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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 07:41
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens

Les affres que cache la forêt.

 

Revenons à nos moutons essentiellement rugbypèdes et cyclopèdes.

Ce week-end, les seniors étaient conviés à un stage qui a pris une dimension épique. Pour complaire aux fantaisies polymorphes de leur nouvel entraîneur, les hommes en rouge et noir ont enfourché des V.T.T. qui ne semblaient pas tous satisfaits de leurs fardeaux ! Rapidement les bicyclettes rebelles allaient montrer leur mécontentement. Il n'y avait que trente petits kilomètres à parcourir à travers la campagne pithivérienne puis en forêt d'Orléans. Le vent contraire et violent cloua sur place des cyclistes aux profils peu aérodynamiques il est vrai. 

Un pédalier cassé, des selles récalcitrantes, des frottements multiples et une pratique trop épisodique de la petite reine allaient faire durer le plaisir au delà des lumières du jour. C'est dans le noir le plus traitre qu'il soit que nos 40 vélocipédistes abordaient la partie forestière de leur chemin de croix. Les rugbymen se firent nyctalopes et roulèrent à l'aveuglette sur des chemins qui eurent le bon goût de n'offrir ni ornières, ni obstacles incongrus ...


Deux heures et demi plus tard, à 22 heures, la troupe arriva enfin en terre promise : 

« Le refuge des Cailletes ! »

Si les joueurs appréciaient la fin du calvaire, votre serviteur en plus mauvais état qu'eux mais il ne faut pas le leur dire, goûtait le bonheur inespéré de n'avoir égaré personne au cœur des bois. Voilà la première victoire !


Les mots les plus colorés étaient alors lâchés contre ces lointains descendants de la draisienne que chacun se promettait de ne plus jamais enfourcher. 

La suite leur prouvera hélas qu'il ne faut jamais jurer de rien ...

Les corps meurtris, les fesses douloureuses, les jambes gonflés, la troupe avait mauvaise mine et la douche fut bienfaitrice. Il fallait voir ces gaillards d'avant sous un jet réconfortant mais installé à une hauteur de 1m 50. (Le refuge des Caillettes a été merveilleusement restructurer par le Conseil Général du Loiret et est destiné aux classes forestières des enfants des écoles.)


Le buffet préparé par notre traiteur préféré fut dévoré à l'heure des réveillons. Les chips et la mayonnaise n'ont toujours pas été rayées de notre menu mais l'heure n'était pas à la diététique. 

À ce propos, S.L. notre sympathique pilier a atteint un objectif au-delà de toutes nos espérances : il affiche un poids à un seul chiffre ! Hélas, celui-ci se répète trois fois sur la balance ...


La soirée sera des plus calmes, même si quelques énergumènes décidèrent de se lancer dans la constitution d'un breuvage réparateur à connotation thérapeutique : un somptueux vin chaud !

 

Le succès de cette potion magique me contraint à en divulguer la recette pour la postérité.

Prendre un vin de très mauvaise qualité que les hasards  du commerce vous ont laissé sur les bras.

Composer un caramel pas trop brun avec amour et patience. Y ajouter un verre de rhum qui échappera ainsi aux abus de quelques autres. Sortir la casserole du feu après flambage.

Ajouter alors la piquette aigrelette. Remettre au feu en  complétant au gré de vos ressources : clous de girofle, thé au caramel, poivre noir, thym et laurier et quelques fruits coupés en petits dés. Boire naturellement avec modération (il est impossible de se comporter autrement avec cette potion mirifique) et se coucher pour aborder la dure journée suivante qui vous sera peu-être contée un jour prochain si vous le méritez.


Forestièrement vôtre !                           
BR

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