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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 07:06
- Publié dans : Compétition et conséquences

Le Ciel et les Hommes …

À P. C. - J. L. - B. V. et C. H. grands organisateurs des GÉANTS


Quand reviennent les jolis mois de mai et de juin, les tournois fleurissent sur nos encore vertes pelouses. L'organisateur de tournoi en plein air partage alors les souffrances de son homologue culturel, le créateur de Festival.

Les deux ont beau connaître la musique, chaque année il guète une symphonie pastorale et ne redoute rien moins qu'un requiem final. Tout l'édifice, cette longue construction qui a demandé presque une année d'efforts, de palabres, de démarches aussi incertaines les unes que les autres, tout cela et bien plus encore, peut s'effondrer à la journée pluvieuse à connotation orageuse.

Les croyants déposent des cierges devant l'autel de Notre Dame de L'Anticyclone, les pragmatiques recherchent désespérément un assureur qui couvre le risque ou à défaut leur site, les plus intrépides se tournent vers les mois de septembre et d'octobre beaucoup moins capri-cieux.


Certains, les plus insouciants, travaillent toute l'année et ne regardent les improbables et si aléatoires prévisions météorologiques qu'à l'ultime minute. Ceux-là ont raison, contre le ciel, même si tu t'es parfaitement aidé, tu ne peux rien et les larmes ne feraient qu'ajouter à la catastrophe liquide.


Pour le sport, la pluie a cet incomparable avantage qu'elle offre à la pelouse la souplesse et la tendresse que les services techniques et néanmoins municipaux ne garantissent jamais dans certains villes de l'agglomération orléanaise.


Bonne fille, la pluie a décidée de ne jouer son rôle qu'en nocturne, pour ne pas noyer les efforts de notre joyeux organisateur qui n'en a cure, lui qui a passé deux nuits blanches et bleues à écouter les trombes d'eau qui tombaient de ce ciel noir, au dessus de sa pauvre tête.


L'insomnie ne facilite pas l'accumulation des angoisses à venir. Le jour du tournoi est arrivé et les interrogations s'accumulent tout aucun que les stratocumulus …

Tous les bénévoles seront-ils là ? Est-ce qu'on a prévu quelqu'un pour l'accueil des cars ? Le branchement électrique va-t-il supporter l'ajout d'une friteuse ? Tous les clubs vont-ils arriver à l'heure ? N'y aura-t-il pas de blessé et les services médicaux seront-ils à la hauteur ? Monsieur Le Maire passera-t-il pour apprécier la qualité de notre travail ? Son adjointe au sport qui affirme ne pas comprendre le Rugby, profitera-t-elle de cette formidable occasion pour s'initier et passer de l'ignorance à la confiance ? …
                          


Toute la journée, l'organisateur va être appelé par monts et par vaux, par buvettes et par terrains, par podium et par boutiques. Il court, il s'agite, il se disperse. Jamais, il n'atteindra cette quiétude qui sied pourtant au chef d'orchestre. La tête lui brûle, vivement que tout ça soit terminé !


Lorsque les équipes sont reparties, que le vent de cet orage qui a eu la délicatesse d'attendre pour apporter son  aide au démontage des stands, quand Monsieur Le Maire est parti seul puisque son adjointe n'a pu découvrir ce monde étrange de l'Ovalie, quand plus rien de fâcheux ne peut arriver, il ressent un immense soulagement.

Il invite son armé de bénévoles à prendre le verre de l'amitié, le premier qu'il avalera l'esprit tranquille, le plus agréable de tous, celui de la mission accomplie. Il se fera alors raconter ce tournoi, cette aventure humaine dont il n'a perçu que des fragments. Une journée en pointillés, une journée qui lui a totalement échappé, lui le grand ordonnateur de cette pompe sportive !

Présidentiellement vôtre.
BR

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