Partager l'article ! Retour à l'entraîneur.: La girouette et l'épouvantail … À M. P. J. P. & M. R. 3 juniors du Cercle qui m'ont fait ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
La girouette et l'épouvantail …
À M. P. J. P. & M. R. 3 juniors du Cercle qui m'ont fait signe.
Après cet épisode fâcheux en terre betteravière, l'impérieuse nécessité de retrouver le terrain fera encore de moi une girouette ! Je reviens au pays sans que rien de ce qui m'a fait partir n'ait changé. La quadrature du cercle se heurte toujours à l'indifférence municipale …
Pourtant, un élu fleuryssois malgré tous les coups qu'il a reçu au pays, me dit qu'il ne faut désespérer de rien. Je n'écris pas de personne car du côté des hommes, rien n'est jamais certain !
Alors, au Cercle je vais reposer mes guêtres pour la troisième fois parce que trois, de ces futurs juniors dont j'aurai prochainement la charge, se sont permis de me le demander sans craindre ce vieil épouvantail ….
La première, il y a bien longtemps, fut pour m'inoculer un fort curieux virus aux formes oblongues et aux multiples symptômes. La science des hommes demeure impuissante face à cette étrange maladie d'Ovalie. Le vaccin n'est pas prêt d'être découvert même si de nombreux anticorps s'évertuent à vous dissuader de poursuivre l'incubation : « Dirigeants fédéraux et arbitres hautains, élus allergiques au sport et journalistes malsains, loisirs familiaux et fêtes de familles, déplacements lointains et douches froides, terrains interdits et météo incertaines, …
La liste est longue mais elle ne décourage pas le pèlerin du jeu de main, l'officier du jeu de pied, le roi mage du plaquage, le damné de la mêlée, le farouche de la touche, de drôle du maul, l'échanson de la combinaison, le diabolique de la statistique, le vautour du discours, l'agaçant de l'entraînement, l'écriveur si râleur …
La seconde intrusion au cœur du Cercle fut marquée par cette volonté farouche d'obtenir un billet pour l'étage supérieur : cette fédérale 3 idéalisée. Par deux fois, aux portes du bonheur, le gong s'est grippé au coup de sifflet fatal. La porte nous ait revenu en plein nez ! Chat noir et déception incommensurable m'avaient découragé.
Deux finales perdues, un match de barrage envolé, l'impatience foudroyée et le rêve envolé ! Cette fois encore, la fatalité s'était parée de biens des habits différents. La liste est longue de tout ce qui a pu entraver ce dessein collectif. Nous sommes tous des clermontois accablés !
La troisième visite sera celle de la sagesse enfin acceptée. L'ego en bandoulière, l'impatience en vacances, l'orgueil repoussé au plus profond possible. Prendre le temps, former et préparer, construire des fondations et inventer une nouvelle architecture. Que de belles intentions !
Des jeunes qui vont pousser, un club qui va trouver en lui les ressources qu'il ne recevra sans doute jamais d'ailleurs. Un modèle de développement à inventer avec des dirigeants déterminés et présents contre vents et mairie.
Voilà tracée la feuille de route de ce retour en ma patrie. Mais l'entraîneur club-trotter qui a su appréhender les efforts municipaux à Pithiviers ou à Vierzon pourra-t-il accepter l'unique terrain interdit à la moindre goutte de pluie, le club house fermé, les douches froides, la dépendance administrative pour accéder aux vestiaires ou à la lumière sans bouillir en son fort intérieur ?
Cette liste de griefs immuables montrent les couleuvres qu'il me faudra avaler . Une ville où le sport n'est pas perçu comme élément fondamental dans l'éducation ou l'animation est de nature, hélas, à désespérer les mauvais caractères. Alors, si je reviens au Cercle, je ne souhaite pas taire mon désaccord et ce blog demeurera une chambre de courroux.
Reprendre le flambeau de la formation en conservant mon indépendance. Madame, l'oiseau revient au nid mais pas dans une cage. À bon entendeur, salut !
Excessivement vôtre !
BR
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