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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Tirer la couverture à soi.

115 ou 17 !

Tirer la couverture à soi.

Coup de chaud dans le pays.

 

Nous ne mesurons pas encore les dégâts que va faire la fragmentation idéologique de notre nation. Si les urnes, dans leur implacable logique numérique, vont finir par désigner un camp vainqueur, la grande perdante sera l’unité nationale. Il apparaît de plus en plus clairement que la victoire suppose des propos et des postures radicales qui, immanquablement, laisseront des traces dans la population.

 

Je ne vais pas tirer sur les ambulances : les seuls à vouloir donner dans le consensus mou, le politiquement convenable et humainement acceptable sont les sortants, ceux-là même qui vont prendre la porte avec pertes et fracas. Les autres, peu ou prou, donnent dans la surenchère, l’excès et les solutions sans demi-mesure. Chacun peut aisément juger de la chose.

 

Dans ce contexte, il n’est pas surprenant d’entendre que des policiers (et non la Police) tombent dans l’ignoble en retirant les couvertures de survie, les duvets que des organisations caritatives ont distribués aux gens de la rue. Le débat actuel autorise implicitement de telles dérives, de tels comportements qui, non seulement, ne s’accompagnent plus d’aucun sentiment de culpabilité, mais pire encore, héritent de l’assentiment de bon nombres de personnes.

 

Bien sûr, en premier lieu, il convient de s’inquiéter des ravages de certaines idéologies dans les institutions. Chacun peut émettre les plus grandes réserves devant l’épidémie massive de xénophobie qui touche nos policiers. Il est clair qu’ils se trouvent en première ligne et que de leur côté, ils ont quotidiennement à essuyer insultes et coups, crachats et mépris de la part d'une frange de la population,elle-même tombée dans le plus effroyable ostracisme. Nous sommes dans une impasse et grands sont les risques d’explosion à ce petit jeu qui ne va ne faire que s’amplifier les mois prochains.

 

Les policiers ne sont, hélas, pas les seuls à être atteints du syndrome radical. Allez donc sur les marchés et vous serez effrayés, si vous avez encore conservé une once de fraternité, des propos haineux qui sont désormais tenus sans honte ni retenue. Il est non seulement possible de dire sa haine et de proposer des solutions radicales, mais pire encore, vous allez trouver écho favorable et approbation sans restriction.

 

Les bonnes âmes qui commentent l’état de notre société font les sourdes, feignent de ne pas entendre le bruit odieux de la discrimination, de la stigmatisation et de l’anathème. Il est vrai que le vernis persiste dans les beaux quartiers, qu’on pense ainsi mais que, pour l’instant, on ne s’affiche pas encore comme supporters de la pensée brune. Mais gare, que le vent tourne, que le pouvoir vienne à tendre les bras à dame Marine et à ses sbires, et vous aurez la bourgeoisie qui leur emboîtera joyeusement le pas.

 

Alors chacun cherche à se couvrir, à préserver ses intérêts. Il convient de ne pas voir plus loin que le bout de son nez. La société se fragmente, se disloque, menace d’exploser et beaucoup vont continuer de participer à un débat qui est justement cause du prochain cataclysme. Je redoute qu’il ne soit plus temps d’entraver la machine infernale qui fonce dans le mur. Ce n’est certes pas par les urnes que se réglera ce terrible problème, bien au contraire.

 

Pour sauver la face, faites en sorte, individuellement, de ne plus laisser faire. Il convient d’exprimer votre indignation, de dénoncer ce qui relève de l’inhumanité, du délit, de l’abjection. Il faut l’exprimer d’une voix ferme et calme. Dénoncez, intervenez, opposez-vous à cette vague de racisme qui submerge la population et faites-le sans exclusive, sans vous soucier de savoir qui a failli.

 

Et d’abord, redonnez des couvertures aux miséreux. Il n’est pas acceptable qu’en notre nom, quelques fonctionnaires, influencés par un discours de haine, sombrent dans une telle ignominie. Merci.

 

Couvertement leur.

 

Tirer la couverture à soi.

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Kakashi 11/01/2017 05:32

Nabum,

Ce n'est pas moi qui souhaite éradiquer la bourgeoisie.
Ce n'est pas moi, non plus, qui désire changer de république.
Ce n'est pas moi, encore, qui exige un Etat fébrile, au profit de l'individu roi.
Ce n'est pas moi enfin, qui réclame la mort du drapeau français et de son hymne, qui crache sur les institutions, ne cesse d'accuser l' homme de race blanche et catholique de tous les maux.

Je vous laisse à vos certitudes percluses

Le garçon qui criait au loup !
(d’après Esope)

Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait.

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.

Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !

Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons…

Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se défendre… Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Mais pas un villageois ne bougea… « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »

Et c’est exactement ce que fit le loup !

C'est Nabum 11/01/2017 06:42

Kakashi

Gardez le beau rôle, il vous va si bien

L. Hatem 10/01/2017 08:27

Une seule fois j'ai acheté une tente de celles qui se déploient automatiquement pour l'offrir à une vieille dame sdf... elle l'a balancé loin d'elle... je n'ai plus recommencé...

C'est Nabum 10/01/2017 10:21

L Hatem

Il n'est jamais facile d'aider

Que dire de plus ?

Kakashi 10/01/2017 08:23

On récolte ce qu'on sème.
Quant à cette histoire de couvertures, rapportée par des militants de l'ONG «Médecins sans frontières» devenue politisée à l'extrême gauche, elle me semble grotesque.
Dans tous les cas, sans preuves. Donc nulle et non avenue (comme la France de Vichy)

C'est Nabum 10/01/2017 10:23

Kakashi

L'information a été reprise par des médias sérieux et des sources sûres

Elle ne signifie pas que toute la police agit ainsi
Il est possible que des individus dérapent refuser cette évidence c'est cautionner

La gauche une fois encore est coupable à vos yeux

Vivement l'ordre nouveau