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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 07:53
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Les rugbymens

Seizième pluvieux ! Huitième Heureux ?

Un brusque changement météorologique m'avait contraint à l(abandon de cette chronique précipitée !

 

Un match de phase finale sous la pluie ce n'est pas tout à fait la même fête !


L'armée des supporters a perdu les troupes les moins acharnées. Un petite rhume, des rhumatismes récalcitrants, un repas familiales se sont soudain imposés dans l'ordre des priorités dominicale. Les voitures se désemplissent ; on se presse beaucoup moins sur les banquettes et la glacière et le panier à bouteilles ont fuit  le coffre.


Les plus acharnés répondent présents avec un brin de nostalgie dans le cœur. Ils leur manque la nappe à carreaux qu'ils auraient étendu sur une herbe tiède pour un pique nique gargantuesque. Ils devront se passer de cette petite sieste réparatrice avant que de se rendre au stade.


Le stade d'ailleurs fera aussi grise mine sous ce ciel plombé. La buvette ne connaîtra pas cette affluence des jours de grande soif. Les goûtes décourageront les clients  occasionnels …

La rambarde se taira, les porte-voix de la raillerie, en se réfugiant en tribune ,vont perdre leur verve et ce venin si délicieux. L'ambiance y perdra, le folklore chauvin a besoin de soleil pour s'épanouir.


Ce qui fera le plus défaut dans cette mésaventure climatique, ce sont les tenues légères des femmes. Les phases finales sous le soleil ont ce doux parfum des amours clandestines, des interdits que l'on transgresse, des rêves polissons qu'une jupette ou un chemisier évocateur suscitent …


La chaleur, quelques bières, une émotion forte ont fait plus de couples pas toujours éphémères que de futurs champion de France. Mais aujourd'hui, sous la pluie, les corps et les cœurs se sont barricadés et le petit vent frisquet ne nous fera pas courir le guilledou.


Sur la pelouse, les acteurs n'ont pas cette fièvre que la grande chaleur apporte. Le jeu ressemble étrangement aux joutes hivernales, la dramaturgie a perdu son sel. Les corps n'ont pas a subir le choc thermique qui donne habituellement au fin de partie cette dimension incontrôlable qui habituellement fait la magie de ce rendez-vous.


Le perdant rentera bien vite au vestiaire. Ils ne se prélassera pas sur cette pelouse pour goûter cette fin de saison, cette entrée dans le monde des vacanciers de l'Ovalie, des sédentaires de cette inter-saison interminable. Pour celui qui ce soir raccrochera les crampons, pour celui qui vit son dernier match sous ses couleurs, la pluie verse les larmes qu'il n'aurait pas voulu céder à l'émotion. Il ne profite pas de cette ultime page …


Le vainqueur se voit frustrer de son exubérance légitime. Il ne communiera pas avec la troupe des fidèles, ne partagera pas sur le pré cette première bière, la meilleure, celle qui favorise tant la récupération. Il ne retrouver pas ces amis qui sont venus exprès pour le voir. Il se rentre quitter ce maillot alourdi par la colère des cieux sans chanter sa joie.


Quand les joueurs des deux formations auront retrouvé leur tenue civil, ils ne retrouveront pas cette ambiance si particulière des soirées printanières. Beaucoup de spectateurs sont partis, les plus acharnés attendent dans le club-house. Ils n'auront pas ce plaisir bavard, de passer d'une grappe humaine à l'autre, de partager quelques anecdotes, d'évoquer l'avenir. Dans le brouhaha de la salle de réception le plaisir de la conversation s'estompe. Maudite pluie !

Ceux qui ont repris rendez-vous avec le rugby pour la semaine prochaine vont s'enquérir toute la semaine des prévisions de nos météorologues. Le soleil est l'acteur principal d'un match de phase final, sans lui, rien n'est pareil !


Pluvieusement vôtre.
BR

 

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