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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 07:15
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Les rugbymens

La presse ne fait pas le vainqueur …

Pour Henry B. et Pascal D., deux destins croisés ce jour…


Cruelle désillusion en ce dimanche de demi-finale, l'équipe d'Oyonnax est venue s'imposer à Armandie face à un adversaire tétanisé par l'enjeu de cette rencontre.


Les favoris voulaient démarrer pied au plancher, jouer de partout, sans se soucier des bases essentielles de ce jeu. Six actions plus tard, ils avaient fait six en-avants. À partir ce ce constat, devant mon écran, je me suis inquiété pour les troupes du duo Lanta-Deylaud, même si j''avais le cœur partagé, puisque P. G. de Pithiviers, passé par Orléans, évolue à Oyonnax (ce jour-là, il n'était pas sur la feuille). 


Dans cette mésaventure, s'il n'y a pas mort d'hommes, il demeure une année de travail qui s'effondre sans doute sous les coups de manchette de la presse sportive. Les journaux avaient décrété la finale : Ce sera Albi Agen et les petits n'avaient plus à s'en mêler !


Déjà la veille, La Rochelle, fidèle à ses lointaines traditions corsaires avait donné tant de fil à retordre aux locaux, qu'ils sentirent le vent du boulet qui passa si près. Albi ne dû qu'au règlement de sortir victorieux de cet abordage Rochelais qui faillit bien réussir. C'est bien l'esprit retord d'une commission des règlements qui peut juger supérieure une pénalité à un drop.

Ceux qui ne sont jamais trouvés ridicules après une tentative de drop finissant en pétard foireux, peuvent sans doute donner raison à ce jugement spécieux. Tous les autres, reconnaitront que ce geste si difficile, vient récompenser, le plus souvent, une action structurée où avants et arrières ont collaboré pour offrir dans un fauteuil, un ballon à propulser entre les perches pour le plus adroit d'entre-eux.


Puis, le lendemain, les hommes de la plastique vallée avaient bien l'intention de cabosser la cavalerie agenaise. Ils lutèrent avec ces valeurs qui ont toujours fait la réputation de ce club dont le stade est bien souvent une forteresse imprenable. Ils l'emportèrent de 3 petits points et en deux jours, les demi-finales de la pro D2 venaient de nous offrir un spectacle intense, indécis, engagé mais jamais libéré. 


Certes, il n'y eu pas d'essai, mais quels beaux combats. Quel engagement et quelles défenses ! Les joueurs professionnels se hissèrent à la hauteur de leurs glorieux ainés amateurs. Aucun d'entre eux ne joua en calculant, c'est ça le Rugby qu'on aime !


Alors, quand le journal jaune affichait le vendredi une finale Albi Agen, il était le seul à rester dans le seul champ du professionnalisme triomphant en mesurant les chances d'une équipe à l'aulne des budgets. 


La jeunesse de la formation du Lot et Garonne a certainement subi de plein fouet ce phénomène. Les entraîneurs et le sorcier pouvaient bien les mettre en garde, la force de ce qui est écrit est sans doute supérieur. L'entourage, le public, les supporters étaient déjà tous à se préoccuper du match suivant, qui se jouerait à Toulouse.


Qu'on soit professionnel ou amateur, il est impossible de disputer une rencontre en ne regardant que la suivante. Tous ceux qui ont agi ainsi, en examinant un tableau de phase finale, on subit ce qui est advenu aux « bleu et blanc ». Pour eux, la note est douloureuse.

Bonne finale à Albi et Oyonnax. Je me garderai bien de juger du potentiel de l'un ou de l'autre à évoluer en Top 14. Seule l'aventure est belle et il faut la vivre. Mont-de-Marsan l'a bien démontré.


Jamais trop prudemment vôtre.
BR

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