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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 08:05
- Publié dans : Carton rouge

À toutes ces vestes réversibles …

Voici venu le temps des bilans, des compte-rendus et des mécomptes, des palmarès et des tableaux d'honneur. Le congrès est  ce moment de la migration exclusive des cravatés, enfin débarrassés des porteurs de shorts, ces êtres qui compliquent un peu trop leurs dimanches après-midi ! Ils se regroupent dans une salle des fêtes, un amphithéâtre ou une salle de réunion, bien loin des terrains qui les laissent souvent au second plan.


Sur le podium, les Califes du moment, bien installés dans un pouvoir immuable et sans risque de contradiction, dirigent la cérémonie qui vient poser quelques cerises sur le fardeau d'une saison achevée. Dans l'assistance, on sommeille après un repas gargantuesque qui laisse quelques souvenirs de ci de là sur des chemises boursouflées. On s'entretient entre voisins, on chuchote, on se fait signe, on s'invite pour le repas du soir.


Les débats ne s'enflamment que trop rarement. Heureusement, il y a toujours une innovation dans les futures compétitions qui réveillera l'auditoire et permettra d'attester de la vitalité des débats. Le changement dans ce domaine est la botte secrète, le solo annuel d'un virtuose de la complexité et du contre-pied.

 

Passés les soubresauts de cette révolte de façade, on reprend son somme, on se tait, on fait grise mine, parce que, comme souvent, la pilule est passée sans qu'il y eu de véritable fronde …


Puis, le président, en homme qui connait son affaire va se lancer dans ce merveilleux final qui lui assure tranquillité et docilité. C'est à son tour de tenir le devant de la scène, roulement de tambour et solo de flatteries. Partout dans le monde des costumes cravates, la distribution des colifichets  constitue le point d'orgue de la concentration.


Chacun son tour et surtout le tour des amis et des dociles, des braves silencieux et des gentils gendres. La médaille n'a aucun revers dans ce monde de la breloque en écrin sur tapis de velours. Elle place le récipiendaire dans la grande caste des obligés, des redevables et des aimables à perpétuité. La face rubiconde monte au podium pour contempler cette babiole qui n'est pas perçue comme broutille par le lauréat.


Dans cette pratique il y a un code couleur qui fait trembler l'observateur averti mais ne semble pas inquiéter ceux qui en sont le jeu de dupe. 


Le bronze vous laisse de très belles années devant vous, vous n'êtes pas prêt, sauf repas excessif, à abandonner la confrérie. On perçoit en vous, un relais possible pour suppléer ceux qui ont entrepris la lente descente.


L'argent vous place dans l'antichambre du pouvoir, des grandes ambitions ou des magnifiques strapontins fédéraux. On sait votre fidélité infaillible et on peut compter sur vous pour que la mer reste d'huile.


L'or se paie cash au bar. C'est le sommet d'une carrière d'indigestion de couleuvres et de petits services sans sévisse. C'est déjà le chant du signe ou la promesse du champ de naviots*. 


Le vermeille fait merveille pour les serviteurs increvables. C'est plus une canne anglaise qu'un bâton de maréchal. Cela doit se comprendre comme une porte ouverte vers la sortie. Vous en avez assez fait mais personne n'ose vous le dire. Un hommage d'outre-nombre en somme.


Les applaudissements des médaillés des années précédentes ou futures, clôtureront cet instant d'éternité que quelques clichés figeront pour une postérité illusoire et factice.


Numimastiquement vôtre.
BR

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