bien au fond de la mer.

 

C'est le vent de la défaite, défaite de la raison, de l'humanité, de la générosité et même de toutes les civilisations. Les barbaries ont repris le dessus : celle des fous de Dieu comme celle des nationalismes au pied de l'arbre, creusant pour découvrir une souche qui n'est sans doute pas la leur, tel ce Hongrois pathétique qui donne dans la surenchère haineuse pour s'assurer une réélection espérée.

 

C'est le vent de la tempête que des rafales vont déclencher, une fois encore, sans mesurer quelles en seront les conséquences. On s'agite, on fait du vent pour attester d'une capacité à prendre des décisions ; qu'importe si elle est à courte vue, sans effet réel et sans aucune efficacité. L'image, désormais il n'y a plus que ça qui compte pour gouverner en tentant désespérément de suivre le mouvement des girouettes.

 

Le vent de la fronde n'est pas encore pour demain. Tels de pauvres fétus de paille, les citoyens se laissent mener par le bout du nez et du cœur, ne raisonnent plus, ne cherchent pas à se faire une opinion, confondant l'impression immédiate qu'ils expriment à longueur de sondage, et la réflexion étayée qui devrait constituer une pensée mûrement établie. Ils sont ballottés au gré des images, des manipulations, des drames et des mouvements de sympathie dans un tourbillon délirant qui ne fait que tourner en rond.

 

Le vent de l'exaspération pousse les plus fragiles vers des idées dévastatrices, simplistes et illusoires. Comment le leur reprocher ? ils sont désorientés, perdus et oubliés sur le chemin de la croissance. Seuls quelques-uns ont le vent dans les voiles et les bourses pleines ; ceux-là ne manquent pas d'air : moins d'un pour cent de la population détient plus de cinquante pour cent des richesses de cette planète : tout va bien pour eux quand les autres sont dans la plus effroyable patouille.

 

Le vent du boulet, qui peut maintenant se garantir contre lui ? La menace est partout, chez vous, dans la rue, au travail. Le souffle de l'explosion, le rugissement de la haine, les rafales de la mitraillette : tout est désormais possible et nulle manche à air ne vous préviendra d'où vient la menace. Vous êtes cernés, nous sommes tous dans l'œil du cyclone !

 

Le vent est partout contraire comme s'il voulait opposer les uns contre les autres, provoquer cet immense cataclysme des civilisations. Plus rien n'a de sens, ni Dieu, ni l'économie, ni la politique réduite au choc des ambitions personnelles ni la philosophie réservée aux petits coqs vaniteux en chemise blanche. Tous de s'agiter, de faire autour d'eux de pauvres courants d'air, pas même des courants d'opinion : ce serait bien trop difficile pour eux qui n'ont plus que des envies à la place d'un projet entraînant le monde derrière leur sillage.

 

C'est un vent à décorner les bœufs, à souffler les ânes, à abattre les citadelles, qui souffle actuellement. C'est un souffle divin, qui vient des enfers, le prochain déluge sera provoqué par Eole à n'en point douter. Il rallume les braises, il embrase les cœurs, il consume nos espérances et nos rêves. Le diable est sans doute de la partie ; ces flatulences sentent la charogne et la décomposition de notre civilisation. Ses vents balaient tout sur leur passage !

 

Ne croyez pas que ce n'est qu'un vent du désert, une tempête de sable qui retombera bien vite. Le mal est plus profond, le dérèglement climatique fait en sorte que plus rien n'est désormais circonscrit en une région du monde. Vous n'êtes plus à l'abri, vous serez également les victimes. Si le vent a changé, c'est simplement de nature : il est mortifère, il est chevalier de l'apocalypse.

 

Le vent désormais nous cingle, nous frappe, nous gifle, nous flagelle, nous fouette, nous bat, nous abat. Les chênes et les roseaux subiront le même sort : le déracinement d'abord, la dispersion ensuite, l'anéantissement de tout pour finir. Il n'est que temps de réagir, le navire qui sera jeté sur la côte, ce n'est pas celui de quelques malheureux emportés par la tourmente, c'est le nôtre ! Les voiles déchirées, la coque percée, les rêves effacés, l'espoir anéanti, les survivants du désastre ne seront alors que quelques-uns.

 

Et si nous soufflions enfin le vent de l'espérance sans faire appel à Dieu et à ses sbires, au diable et à ses représentants. Si seulement les humains de bonne volonté acceptaient enfin de se donner la main ? Seuls les rêveurs et les poètes peuvent changer le monde, ne l'oubliez jamais. Nez et cheveux au vent, suivez-les et tournez le dos à tous les boutefeux de ce monde.

 

Venteusement vôtre.

 Quand on n'a que le vent !

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Laure 11/09/2015 19:07

Une tempête oratoire : l'apocalypse de st Nabum . Lyrisme époustouflant .
"Spiritus" signifiant d'abord le vent puis le souffle de l'esprit , vous êtes habité indéniablement par une magnifique et magistrale inspiration .
Cassandre et Jérémie le furent jadis , qui les entendit ?

C'est Nabum 11/09/2015 21:47

Laure

Sans doute pas mais y figurer à longueur de pages c'est sans doute aussi suspect que de ne pas y être

C'est Nabum 11/09/2015 19:31

Laure

C'est Nabum n'est rien la preuve, il n'est pas cité une fois dans le programme du Festival de Loire et sur le numéro Hors série de la République du Centre. Comment voulez-vous qu'un tel médiocre puisse écrire des choses intéressantes ?

kakashi 11/09/2015 17:20

Nabum,

Mes certitudes n'ont pas l'heur de s'exprimer autrement que par le vote. Un vote en demi-teinte car j'enrage contre cette époque radicale en tout, fanatisée, manichéenne, sans nuances ni demi-mesure.

Je pense juste pour l'heure de la nécessité du peuple français a se réapproprier son histoire, sa culture, son destin commun : de la manière la plus pacifique qui soit. Certaines cartes d'identité sont devenues comme les éléments de langage des quotidiens journalistiques sociaux-libéraux: déformés, vicieux, destructeurs. J'estime que cet universalisme tant souhaité ne concerne qu'une culture : l'Europe et ses filles logées en Amérique du nord et en Océanie.

Mais dès lors que des individus, issus d'une ethnie culturellement différente et représentante de millions d'immigrés, s'approprient l'expression médiatique (ou non d'ailleurs) au nom de l'intégrale communauté qu'ils sont supposés représentés, pour mettre en exergue leur différence culturelle et l'imposer par la loi sur le territoire où ils se sont installés, en évoquant l'égalité culturelle par le droit, de façon toujours plus exacerbées, plus fanatisées, il s'agit là non plus d'universalisme, mais bien de communautarisme qui aboutira à un grand remplacement sur le long terme (déjà à l'oeuvre dans certaines communes) et d'intégrisme quand ils s'affublent de voiles, de robes, de longues barbes et ne jurent que par le vent en provenance de la Mecque.
Cette universalisme là, je m'en serais fort bien passé.

Et ce qui me peine, c'est qu'en tant que français dans l'âme et européen de coeur, aujourd'hui nous jetons aux ordures nos amis de l'Est. Ces peuples et leur élites nous ont toujours admirés, aimés mis sur un piédestal. Le français fut la langue raffiné que leurs intellectuels et leur aristocrates affectionnaient de la renaissance jusqu'au XIXème siècle ! Comme vous l'avez ressenti cet été, il suffit de voyager dans leur pays, dans leur culture, dans leur esprit commun, pour constater que sous leur réticente apparence bourrue, ils considèrent la France et ses français avec leur coeur; du moins plus sincèrement que l'allié américain; plus sincèrement que notre voisin algérien; plus sincèrement que le gouvernement allemand; plus sincèrement que ses millions de migrants syriens; plus sincèrement que Manuel, Najat et Christiane !

Et nous leurs crachons au visage. Ce monde est mal fait.

Laure 11/09/2015 21:39

Ah bon ! parce que paraître dans ces trucs , c'est un critère de qualité !

C'est Nabum 11/09/2015 17:28

kakashi

Nous sommes englués dans un piège qui, je le pense vraiment, est fomenté par ce groupuscule odieux qui se prétend islamiste. La destruction du modèle européen passe, selon leurs plans par l'invasion dont vous parlez.
Il n'empêche que ces gens sont dans un désarroi sans nom, c'est bien là la dimension du piège, nos démocraties n'ont humainement pas le choix tandis que leur adversaire nie totalement l'humain

Maintenant ce ne sont pas nos votes qui changeront quoi que se soit, c'est du moins ma conviction. Face au diable, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est l'envoyer en enfer

kakashi 11/09/2015 14:18

Ce n'est pas un zéphyr, mais un cyclone migratoire qui s'abat sur l'Europe.

Voilà une chronique plus pertinente d'Eric Zemmour, résumant on ne peut mieux ma pensée

http://www.rtl.fr/actu/international/migrants-merkel-croit-qu-elle-devient-sourde-quand-elle-n-entend-plus-les-acclamations-dit-eric-zemmour-7779667800

De toutes les manières, ce n'est pas tant notre opinion qui compte que les lois en vigueur encadrant le droit à l'asile politique.

Sinon, j'apprends sous votre plume que je suis un cyclope identique aux fous d'Allah... Et après on dit des nationalistes qu'ils sont les plus bellicistes... et les moins démocrates !

Mon barbarisme vous répond que tous les conflits sociaux de ces quarante dernières années, déterrés des profondeurs, toujours croissants, c'est votre idéologie aveugle, fastidieuse et surtout dispendieuse qui en tenait et tient toujours la pelle et le foret.

Mais vous n'avez pas tort sur tout non plus. En effet, parmi les millions et les millions de migrants venus en France pendant ce laps de temps, des personnalités remarquables se sont assimilées, intégrées, creusées leurs sillons dans le paysage culturel français. Quand d'autres sont obsédés sous l'emprise de leur fanatisme religieux sur la société française. Et ils sont nombreux. C'est à ces seconds que vos idées servent. D'ailleurs, les plus intelligents des intégristes épousent exactement les mêmes idées que vous... en costard-cravate qu'ils se vêtissent... Le mot "phobie" est employé tous les jours en qualité de suffixe, préparé à toutes les sauces sur toutes les pages de la presse social-libérale, prononcé sur toutes les chaines de télévisions, supplantant ainsi la sémantique du mot "racisme". Ils en ont même créé un observatoire sous couvert de votre idéologie. ça flic, ça flic à tous va !
On est phobique (donc raciste) dès lors que l'on porte la contradiction avec des arguments : malédiction !

Malédiction sur tous ces écorchés du bulbe, ces cerveaux malades, ces obsédés, ces possédés, ces gangreneux, ces minables, ces ruraux, ces boit-sans-soif, ces bachi-bouzouk du multiculturalisme... ces barbares !

Alors, je vais usé du peu de civilisation qu'il me reste, en allant voter tout simplement. J'en ai fini d'inonder de commentaires ce genre d'article comme tant de coup d'épée dans l'eau. A part se haïr réciproquement (ce qui serait vraiment dommage) et se balancer quelques courtoisies de mauvaise augure à la figure, vous comme moi ne sommes pas consultés, et moi encore moins entendu.
Vous êtes un moderne, pas moi c'est tout. Si je m'écoutais, je souhaiterais que tout le monde roule en carriole ! Je suis déconnecté ! le suprême outrage dans un microcosme connecté en permanence !

C'est Nabum 11/09/2015 14:30

kakashi

Me traiter de moderne alors que je suis un archaïque de la pire espèce ?

Comme ce sujet nous aveugle mutuellement alors que nous devrions réclamer de la nuance dans ce propos, de l'analyse objective des tenants et des aboutissants comme ils disent, des migrants et de leurs installation comme il conviendrait de le dire.

Quelles conséquences sur notre société ?
Quel devenir pour ceux-là ?
Quelle réponse pour leurs pays ?
Quid de l'intégration quand celle-ci n'est qu'illusion ?
Qu'est ce qu'un contrat social

Contrairement à ce que vous croyez, je n'ai pas de réponse ni même d'avis. Quant à avoir une opinion, ce n'est pas avec le débat actuel qu'on peut la fonder !

Aujourd'hui il suffit d'avoir des émotions, ce n'est pas ce qui constitue une nation