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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 07:55
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Les rugbymens

Quand des dos se tournent.

Le Rugby n'est pas toujours ce merveilleux pays de cocagne que je me plais à décrire à longueur de chroniques. Il y a aussi , c'est heureux, de la mesquinerie, des lâchetés et des rancœurs.

Il s'y construit des inimitiés aussi solides que les amitiés sur lesquelles elles se sont fondées. 


Les excès ne se limitent pas aux seuls abords des buvettes et tables de réceptions. La haine peut surgir au détour d'un mot ou d'un geste. Elle sera d'autant plus tenace que ce monde ne donne jamais dans la demi-mesure.


Un départ mal compris peut initier le fermant de la future passion funèbre et destructrice. Un nouveau détour n'est jamais facile quand les plaies précédentes ne sont pas refermées. 


C'est à trop jouer sur la corde des émotions, à puiser dans l'affectif les motifs de la sublimation, à mettre en avant la dimension psychologique, que l'entraîneur se condamne de lui même à s'inscrire dans l'éphémère, à borner son action dans un temps donné.


J'évoque ici le travers auquel ne peuvent échapper ceux qui cherchent à dépasser les limites d'un groupe où à résoudre par ce biais une situation compromise. Par la mise en avant de la procédure fusionnelle , il se prépare immanquablement à remuer la dimension conflictuelle qui guète son moindre faux pas.


Un gestionnaire pépère de son groupe, un entraîneur qui s'inscrit dans la durée ne peut se permettre de déclencher l'orage qui peut l'emmener. Il cherche le consensus, cette option qui ne goûte jamais tant que la mollesse et  l'évitement. Il tient le cap, il enfile les saisons comme les perles en ne se départissant jamais d'une posture de gentil gendre, de bon camarade.


Le caractère n'est pas un défaut dans la fonction. C'est même une qualité essentielle pour faire bouger les lignes, quel qu'en soit le sens, du reste. Cependant, le trouble induit toujours des fractures qui contraignent un jour ou l'autre à remettre le baluchon sur le dos.

Cela, seront nos fameux club-trotter. Ils passent souvent pour des opportunistes, des pique-assiettes ou des carriéristes. Effectivement, au fil de leurs déplacements, des changements qui les ont construits en laissant inévitablement quelques dégâts collatéraux, ils se sont constitués un bagage qui peut les rendre exigeants, ils se mettent en danger ce qui suppose quelques contre-parties et ils jouent leur réputation ce qui demande réflexion !


Bouger, ils ne le font pas de gaité de cœur. Ils y sont contraints par une lecture du contexte qui ne peut être celle des sédentaires historiques d'un club. L'échec sportif est bien évidement le motif principal de leurs migrations saisonnières. La lassitude des uns ou de l'autre, l'usure du message surgissent souvent la troisième année, il faut devancer cet écueil. Il se peut alors qu'une réussite puisse devenir paradoxalement, une raison de fuite, quand la structure ne peut suivre la progression engagée.


Quand le mouvement est décidé, les dos se tournent. Le passé s'envole au moindre talon qui fait volte face. À ce moment, il faut accepter de ne pas se retourner pour regarder devant soi !

Et parfois, droit devant, il y a un mur …

Certains ont alors le sentiment d'être devant une impasse. Derrière eux, tant de dos se sont tournés que personne s'apercevra de leur sortie de route. Une pause ? Un arrêt ? Une fin ? Ils s'interrogent à chaque fois, ils ont pourtant cette certitude de ne pouvoir se passer de cette adrénaline toxique mais si puissante …


Introspectivement vôtre.
BR

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