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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Les questions ad hoc

Les raisons de la terreur

Les questions ad hoc

Les larmes n'empêchent pas de réfléchir.

 

 

La Belgique est en douleur, la logique de la haine, de l'absurde , cette impitoyable logique des fous de Dieu, étend son voile de souffrance sur toutes les nations. Il n'y a pas de limite dans l'horreur, pas d'humanité chez ces gens qui ont grandi et ont été éduqués dans nos sociétés. Nous ne pouvons que constater les dégâts, mesurer avec effroi combien ces sinistres individus sont sans foi ni loi, sans honneur ni pitié.

 

Les éducateurs, les enseignants, les policiers qui ont travaillé au contact de ces gamins ont signalé, des années durant, ce qui se tramait dans des zones qui, progressivement, inévitablement,inexorablement, impitoyablement, allaient devenir des viviers à bandits, à monstres, à salauds de la pire espèce. Mais qui donc a écouté ceux qu'on méprisait en haut lieu, par principe, par habitude, par logique de caste ? Personne ou bien peu !

 

Il ne fallait pas pointer du doigt une communauté : le cultuel ne devait pas être un signe de stigmatisation ; il n'était pas question de juger par le prisme d'un refus des valeurs au nom d'autres valeurs qu'il convenait de respecter sans daigner les observer d'un peu plus près. Au pays des grands principes, on préfère marcher sur des œufs plutôt que de mettre les sujets qui fâchent sur la table.

 

Le communautarisme a gagné du terrain ; le fait religieux s'est imposé, non pas comme une pratique individuelle et privée mais bien comme un symbole fort de refus d'intégration, de rejet des valeurs sociétales, de mépris envers ceux qui ne sont pas de cette confession. La confusion est très vite arrivée chez ces gamins entre nationalité, origine et religion. Combien de maîtres se sont étranglés quand ils se qualifiaient d'abord de « Musulman », évacuant tout le reste.

 

Bien sûr que cela n'était ni anodin ni même spontané. Il y avait des manipulations, des gens fort mal intentionnés qui brisaient l'espoir d'une intégration. Il est certain que leur dessein fut largement favorisé par notre incapacité à accueillir convenablement cette communauté dans le monde du travail. Mais cela aussi avait été dénoncé sans qu'on reconnût les propres failles de notre société si ségrégationniste.

 

Alors, le plus simple fut de fermer les yeux. Et tout a concouru à bien les clore devant les innombrables signes qui sont restés sans réponse. Le niveau scolaire en chute libre, les incivilités inversement proportionnelles, les incidents de plus en plus violents, l'existence de petits caïds qui entravaient, à eux seuls, la bonne marche d'une école impuissante, face à ceux qu'on avait laissés dans la toute-puissance.

 

Puis dans les quartiers, ils ont roulé sans casque sur des mobylettes qui n'étaient pas à eux. Ils ont grillé les feux rouges, ils ont trafiqué des produits interdits, ils ont insulté, malmené, bousculé les braves gens sans être véritablement inquiétés. Ensuite ils sont passés à la vitesse supérieure, se sont offert de grosses berlines étrangères, roulant à tombeau ouvert dans nos villes. Ils sont devenus tout-puissants devant une police qui a baissé les bras, faute d'être suivie par une justice incapable de répondre dans l'instant.

 

Les politiques ont multiplié les erreurs. La stratégie des « grands frères » fut la première stupidité, suivie de tant d'autres. On a refusé de se soucier des discours tenus dans les mosquées ; on a prêché l'angélisme quand le diable était placé au premier rang par quelques religieux appointés par des pays boute-en-guerre.

 

Par la suite tout s'est accéléré. Les voiles ont envahi l'espace public. Une fois encore, on a refusé de croire qu'il y avait danger, qu'il y avait une expression du refus de nous autres. On s'est drapé dans une tolérance qui n'était que faiblesse et ignorance. Les femmes sont tombées sous le joug de furieux qui les ont mises au pas, contraintes, menacées et nous avons cru que nos valeurs allaient leur permettre de triompher des salopards.

 

Vous savez la suite : elle est effroyable. Ces gamins sont devenus des monstres, certes, mais protégés par beaucoup d'autres qui n'osent ou ne peuvent se positionner contre eux. On a bien vu que l'ennemi public a bénéficié de la complicité de voisins bienveillants, du silence complice de ceux qui ne pouvaient pas ne pas savoir. On a encore vu les minutes de silence qui ont donné lieu a des réactions de refus ou de rejet. Une fois encore, on a voulu expliquer et on n'a pas compris que le mal est installé, qu'il est purulent, qu'il est mortel et qu'il convient, enfin, de cesser de croire que dans le contexte actuel, cet Islam-là ne met pas en danger notre démocratie.

 

Il sera bien temps de changer de point de vue quand toute la purulence de l'heure aura été éradiquée.En effet les mesures doivent être radicales. Il y va de notre survie. La naïveté n'a plus sa place. Il est aussi l'heure pour chacun d'entre nous de choisir son camp.

 

Belgiquement vôtre.

 

Les questions ad hoc

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Laure 23/03/2016 14:38

On ne naît pas monstre , on le devient .
Que d'occasions perdues pour redresser ce qui devenait tors ,ce que l'on voulait reléguer loin de nous , que l'on confiait à de bons samaritains complètement dépassés et démunis de tous moyens convenables .
Est-il trop tard ? Je le crains : maintenant il faut guérir puisque nous n'avons pas su prévenir .
Très bon billet avec lequel je suis presque entièrement d'accord .

C'est Nabum 24/03/2016 09:32

Laure

Et c'est un long cheminement fait de renoncements de la famille, de l'école, de la société ... Le refus de dire NON, l'enfant roi, l'hyper-consommation, la liberté de tout montré, l'abandon de la responsabilité collective ont nourri ceux qui n'ont que la haine pour chemin

Nous sommes tous responsables et certains plus que les autres