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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La force de la servilité est en eux.

Naguère, des étoiles ...

La force de la servilité est en eux.

 

Les journalistes ne sont devenus que de vils représentants de commerce.

 

 

Que s'est-il donc passé dans notre bon pays pour que tous les médias en chœur traitent avec délectation de la sortie d'un film ? La guerre aurait-elle disparu de la planète ? La menace terroriste se serait-elle subitement volatilisée ? Le dérèglement climatique est-il définitivement repoussé ? Le chômage n'est-il qu'une illusion ?

 

Comme un seul homme, tous les journalistes en rang d'oignon évoquent l'évènement considérable, participent à leur mesure du matraquage gigantesque qui couvre la sortie de cet épisode supplémentaire de la vacuité des étoiles. Même notre merveilleux journal local qui ne lèverait pas le petit doigt pour soutenir le travail des artistes locaux se vautre dans les louanges hagiographiques de cette chose sans intérêt aucun !

 

Il faut couvrir la sortie, rendre compte des animations commerciales qui accompagnent cette fadaise inter-galactique, donner envie aux moutons de lecteurs de se précipiter dans les salles obscures pour assister à la farce. C'est lamentable, indigne de la mission des journalistes. Ce n'est pas de l'information, c'est de la complicité mercantile, un abus scandaleux.

 

Les journaux télévisés se font complices de cette fantastique organisation financière. Que les chaînes privées se compromettent ainsi, passe encore : c'est dans la nature de leur fonction. Ce ne sont que des relais publicitaires qui façonnent l'esprit du consommateur compulsif. Mais que dire des médias publics ? Ils trahissent leur mission et leur cahier des charges !

 

Qui arrose ce joyeux monde ? Qui tire les ficelles de cette vaste escroquerie intellectuelle qui fait passer pour un chef-d'œuvre une production qui tombera dans les oubliettes de l'histoire ? Que fait l'organisme de contrôle ? Toutes ces questions et bien d'autres méritent d'être posées même s'il est évident que la conspiration des corrompus ne permettra jamais de savoir les dessous de cette vaste entreprise de propagande.

 

Mais pourquoi favoriser ainsi un produit venu d'une nation qui n'a certes pas besoin de notre aide ? L'empire en question, c'est le libéralisme triomphant, maître du monde qui se joue des étoiles comme des milliards. Le vide sidéral est celui de l'intelligence et les effets spéciaux sont la poudre aux yeux pour endormir les gogos. Belle réussite au demeurant puisque les foules se précipitent, obéissent à l'injonction des fidèles serviteurs et se délectent de ce pauvre spectacle infantilisant.

 

Il n'est plus rien à espérer d'une société à ce point corrompue qui n'est même plus capable de distinguer l'essentiel du superflu, qui donne la primauté des ondes aux dieux du stade et du grand écran, qui écarte toute analyse, qui n'établit plus aucune échelle des valeurs. Courez donc vous laver une fois encore le cerveau. Je doute qu'il en reste grand chose depuis le temps où vous vous livrez à ce fabuleux exercice d'abrutissement.

 

Achetez des panoplies, des gadgets, des livres sur le sujet à vos chers rejetons. Il faut les formater eux aussi, les préparer à leur futur rôle de mouton stupide. Il n'y a aucune raison qu'ils ne soient pas comme leurs parents, consommateurs émérites qui obéissent, le petit doigt sur la couture du pantalon, aux injonctions des prescripteurs d'opinion.

 

La force est en ceux qui tournent le dos à ce rouleau compresseur, qui crachent sur ceux qui relaient honteusement la propagande du moment. Ne pas regarder cette ineptie est un acte de résistance et de salubrité intellectuelle tout comme couper vos écrans ou refuser d'acheter les journaux qui se compromettent dans la combine.

 

Décidément, il n'est plus rien à espérer des médias. Ils sont passés, armes et bagages du côté d'une idéologie de la médiocrité et de la servilité. La vénalité de ces gens est sans limite. Ils tendent la main, obéissent et servent. Je les plains sincèrement ; ils se font les complices honteux d'une escroquerie intellectuelle dont, un jour, ils devront rendre compte.

 

Terrestrement leur.

La force de la servilité est en eux.

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attention..... 31/12/2015 09:45

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kakashi 22/12/2015 12:41

Nabum,

C'est l'hédonisme triomphant ! l'Âme de notre époque n'aura plus été l'édification de grands monuments artistiques, théâtraux, sculpturaux, architecturaux, picturaux, réels, matériels, imaginaire littéraire, mais l'avènement de l'image contre nos défaillances humaines.

Nous posons nos fesses et nos bedaines rassasiées puis nous ne pensons à rien d'autre qu'au plaisir immédiat à plus de 11 euros la séance.

La combine c'est dans le renouvellement qu'elle se trouve : les produits vieillissants sont remplacés par de plus jeunes, mais si vous regardez de plus près, vous verrez les mêmes tronches à l'écran, les mêmes garde-de-robes aux nibards surjouées, les mêmes testostéronés fades et débiles. C'est tellement calorique leur petit jeu, que ça nous bouche les neurones !

ça tourne rond leur petit tintamarre, c'est ça qui plaît : la médiocrité qui crève l'écran, notre médiocrité quotidienne, s'imaginer qu'on pourrait faire l'affaire nous aussi !
Prenez n'importe qui, faîtes le rentrer dans l'industrie de l'entertainment, entourez le d'une kyrielle de flatteurs, et signez lui un chèque de 20 millions à l'issue : je peux vous assurez que même votre mère ou votre père seront méconnaissables, insoupçonnables de talents inouïs !

Même les écrivains n'écrivent plus pour l'écriture mais pour l'image. Les poëtes sont morts. Le style, c'est un éventuel scénario s'abreuvant d'espoir d'être adapté à l'écran. Le Graal par tous les diables ! L'allégeance à une communauté ! Très peu pour moi, le cinéma a cessé de me faire rêver parce que, et mes mots vont vous étonner, cette industrie est devenue un impérialisme financier communautaire, sinon identitaire, particulier, idéologique, sournois. Comme la télévision d'ailleurs. Comme la presse. Comme la Loi. Tout va dans le même sens. Dans les mêmes poches ! C'est rond, très rond ! Il y a ceux en début de cercle et ceux à la fin !

Je pense que dans un avenir proche, je ne me ressasserai que les vieux films français, ceux de l'époque d'Audiard, de Blier etc ou les films asiatiques.

Je me suis réveillé.

attention..... 31/12/2015 09:46

http://laveritenevousplaira.wix.com/laverite#!achat-en-ligne/cjg9

C'est Nabum 22/12/2015 14:59

Kakshi

Voilà un commentaire qui vous honore, qui plus est, est si bien écrit qu'il mérite d'être repris ailleurs. Bravo, je souscris sans réserve et ce cauchemar

Merci beaucoup