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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Gagnons du temps …

Lettre à celui qui se prend toujours pour le Président.

Gagnons du temps …

Ergastoplasme ou ectoplasme

 

 

Cher Monsieur, la suite sans fin de vos revirements, de vos trahisons, de vos mensonges, de vos échecs est telle que la moindre des choses serait que vous rendiez ce tablier que vous n'avez guère sali. Ne prenez pas la peine de retrousser vos manches pour améliorer le sort d'un peuple dont, finalement, vous ignorez tout.

 

Vous avez sans doute oublié que vous avez été installé à cette place sur un grave malentendu. Non seulement le peuple français ne vous a pas choisi, mais il ne vous a jamais accordé sa confiance. Vous faisiez l'affaire, faute de mieux, pour éviter de renouveler l'expérience précédente. Vous étiez là au bon moment pour éradiquer la bêtise, la stupidité, la morgue, l'insolence de cette fonction que chacun imaginait plus noble.

 

Non seulement vous n'avez pas été à la hauteur du défi, mais encore vous avez réussi l'exploit de vous glisser parfaitement, minutieusement, honteusement dans les pas de votre devancier. Nous espérions ne plus avoir honte et c'est le rouge au front que nous avons supporté ces tristes années. Quant à la France, elle n'a fait que reculer sans cesse dans le concert des nations.

 

Votre échec est si patent, votre insuffisance si manifeste qu'il serait grand temps de faire le seul geste qui vous grandirait un peu : « démissionner ! » La farce n'a que trop duré ; nous n'en pouvons plus de vos discours de vieux maître d'école aphone et sans vigueur, nous en avons soupé de vos promesses vaines, de vos plans inféconds, de vos mesures incertaines, de vos atermoiements et de vos reculades.

 

Le temps qui reste avant la prochaine élection sera vide et sans espoir. Vous avez perdu tous les soutiens qui étaient les vôtres, à l'exception de quelques élus de ce parti prétendument socialiste qui ont avalé toutes les couleuvres, qui ont accepté tous les reniements, qui ont perdu leurs valeurs simplement pour continuer à jouir encore un peu de leurs privilèges.

 

Vous n'avez plus d'autres soutiens ! Vous les avez trompés, vous les avez ridiculisés, vous les avez instrumentalisés, vous les avez rejetés. Le départ avec perte et fracas de madame Taubira sonne le glas d'une gauche dont vous êtes le fossoyeur honteux et impitoyable. Il faudra des années pour qu'elle s'en relève, des années pour qu'elle se reconstruise. La seule certitude étant que le renouveau se fera sans vos caciques et vos compagnons félons.

 

Partez, alors qu'il en est encore temps. Partez, tant que la seule issue pour un peuple abandonné, humilié, roulé dans la farine depuis trop longtemps n'est pas encore l'aventure du pire. Partez, je vous en conjure, et oubliez vos rêves absurdes de réélection dans une stratégie suicidaire qui favorise la montée en puissance du front national.

 

Nous n'avons que faire d'un fin tacticien, d'un fourbe qui joue son intérêt et sa place contre la France et sa grandeur. Quels sont donc ces conseillers aveugles et sourds qui continuent de vous persuader que vous avez la plus petite chance de remporter une fois encore la mise ? Faut-il vivre à l'écart du réel pour croire au miracle ? Tirez donc la seule conclusion qui s'impose : prenez la porte ; elle est grande ouverte et, pendant quelque temps encore, vous pouvez le faire sans recevoir le moindre coup de pied au c….

 

Car, mon bon Monsieur, je vous certifie que le suffrage universel sera impitoyable. Vous ne passerez même pas le cap du premier tour. Plus personne ne veut de vous et de votre bande de libéraux félons qui ont renié la culture de gauche. Vous feriez mieux de nous éviter le poids de ces deux années à venir, vides de toute véritable réforme, espace morne et terne durant lequel vos derniers soubresauts seront autant de coups portés contre la justice, l'égalité, les minorités, les travailleurs, et surtout la France.

 

Faisons l'économie de votre bilan ; ce serait un lourd réquisitoire, une litanie à charge sans le moindre élément favorable. Vous fîtes pire que celui d'avant. C'est bien là votre seul véritable exploit d'une présidence de l'insignifiance, votre titre de gloire. Vous avez surpassé celui dont on pensait qu'il était le paradigme de l'incapacité à tenir le poste. Je vous le répète une dernière fois : la seule chose qui puisse vous permettre de réussir votre sortie est la démission immédiate. Si vous pouviez en profiter pour dissoudre le parti socialiste, vous rendriez un fier service à l'espoir.

Merci Monsieur l'encore Président.

 

Anéantissement sien.

Gagnons du temps …

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kakashisensei 01/02/2016 14:40

De temps mémorable, il nous apparait incroyable que seulement une cinquantaine d'années en arrière, une éternité pour ainsi dire, la France comptait à sa tête Charles de Gaulle, André Malraux, Edmonde Charles-Roux, les Simone, de Beauvoir et Weil, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Michel Audiard, Lino Ventura, François Truffaut, Popeck, Fernand Reynaud, Brassens, Brel, Gainsbourg, et puis le génial et révolutionnaire anthropologue Claude Levi Stauss. Cette France avait de la classe, de la gouaille, de la gueule ! Une et indivisible malgré les clivages. Survînt le choc soixante-huitard, dont la seule bénéficiaire serait la finance et ses corrolaires, l'antiracisme communautaire et les lobbies. Comme le soulignait Deproges, j'adhérerais à SOS racisme le jour où ils mettrons racisme au pluriel (repris récemment par Finkielkraut). Mais elle a quand même perduré d'héritage jusque dans les années quatre vingt dix cette France unie...
Et puis pernitieusement, les discours ont commencé à changer, à glisser, à s'insurger francophobes, racistes, intégristes, sionistes, identitaires partout, repentir, raccoucir, occulter, culpabiliser toute une génération de petits branleurs abrutis façon cinéphage anglo-saxon, la mienne en l'occurence, la division de s'étendre... Encore, encore, encore...
Nos grands parents débectaient de raison ce que l'on encense aujourd'hui. Le grand Lévi Strauss fut récupéré politiquement par les soixante huitards, pour son plus grand malheur, en était même venu à modifier certains termes essentiels de sa pensée afin de s'éloigner des politiques seventies. Je pense qu'il l'a vu arriver la catastrophe lui, de son vivant. Il n'a pas été muet mais n'a pas été entendu. Pire, il fut accusé. Les mêmes qui ont utilisé ses thèses pour asseoir leur paradigme mondialiste. En 2005, il dénonçait les dérives des discours portant sur l'identité nationale, porte ouverte à tous les fascismes. Soit. Mais le grand homme, vieillit et affaiblit dans le luxe d'un appartement Parisien préservé n'a pas vu que celui-ci arrivait par le bas, et non plus par le haut.
Je me pose alors cette question: quel héritage culturel demain populaire pour les Français ?

https://m.youtube.com/watch?v=8gSxHU7zA64

C'est Nabum 01/02/2016 18:10

Kakashi

Vous vous trompez de cible
J'écoute chaque samedi Finkielkraut)
Je ne suis pas un nostalgique de 1968
Je ne suis pas gauchiste non plus
Je suis un anarchiste qui s'éloigne progressivement des utopies politiques pour nier les institutions et les partis

kakashisensei 01/02/2016 10:46

Rectification: quant aux migrants impliqués dans l'affaire, ils répondent du paradigme en cours, des tenants de la rome antique....

C'est Nabum 01/02/2016 11:47

Kakashi

Dont acte

kakashisensei 01/02/2016 10:43

Vous voilà Nabum, radical et extrémisé dans vos résolutions, vos réclames, votre vocable. À entendre, de ci de là, dans certaines émissions de télé du service public, sur les réseaux, dans la presse commentée d'internet, les attentes, mais surtout les intolérances d'une partie de la gauche, toujours davantage dans la diabolisation de la droite, toujours davantage dans le déni français, toujours et encore davantage extrême, en dehors des réalités de l'insécurité, je comprends mieux ce qui naguère, permis les mécanismes, les enchevêtrements et les rouages de l'érection d'un Staline au pouvoir: trop d'afflux sanguins pétris de totalitarisme.
Cette gauche ci, très minoritaire, est celle que l'on entend pourtant le plus. Et je suis persuadé que les Français non musulmans en partance pour la Syrie lui appartiennent, enrôlés dans l'idéologie, voyant dans Bachar un néo-tyran à abattre, une révolution justifiée, en bons «anti-fa» comme cette même gauche aime se réclamer. Puis sur place elle déchante cette pauvre jeunesse embrigadée.
Non, lélection d'un président n'est pas un hédonisme. Je sais qu'aujourd'hui, on consomme de l'Amour, du couple en veux-tu en voilà, on rêve de splendides partouzes, de la Rome antique, inlassable, résolument sans concessions, sans pitié pour ce qui ne peut tourner dans l'instant, convertible. Instabilité hystérique, spasmodique. C'est un curieux mélange de bolchévisme et de libéralisme ces caprices là. Heureusement que le système institutionnel démocratique l'emporte, se montre un petit peu raisonnable encore. Non, Hollande doit rester en place parce qu'il a été élu, et même les rangs d'oignons de mécontents doivent prendre leur mal en patience, faute de mieux.
Pour ce que vous estimez de pire, que dire des attentats déjoués, mais malheureusement pas toujours, qui frappent la France ? Il ne s'agit plus de lutte des classes, mais de guerre. Il a été avéré que ces faux-français que l'idéologie universaliste a fomenté involontairement mais volontairement un peu quand même, n'étaient pas exclus du système. Ils travaillaient. Quant aux migrants impliqués dans l'affaire, ils ne répondent pas du grand paradigme en cours, des tenants de la Rome antique.
Ne vous en déplaise, mais les inconséquences des quarantes dernières années, auxquelles je vous sais souscrire depuis le temps que je vous lis, ne sont pas issus des idées du FN.
Ce parti n'a pas de sang sur la conscience. Les grands humanistes en revanche...

C'est Nabum 01/02/2016 11:46

Kakashi

Je vous en demande pardon

Je suis excédé par ces gens, leurs mensonges et leur comportement

Je préfère de loin un pouvoir de droite qui s'assume

Mais je suis sans doute un utopiste