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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Un bateau dans la tourmente.

Avec nos amis : Les Passeurs de Loire

Un bateau dans la tourmente.

La chaleur est dans les cœurs.

 

Nous sommes en bord de Loire, à Sigloy, charmant petit village du Val d’Or. La Grande Aigrette va affronter les flots et le mauvais temps. La Loire roule des épaules, elle s’offre une cote de 1 mètre 30 pour un débit de 750 mètres cubes par seconde. Elle est belle, elle est grise, elle est puissante. Jean-Philippe devra faire ronfler son moteur pour tenter de remonter ce courant en marche. Mais là n’est pas le problème pour cette balade en musique racontée et contée.

 

Le temps n’est pas de la partie. Le printemps a oublié de sortir ses habits de lumière : il fait un froid de canard, quelques gouttes viennent agrémenter la sortie et surtout, un vent à décorner les pauvres bœufs qui ne sont jamais à la fête, vient ventiler joyeusement les passagers immobiles. Mais qu’importe, les quarante aventuriers sont équipés de capes pour tenter de trouver protection et refuge contre Éole.

Un bateau dans la tourmente.

Au milieu de l’eau, il va falloir forcer la voix pour couvrir le ronflement du moteur, le souffle du vent et les bruits d’une nature en pleine effervescence. Quelques passagers ont froid, c’est évident. Les enfants remuent beaucoup pour chercher un peu de chaleur. Nous avons le sentiment d’être sur le Radeau de la Méduse et pourtant le cœur est en joie.

 

Casimir, en dépit d’une bronchite tenace, a sorti la guitare et sa casquette marine. Il a chaussé ses godillots de marche et même le Bonimenteur a enfilé des sabots. Le Breton de Pithiviers est prêt à enchanter les passagers de quelques chansons de sa composition. Au fil de la promenade, les doigts gourds vont rendre la mélodie de plus en plus difficile ; il n’est pas facile de jouer dans pareilles conditions. Mais il relèvera le défi jusqu’au bout avec un bonheur non dissimulé.

Un bateau dans la tourmente.

Jean-François, le raconteur habituel de cette embarcation, prend ses marques avec votre serviteur. La répartition des rôles se fera bien. L’un se charge de l’histoire officielle de la Marine de Loire tandis que l’autre la distord quelque peu pour les besoins de la fiction. Il y a un échange, une petite partie de ping-pong verbale que les passagers ne semblent pas remarquer. Je m’amuse de la chose !

 

Jean-Philippe reste stoïque. Il tient le manche et surveille la navigation. Il n’oublie pas d’intervenir quand des animaux viennent jouer les vedettes. Les oiseaux sont les plus nombreux. Ils font un ballet au- dessus de nos têtes. Au loin, la basilique de Saint Benoît s’amuse à jouer à cache-cache avec notre sens de l’orientation. La Loire ne cesse de tourner et de virer pour perturber nos repères. La Loire est en méandres, elle est en beauté !

Un bateau dans la tourmente.

Dans ce contexte, j’use davantage de la Bonimenterie que du conte. Ce n’est pas très grave ; il convient de distraire nos visiteurs frigorifiés. Le petit verre de vin blanc, à la fin du parcours, remettra un peu de baume au cœur à ceux qui espéraient une balade plus clémente. Nous avons pourtant réussi notre première. Nous ne savions où nous mettions les pieds : c’était la première collaboration avec les Passeurs de Loire.

 

Voilà une initiative qui ne demande qu’à être renouvelée. Ce ne peut être naturellement qu’à la demande d’un groupe constitué. Les animations de l’été sont déjà programmées. Je vous conseille, d’ailleurs, d’aller consulter le programme de mes amis : les Passeurs de Loire. Ils disposent d’un bateau pouvant accueillir 54 passagers : un luxe en Loire où la jauge habituelle est de 12 personnes. Ils peuvent encore vous proposer un bateau plus petit pour un groupe restreint.

Un bateau dans la tourmente.

Les Passeurs sont également des pêcheurs de Loire et proposent leurs produits qu’ils mettent en conserve. C’est une belle occasion de découvrir, en même temps que notre rivière, les poissons d’eau douce, souvent méconnus, parfois décriés. Comme leur bassin de navigation se situe dans notre Val d’Or, le plus bel endroit qui soit, là où l’histoire et la géologie se donnent la main, vous serez transportés, dépaysés, enthousiasmés par la qualité de la prestation.

 

Je n’ai pas d’intérêts dans l’affaire. Vous pouvez me faire confiance : ces gens méritent votre visite. Contactez-les et, si vous avez la folie de profiter de l’aubaine pour écouter mes sornettes, demandez-leur de me faire venir. Je me ferai un malin plaisir de vous casser les oreilles. Vous pouvez en être certain et Casimir n’hésitera pas à se joindre à moi. Nous aurons alors plein de choses à vous expliquer et à vous chanter. Merci à vous.

 

Promotionnellement leur.

Un bateau dans la tourmente.

Photographies : Georges Asselineau

Bateau des Passeurs de Loire

Un bateau dans la tourmente.

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gael 26/04/2016 21:00

je n'hésiterai pas à diffuser ce billet à la dreal dont faisait partie la population embarquée! bon vent et bons courants

C'est Nabum 27/04/2016 22:00

Gaël

Ma responsabilité sur le mauvais temps est fort connue
Je fais la pluie et surtout le mauvais temps

gael 27/04/2016 20:55

que des bons échos jusqu'ici. Les gens ont bien compris que vous n'étiez pas responsables du mauvais temps, ils n'ont gardé en tête que les bons côtés de l'expédition fluviale.

C'est Nabum 26/04/2016 21:57

Gaël

N'hésite pas même si je n'avais rien dit des passagers par soucis de discrétion. J'espère vraiment que ce fut pour eux un excellent moment en dépit des conditions climatiques

Rheinweg 26/04/2016 07:33

pas mal cette ballade

C'est Nabum 26/04/2016 07:51

Rheinweg

Mieux que pas mal
Je vous la recommande vivement