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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

N’en jetez plus, la cour est pleine.

La ribambelle des candidats.

Photographie Mag Centre

Photographie Mag Centre

Le grand chamboule-tout !

 

 

Notre démocratie se porte bien si l’on en croit le nombre de postulants aux législatives. La ribambelle des tronches de premier de la classe sur les panneaux électoraux interroge le quidam de base, béotien en matière politique qui se demande pourquoi tant de gens veulent se faire connaître ainsi de leurs voisins et dépenser à tout va des sommes considérables en affiches, tracts et autres dépliants qui finissent pour la plupart à la corbeille ?

Car, nous savons tous qu’il n’y a pas de miracle et que seules les grosses écuries finissent par mettre assez d’avoine de côté pour permettre aux ânes qu’ils soutiennent d’aller jusqu’au bout de ce processus aléatoire et fort convenu. L’argent est le nerf de cette guerre d’image et d’ego pour laquelle les francs-tireurs n’ont strictement aucune chance à moins de sortir du chapeau d’un président fraîchement élu. Et encore, dans des circonscriptions ancrées dans la réaction et le conservatisme, les vieux darons et les barons locaux vont leur tailler des croupières.

Les autres resteront sur la paille, à remuer le fumier laissé par les finalistes, sans un sou en poche car ils ne bénéficieront pas du remboursement de leurs frais de campagne. Alors, quel est donc leur but ? Faire entendre une voix discordante ? Il convient d’avoir l’ouïe particulièrement fine pour parvenir à écouter les anonymes de la farce, les si petits candidats qu’ils demeurent invisibles au commun des électeurs. Ils ne servent qu’à donner l’illusion d’une démocratie qui, hélas, se vautre en réalité dans le fric et la magouille. Ils démontrent ainsi, à leurs dépens, qu’il n’y a rien à attendre d’un scrutin parfaitement balisé pour que les canailles tirent toujours les marrons du feu.

La pléiade de candidats m’interpelle et me désole. Que de papier perdu, que d'illusions envolées, que de rêves qui vont s’effondrer avec des scores misérables et indignes des efforts consentis. Les insurgés, les révoltés, les exaspérés, les exclus de la représentation nationale ne pourraient-ils pas un jour se regrouper et apparaître sur une seule bannière ? Il y aurait moins de gaspillage et un meilleur écho à la protestation devant un système parfaitement conçu pour que la sclérose perdure encore longtemps.

Les élections législatives sont une farce, une parodie démocratique. Je découvre les grimaces des tenants ou des favoris qui, la main sur le cœur, déclarent leur amour pour leurs électeurs, serrent des mains à n'en plus finir, inondent la campagne de papier glacé et de propos glaçants, si loin de leur réalité. Les grosses formations sont dignes des écuries d’Augias et pourtant le grand coup de balai n’est pas encore pour demain. Du chapeau - à moins que ce ne soit de la « burne électorale »- sortiront les mêmes faces de carême, hypocrites patentés, notables professionnels de la représentation à leur compte.

Je sais qu’on nous annonce un profond changement, un raz de marée en marche. J’ai comme un doute tant la pesanteur des situations acquises perdure dans nos départements ruraux où les découpages des circonscriptions ont savamment écarté les surprises en éclatant les centres urbains en mille morceaux à noyer dans la campagne fidèle. C’est à pleurer de rage que de deviner une fois encore la réélection de ces tristes personnages, qui se rempliront les poches une fois encore en servant leurs obligés, comme toujours.

La cour est pleine, il en va de même pour l’arrière et la basse-cour. La sciure va recouvrir la piste circassienne de la comédie du moment. C’est bien évidemment pour couvrir les bouses et autres impuretés laissées. lors des mandats précédents. On efface tout et on reprend les mêmes dans les petites baronnies. J’ose croire pourtant que les électeurs, en conscience, bouteront les pantins à grands coups de pompes bien placés. Nous en avons assez de cette représentation à vie, de ce pouvoir censitaire qui étend son aile sur nos départements.

Il faut de l’air, un grand courant d’air avec des candidats nouveaux, en dehors des partis, qui viennent ici, faire leur récolte financière pour assurer encore longtemps leur main mise sur la démocratie. Le système des partis et les règles de financement de la vie politique sont de type mafieux. Il convient de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Hélas, ce n’est qu’un vœu illusoire !

Exaspérement leur.

Photographies France Bleu

Photographies France Bleu

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