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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 09:30
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens

Main Street sur Vézère

À Thierry et Magalie sa reine d'Ovalie. 

Voilà bien la dernière crosse que nous fait ce joueur de Hockey sur Gazon, nous laisser en carafe pour aller repeindre la grotte de Lascaux.


La squaw plutôt, celle qu'il emmène dans ces bagages ; pas une de ces grandes malles des voyageurs au long cours mais une petite valise, de celles qu'il faisait pour s'en aller marquer un but, lui le redoutable avant centre du C. L. T. O..


Plus tard, il a troqué (déjà … ) la crosse pour le sifflet que personne ne réussira jamais à lui couper. Mais il en eut vite plein le dos, et l'appel du comptoir fut plus fort que celui de la gloire. L'arbitre fédéral se contentera de règlementer la conversation de ses clients, quitte à décerner quelques cartons de rouge pour les plus fidèles.


Parmi les plus pittoresques, il y avait les deux cheminots R. C. et P. C. qui un dimanche de sinistre mémoire, conduisirent l'ami Thierry derrière la rambarde d'un terrain de Rugby. Le choc fut violent, la souffrance terrible, la soif inextinguible et la fin pitoyable!

«  Ce soir là, je n'ai même pas vu Stade 2 ! ».
L'aveu est plus sincère que les remords. Il résume en quelques mots cette déchéance qui va conduire cette honorable commerçant, possédant licence IV et pignon sur rue, vers le statut peu avouable de sponsor d'un club de Rugby.


Bien sûr, il ne plongea pas de suite, il lui fallut comme pour beaucoup, une période d'accoutumance. L'addiction exige une pratique régulière, une lente descente dans les enfers de la troisième mi-temps et des fréquentations douteuses et hoquéteuses. 


 L'occasion fait le larron en foire, une friteuse offerte, un cadeau d'intronisation et le virus du partenariat totalement désintéressé avait saisi notre homme. Le Cercle défiscalisa 60 % des dons, comme l'autorise la législation en vigueur dans les clubs régit par la loi 1901. Cependant, je ne pense pas que le futur Périgordin vint pour cet avantage fiscal.


Lui il cherchait la chaleur, les relations humaines fortes et sincères. Tout ce que l'on trouve en Ovalie. Il y trouva bien plus et rencontra simultanément  l'amour de sa vie ; une certaine Magalie que quelques esprits chagrins ont voulu interdire de car, les vilains !...


Il connut presque tout avec le Cercle : deux finales mais pas de titre, c'est sans doute parce qu'un drapeau et un ballon  de Clermont trônent dans son estaminet. Il découvrit les joies du Stade de France et des retours beaucoup plus difficiles quand le vent s'engouffre par les vitres brisées.


Il nous tire sa révérence et abandonne lâchement il faut l'avouer Jérémy et Gérard.  Il aura encore à  poursuivre son apprentissage du Rugby en devenant partenaire de Montignac, un club aux dents longues qui vient de monter en première série. Il faut faudra apprendre qu'un des personnages célèbre de cette belle ville était le peintre Jean BROC. Un signe prémonitoire pour une future et probable intégration grâce à ses tournées mousseuses dont il n'est pas avare.


Nous ferons le deuil de nos passages au Main Street, nous chercherons désespérément une nouvelle table généreuse et simple, nous ne saurons plus où parcourir d'un œil rapide 'La Raie Pudique du Changre », notre bon journal qui parle si mal et si peu du Rugby régional. Mais nous n'oublierons jamais celui que nous avons placé sur les fonds baptismaux du ballon ovale.

Son neveu, perd un oncle de proximité. Il n'a qu'à retrouver le chemins du stade pour que la présence d'un Barberi perdure en terre fleurissoise. 


Nostalgiquement vôtre.
BR

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