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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

La fadaise sur le gâteau.

Pour couronner l'indécence !

La fadaise sur le gâteau.

Les rois de la République.

 

Oh la belle tradition que voilà ! La galette assèche les comptes de la nation et de nos associations. On se presse pour tirer les rois de la soirée. On joue avec délectation aux rois mages, Melchior l’Européen, Gaspard l’Asiatique, et Bathalzar l’Africain, sans être en mesure d’apporter l’or, l’encens et la myrrhe. La fève a cessé d’annoncer la fin des haricots, on l’a remplacée par des porcelaines à collectionner, des décors qui sont si gros qu’ils menacent l’intégrité de vos éventuels plombages.

 

Mais revenons à cette Epiphanie à l’historicité douteuse, totalement intégrée dans une tradition catholique de bon aloi. Cela ne semble pas contrarier les chantres de la laïcité, ils peuvent repousser l’idée des crèches, ces vestiges d’une naissance dans le dénuement, redoutant sans doute d’être pris pour des ânes devant tant de niaiseries, mais surtout pas se priver de leur indécrottable cérémonie des vœux.

 

Poussez pas, on n’est pas des bœufs ! Vous nous mettez sur la paille mais avez toujours quelques sous pour mettre dans vos mangeoires galettes et boissons pétillantes. Il est vrai que depuis quelque temps, vous avez mis de l’eau dans votre vin en délaissant le champagne, trop dispendieux et, hélas, alcoolisé au profit de jus de fruits gazéifiés.

 

Pressez, pressez et continuez de nous prendre pour des pommes. Vous allez nous tenir des discours lénifiants, nous promettant la lune sans préciser qu’il s’agit toujours, avec vous, de la face cachée de notre satellite. Les vœux, cérémonie d’ancien régime, sont l’expression absolue du crétinisme ambiant. Les miettes tombent de la galette tout autant que des propos sans intérêt des maîtres de cérémonies.

 

La galette est fourrée ; c’est d’ailleurs la grande tendance de l’époque. On y glisse tout ce qu’on veut : frangipane, compote, chocolat, pâte d’amandes ou bien de noisettes. Tout fait corps pour gonfler le gâteau, lui donner l’illusion d’une belle pâtisserie. Pourtant rien ne change véritablement, le feuillage est une affaire de tours, de vilains tours que nos bons décideurs vont nous jouer une fois la belle part avalée.

 

Ne nous y trompons pas : le peuple aura toujours la portion congrue. La couronne ne vient jamais orner la tête des humbles et des miséreux. Elle restera posée sur les têtes de ceux qui se prétendent représentants d’un peuple depuis toujours méprisé et écarté. Cette démocratie des lustres et des palais est une honte indigeste qui trouve son expression parfaite dans la fadaise de la galette et des vœux.

 

Les gueux se passent très bien de toutes ces simagrées honteuses qui occupent tout le mois de janvier. C’est le bal des ambassadeurs, des têtes couronnées, des corps constitués, des journalistes et autres corporations qui comptent pour maintenir ce système oligarchique. Comment pouvez-vous prétendre parler en notre nom alors que vous le faites la bouche pleine ? Quelle indélicatesse ! Quel manque d’éducation et de dignité !

 

Rien ne change vraiment au pays des jocrisses. L’état d’urgence ne vous empêche nullement de poursuivre les bonnes vieilles habitudes d’une féodalité insidieuse. Je vous souhaite de faire grandes et belles indigestions avec ce bel étouffe-chrétien fourré à l’hypocrisie républicaine. Puissiez-vous ne jamais vous remettre de la chose ! Il est grand temps de briser les couronnes et les rois de la fête.

 

Ils nous prennent depuis si longtemps pour des fèves qu’il serait grand temps de leur clouer le bec, d’investir ces manifestations honteuses et de leur demander d’y mettre fin. Tous les gens à la rue seraient ravis de partager une part de la fameuse galette. Mon Dieu, quelle horrible idée ! Je devine que vous ne supporteriez pas pareille cohabitation; l’entre-soi vous va si bien.

 

Exaspérément vôtre.

La fadaise sur le gâteau.

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Kakashi 05/01/2017 18:57

Non, je ne vous prends pas pour un demeuré ; au contraire, je prends l'idéologie d'extrême gauche très au sérieux en fait qu'elle se refait une santé au sein du libéralisme, et que le système engendré par le capitalisme libertaire lui profite.
Le Français de base que je suis, grand perdant de la mondialisation, se référent aux grandes figures françaises, de Chateaubriand à de Gaulle, en passant par Hugo, et ne retrouve plus la France en l'état que ses illustres aïeux l'ont fortifiée.
Le progrès aurait été la poursuite de leurs oeuvres. Mais non, on se perd dans un boucan d'enfer mondial qu'on souhaite de plus en plus infernal.
Alors le Français de base que je sui se rebiffe, et pire que tout argumente.
C'est insupportable, j'en conviens.

C'est Nabum 05/01/2017 19:08

Kakashi

Comment vous faire comprendre que je ne me reconnais pas dans les classifications politiques

Kakashi 05/01/2017 08:46

J'avoue m'esclaffer quand les gauchistes occidentaux de l'an deux mille dix-sept, empreints de merveilleuses intentions pour le peuple, alors que voulant le détruire radicalement pour mieux en changer, parle en son nom: la race (car finalement, il n'y a pas plus racialiste qu'un gauchiste fanatisé par l'antiracisme: «métissons nous, le blanc est sale» sic), l'histoire, les moeurs, les traditions, la culture, l'identité, tout ce qui appartient à l'homme blanc de culture chrétienne doit être broyer dans les poubelles du passé.
Seuls ses méfaits historiques doivent être appris par coeur, rabâchés, pointés du doigt tous les jours, pour un peuple qui n'était pas né en ces temps reculés, mais qu'il faut insidieusement tenir pour responsable.
La victimisation est devenu un moyen de conquête chez certains et certaines.
Pour peu, le Chrétien redeviendrait le crétin d'autrefois, à la grande époque romaine...enfin, seulement s'il est blanc.
Je suis de plus en plus convaincu que c'est d'un bon psychiatre dont la gauche a besoin d'aujourd'hui.
Elle représente les intérêts de l'islam et du tiers-monde, mais certainement pas le peuple français qu'elle ne cesse de piétiner.
La droite traditionnelle, c'est l'ouvrier et l'employé qu'elle foule au pied. La gauche «progressiste» (sophisme), c'est le Français.
Alors, je préfère bosser un peu plus pour des clous, plutôt qu'un jour mes enfants soient méprisés parce qu'ils sont blancs et de culture chrétienne: trop Français en somme !

Il ne fait pas bon d'être trop gaulois à gauche...

C'est Nabum 05/01/2017 10:14

Kakashi

Je découvre au fil de vos commentaires que vous me prenez pour un parfait demeuré

J'en suis blessé