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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Les temps sont durs …

La Sarthe affluent de l'Eure

Les temps sont durs …

Chronos file un mauvais coton.

 

Comme aime à le dire Pénélope : le temps me file entre les doigts. La dame a beau faire tapisserie, elle découvre amèrement que le temps lui est désormais compté. Il est vrai qu’au prix du temps fictif, la chose pèse lourdement dans la balance. Elle a fait tant et plus pour son brave Ulysse, héros des temps modernes, qu’il mériterait bien un petit répit dans le terrible conte à rebours qu’elle a vainement tenté de repousser.

 

Les temps sont durs et la démocratie a un coup de mou, paradoxe supplémentaire d’une époque déboussolée, quoique certains ne perdent pas le nord, ce qui, avouons-le, est bien là le nœud de l’affaire. Ce n’est d’ailleurs qu’une affaire de temps, aurait dit celui sur lequel pèsent les plus effroyables soupçons. Je vous demande quinze jours... Le temps chez lui, a toujours été de l’argent, sans jamais être certain que ce fût un salaire horaire. C’est à se perdre les pieds dans les aiguilles de la fileuse plus que dans celle de la trotteuse !

 

La course contre la montre a d’ailleurs débuté dans son propre camp. Des prétendants se révèlent : ceux qui du moins pensent que leur heure est venue. L’impatience gagne du terrain chez ceux qui estiment que la dernière heure a sonné pour le Prince des risettes. Remettre les pendules à l’heure est devenu le leitmotiv des chevaliers blancs de la probité, ou du moins de ceux qui veulent encore nous faire croire que c’est encore possible dans cette caste corrompue.

 

Il y a pourtant comme un grain de sable dans le sablier électoral. La prochaine échéance risque d’être nulle et non avenue tant on va découvrir de choses sordides sur les uns et sur les autres. C’est le glas qui sonne sur la cinquième République et non le coq, quoique comme toujours, les deux se dressent sur un tas de fumier en décomposition.

 

C’est donc les temps des regrets et des amours perdues. La démocratie a perdu au jeu de la roulette « ruse » : celle des magouilles et des combines, des coups foireux et des affaires douteuses. Le temps ne leur est plus imparti, l’échéance est là, patente d’un échec colossal. Il a fallu qu’un canard vienne interrompre le cours du temps, briser la clepsydre de ce curieux calendrier électoral pour que le bon peuple cesse de leur accorder temps et considération.

 

Si un temps est venu, c’est celui de la révolte et du changement de règle du jeu. Un temps plus court aux affaires : un seul mandat pour des représentants qui ne doivent pas faire métier de la chose politique. Le temps aux affaires est inscrit dans le temps ; une parenthèse qui n’a aucune raison de durer plus d’un bref passage, un service de l’État dont le bail n’est jamais renouvelable.

 

Ils veulent durer pour faire de l’argent de ce temps qu’ils occupent à toujours mieux se servir. La récréation a sonné ; il est grand temps de mettre un point final à la farce. Il y a un temps pour tout ; celui de la corruption, des magouilles, des arrangements vient de prendre fin dans le fracas d’une affaire exemplaire et non unique. Celui qui est pris la main et la bourse dans le pot de confiture n’est que le paradigme d’un système généralisé.

 

Le temps de l’exemplarité va s’ouvrir. Il se passera des partis, officines mafieuses, des têtes de classe des grandes écoles. La citoyenneté ne peut être confisquée par une caste, fût-elle bien éduquée aux frais de la République. Le temps des gens ordinaires aux affaires arrive : le tirage au sort, à la courte-paille ou bien à tout autre manière de choisir est advenu. L’élection est une illusion qui donne toujours l’avantage aux coquins, margoulins et fripons à gros budgets.

 

Mettons donc le temps en suspension ; refusons la farce de la prochaine élection et exigeons une Constituante immédiate, loin de ce personnel politique qui a fait son temps. C’est un nouveau départ qui s’impose et nullement l’illusion de personnes nouvelles qui ne sont que les produits rafraîchis de cette vieille clique intemporelle, accrochée aux affaires depuis toujours. Ne faisons pas du neuf avec du vieux, même si c’est un jeune loup sorti d’une banque. Le temps est vraiment venu d’un autre temps, d’une nouvelle époque !

 

Intemporellement leur.

Les temps sont durs …

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L. Hatem 08/02/2017 14:43

Voyez-vous Nabum... dans les démocraties il y a des contre-pouvoirs, comme ce Canard... pouvoirs qui n'existent pas dans les dictatures de gauche, de droite, militaires ou royales absolutistes...
On peut mettre la main dans le pot de confiture mais cela finit toujours par se savoir !
Pour cette seule raison il faut protéger la démocratie, et y participer ne serait-ce que par un vote !

Kakashi 08/02/2017 17:05

L'Hatem,

Le Canard en question n'est aucunement un contre-pouvoir mais bel et bien une arme du pouvoir en place, car ce coup dans le dos n'est rien d'autre que politique.
Une enquête est en cours, et je pense les enquêteurs et les parquetiers (issus du syndicats de la magistrature ? ) plus à même que les journaleux du Canard boiteux pour l'élucider, et aboutir à la manifestation de la vérité.

C'est Nabum 08/02/2017 16:59

L Hatem

Ce contre-pouvoir est bien ténu
Ce n'est pas la presse mais seulement ce modeste canard enchaîné

quant au vote, il n'est qu'illusion tant que les règles du jeu favorisent de tels gredins

Kakashi 08/02/2017 10:27

Cette cabale contre la droite, ourdie par cet exorde du Canard, arrange bien votre narration fictive mais diserte, faut-il l'admettre, sur le sujet.
Je soutiens Monsieur Fillon, car ce n'est pas la justice que l'on réclame ; seulement, à nouveau, une possible victoire de la gauche après un quinquennat désastreux.
Sinon le modèle helvète me paraît équilibré, pensé bien moins tyrannique que ce que vous rêvez pour la France

C'est Nabum 08/02/2017 11:47

Kakashi

Soutenez,soutenez, l’édifice est branlant et en a bien besoin

Chacun dispose d'un morale qui se plie à ses interêts