Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La blanche pêche des sept nains

Il y a de la déprime dans l’air !

La blanche pêche des sept nains

Un conte en rase campagne.

 

Il était une fois une société secrète, un groupuscule machiavélique qui souhaitait imposer son pouvoir sur tout un pays. Ses membres usèrent de bien des stratagèmes pour réaliser leur maudit dessein, usant de la langue de bois pour prôner tout le contraire de ce qu’ils prétendaient réaliser. Ils eurent un temps le vent en poupe, laissant espérer des lendemains qui chantent, la fin des injustices dans un monde meilleur grâce à eux.

 

Ils s'allièrent alors à des plus rêveurs qu’eux, des utopistes et des naïfs qui se firent gentiment laminer par le rouleau compresseur des menteurs patentés. Ils évoquaient le Grand Soir, la fin des privilèges, l’égalité pour tous, le respect de chacun et des différences. Ils honoraient notre dame la Nature tout en se prosternant devant le dieu atome ; ils étaient fourbes, promettant sans cesse et repoussant toujours plus loin les illusoires paroles qu’ils avaient tenues.

 

Tout bascula vraiment quand le Prince de la stratégie, le roi de la bonhomie factice accéda au trône. Être terne et falot, médiocre orateur, indécis personnage, il allait d’un pied sur l’autre sans jamais savoir vraiment ce qu’il voulait faire. Il s’était prétendu normal ; il tint promesse au point de se faire banal et abyssal. Le vide absolu, l’encéphalogramme plat pour une courbe qui refusait obstinément de s’inverser.

 

Les princes des ténèbres se rirent de lui. La foudre tomba sur le pays. Ce fut l’épouvante et l’horreur, le malheur vint s’inviter au quotidien de la nation. La troupe restée fidèle décréta de mettre la rose au fusil, de déclarer la guerre à un ennemi invisible qui n’était plus depuis longtemps la Finance. Le bon peuple se retrouva grugé, leurré, berné par le dernier carré des fidèles au prince déchu.

 

Voyant que son étoile ternissait dans le ciel, le roi falot décida de renoncer au trône. Il laissait place nette à une joyeuse troupe de sept nains qui désiraient effacer la mauvaise impression donnée par celui qu’ils avaient pourtant suivi comme un seul homme (il faut admettre que les femmes sont singulièrement absentes dans ce monde étrange).

 

Mais la malédiction de la pomme avait encore frappé. A trop vouloir croquer dans le fruit défendu, la vilaine sorcière Valérie qui avait quelques griefs en travers d’une gorge édentée, glissa un poison puissant pour abattre son Jules et ses coquins. Elle pensait faire taire la vilaine troupe mais, bien au contraire, au lieu de s’endormir tous d'un sommeil profond et apaisant de cinq années, ils s’ébrouèrent et, reprenant des forces, décidèrent d’anesthésier le peuple tout entier.

 

Sept nains, de la pire espère se présentent donc à la pêche aux voix en pitoyable cortège devant le collège des ultimes électeurs de gauche. Ils leur tiennent de jolis discours, reconduisent des promesses passées qu’ils ont soigneusement rechapées ; ils font assaut de grimaces et de courbettes pour se concilier à nouveau la confiance de ceux qui sont prêts derechef à leur signer un blanc-seing.

 

Ils pensent, ces pauvres petits vermisseaux, que nous allons effacer l’ardoise, oublier les turpitudes et les trahisons pour nous regrouper derrière eux face aux lourdes menaces qui pèsent sur notre démocratie et notre modèle social ? Ils font grande erreur. Celui qui a trahi le refera à la première occasion ; il n’y a rien à attendre et encore moins à espérer de ces nains grincheux, naïfs, simplets et surtout menteurs.

 

Il n’est plus qu’à accepter notre sort et nous préparer à combattre les attaques sournoises à nos droits que comptent mener ceux de l’autre bord qui ont au moins le mérite de ne pas avancer masqués. Quant aux sept nains, qu’ils s'étripent, se déchirent, se querellent comme des chiffonniers ; ils furent arracheurs de dents durant cinq ans, ils n’ont qu’à aller au diable ! Leur maudite primaire ne doit pas nous berner une fois encore ; économisons nos sous et nos illusions, la messe est dite et déjà on nous affirme que ce sera Saint François des risettes qui tiendra le goupillon !

 

Primairement leur.

La blanche pêche des sept nains

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Kakashi 12/01/2017 08:20

J'ai regardé en «rejoué» sur le net, le passage de Vincent Peillon chez Ruquier. Je ne vous cache pas que ça m'a coûté, le bigleux et son sbire au sourire tête à claques, je ne peux les supporter ; mais j'ai décidé d'écouter tous les candidats de cette primaire, et Vincent Peillon passait au tribunal Ruquier.
«Se nourrir est un besoin, savoir manger est un art», maxime attribuée à Rabelais.
Et bien il bouffe de la culture le Vincent, mais pas cuistot pour un kopeck ! La cuisine c'est la réflexion !
Plus généralement, ils nous servent du Burger King et nous disent que c'est du trois étoiles !
Et la foule sentimentale se goinfre !