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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 10:23
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens

Le joli temps des Barbecues

À Kiki et Titi, les Vestales de Fleury Les Aubrais.

C'est quand la saison tire à sa fin que notre « homorugbystus » apaise sa faim avec sa tribu de boit sans soif et mange à panse déployée …


Il n'y a pas un club de Rugby digne de ce nom, en France et même en Lorraine qui ne se soit fendu d'un bidon coupé en deux dans le sens de la hauteur et posé sur quatre pieds.


Nulle part dans le commerce, il n'existe de Barbecue aux dimensions suffisantes pour cette armée de petits cousins à Gargantua. Le Grand gosier  est aussi fréquent que la grande gueule, le gourmand domine le gourmet à plat de friture !

La surface de chauffe doit être à la hauteur du volume des bedaines qui se pressent autour de cet autel. L'excès est de mise, l'abondance de rigueur et les protéines animales constituent l'essentiel de la pitance.


Les hommes s'agglutinent autour de ce foyer qui n'est pas le leur. Ils ont tous un verre à la main, sans doute de crainte qu'un incendie ne vienne troubler cette soirée qui s'annonce magnifique. Les baronnes, restées à la maison, pensent bien naïvement, que leurs hommes évacuent quelques graisses superfétatoires. Elles ne se doutent pas qu'ils aggravent consciencieusement et avec un souci du détail qui les honorent, leur surcharge pondérale sans pondération.


Le temps des barbecues est cet espace incertain qui ne figure sur aucun calendrier de nos odieux du stade. Il se situe entre le dernier match officiel et le début de la vacance  réelle pour notre association à objet non exclusivement sportif. La modération n'est plus au programme de ces rendez-vous du vendredi soir. Dimanche, il n'y aura pas ce match qui freina toute la saison les ardeurs des plus irréductibles pourfendeurs de la loi ÉVIN.

Les jours qui s'allongent, la météo qui se fait parfois clémente (il n'y a plus de saison mon bon monsieur !) sont autant d'alibis pour ces bacchanales apparemment spontanées. Notre « homorugbystus » traîne bien plus qu'il s'entraîne, même si un ballon rond vient tendre son cuir à quelques coups de pied perdus qui servent d'alibi à tout ce joli monde !


Les plus cossards se sont chargés d'entretenir le bûcher et d'assouvir leur soif pendant que leurs camarades en terminent avec cette partie de football qui confirme que tous ces gaillards ont bien fait de choisir le Rugby. Ils tournent autour de leur demi bidon, un autre demi dans la main, retournent la ventrèche, surveillent la merguez, font rouler l'andouillette … Il y a ici, un échantillon culinaire très œcuménique qui place ce rituel au dessus de tous les autres.

À côté, trône une table installée par quelque diététicien local. Hélas, on y trouve partout l'inévitable mayonnaise qui semble consubstantielle au Rugby , la moutarde et l'Harissa. Pour  seul légume acceptable, quelques paquets de ships. 


J'ai beau cherché, pas la plus petite trace de dessert ! La boisson fournira sans doute cet apport indispensable pour éviter l'hypoglycémie que chacun ici redoute plus que tout … 


Du pain, parfois du vin mais pas toujours maintenant (les traditions se perdent), sont les éléments complémentaires à ce festin parfaitement équilibré. Jusqu'à pas d'heures, la bouche pleine, cinquante gaillards vont se vider la tête de cette saison interminable, de leur vie quotidienne et des désagréments qu'ils peuvent subir ici ou là. Quand ils rentreront, la baronne se doutera bien que cette odeur de boucané ne vient pas des vestiaires. Elle se bouchera les narines comme elle a fermé les yeux toute la saison !

Vestalement vôtre.
BR

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