Partager l'article ! Délire de faciès au Rugby.: L'âge de Bière pour l'homme des Tavernes … ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
L'âge de Bière pour l'homme des Tavernes …
Nos médias nationaux nous parlent de Rugby à 3 jours du second test match en Nouvelle-Zélande. Que se passe-t-il sur la planète Ovale ? Les sombres-sots- (pardon soubresauts) de l'Olympique de Marseille passent au second plan. Quel est donc cet événement CONSIDÉRABLE qui surpasse les aventures de nos pousse-citrouilles tout comme les enterrements africains de nos présidents de la pompe funeste ?
La titularisation du chéri de ces dames, le chouchou des publicistes, le descendant de l'homme de Cro-Magnon, le petit cousin d'Attila ou de Jésus Christ. Sébastien Chabal lui-même, son altesse sérénissime, ce prince sans rire, surtout au moment du Haka entamera le match et on l'espère secrètement quelques cuirs chevelus adverses.
La lucarne médiatique a besoin d'icônes. C'est un fait de société. Nous eûmes Fred Michalak qui tenait la bougie, Sébastien Chabal a repris le flambeau, celui de la période Pariétale au pied levée et la chevelure au vent.
Le contraste est saisissant. Du premier au second, le Rugby a fait son « Coming Out » . Fini les têtes peroxydées, les petites frappes du calendrier, les joueurs graciles et néanmoins musclés. Nous entrons de plein pied dans les bas fonds des bouges borgnes.
Sébastien Chabal, c'est le retour de toute l'histoire de France. Des pionniers de la Guerre du feu aux artistes de Lascaux, de Vercingétorix à Clovis, de Charlemagne aux flibustiers de nos côtes, tous les clichés de la virilité hexagonale flottent au vent de cette folie qui prend nos tribunes.
La brute dans un écrin de balourd, le bon la brute et l'élégant, le manieur de jetons de poker et le vendeur de parfum masculin ; tout y passe et les autres trépassent !
Ce phénomène est un signe des temps, un refus du politiquement correct qui domine autant dans nos élites que sur les stades. Sébastien Chabal, ce n'est plus un joueur de Rugby, c'est le prophète de l'homme nouveau, celui qui se débarrasse de l'injonction de la séduction obligatoire, des bonnes manières ostentatoires, de la délicatesse dans la politesse.
Il grimace, il roule des yeux, il fait le laid pendant que les petits hommes en noir font leur danse guerrière et à lui seul, il redonne de la fierté à ce monde occidental qui était écrasé du poids de ces lourdes responsabilités dans le traitement des peuples premiers.
Il abat le sauvage, écrase l'indigène, pulvérise l'étranger. Il porte la flamme de l'esprit franchouillard, redore le blason national qui ne peut plus s'identifier dans l'équipe de France de football beaucoup trop black, encore beur et si peu blanche.
Loin de moi l'envie de justifier les raisons profondes et certainement obscures de cette idolâtrie malsaine. Nul procès d'intention non plus pour Sébastien Chabal, ce garçon aussi charmant en dehors du terrain que déterminé sur celui-ci. Simplement la volonté de proposer des hypothèses, de décrire des impressions et de mettre des mots sur ce qui dépasse largement le cadre strict de notre Rugby.
Des gens tirent des ficelles, je ne sais pas si ce sont celles que j'ai dénouées mais il y a là un environnement qui doit compliquer la réflexion des sélectionneurs au moment de coucher les 22 noms sur la feuille de match !
Bon match aux bleus et que les meilleurs gagnent !
Publiphobement vôtre.
BR
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