Partager l'article ! Naissance d'un nouveau Mythe ...: Le Baptême de la Bande à Jules ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Le Baptême de la Bande à Jules
Comme les promotions des grandes écoles s'identifient avec un patronyme, comme les grandes équipes de France de hand-ball se sont reconnues dernière des vocables humoristiques et provocateurs, un groupe de garçons, unis une année entière derrière un objectif commun, me semble avoir besoin d'une appellation d'origine caricaturée …
Par le passé, lorsque j'avais le bonheur de suivre la destinée de groupes juniors, il y eu toujours des baptêmes plus ou moins littéraires. Les Marcels, les Pauvres misères, les Gaziers, les Lascards ou les Protons furent les têtes de pont de ces générations sportives qui se reconnaissent encore derrière cette AOC de derrière les fagots !
Réinvestissant cette catégorie difficile et imprévisible, je reviens à ce réflexe du futur chef de meutes ! C'est en tout cas une ambition indispensable. La meute est l'expression la plus aboutie du groupe qui va au combat. Elle ne laisse rien derrière elle, la jeunesse à des crocs quand les moins jeunes s'usent les dents et que les plus vieux se les cassent sur un os.
Pour donner du grain à moudre à cette belle jeunesse pleine d'espoir et de fougue, une bannière, un flambeau, un étendard, enfin quelque chose qui flotte au vent de son insouciance.
« La Bande à Jules ! » sera ce cri de ralliement, ce sésame pour une histoire à écrire en lettres d'or, d'argent, de bronze ou de plomb.
Car rien n'est jamais sûr dans ce monde sportif où plus on est petit et pauvre et plus c'est difficile. Alors La Bande à Jules s'est agrandie pour essayer d'exister. Les juniors du Cercle uniront leur énergie à celle de leur camarades du JAS. D'où cette AOC de l'à peu près :
Bande en référence à JAS Band, pour célébrer la douce improvisation qui va prévaloir en cette année inaugurale d'une union qui s'imposait géographiquement.
Jules pour honorer Ferry tout autant que ce petit pot qui recueillait autrefois les besoins nocturnes, quand le tout à l'égout n'irriguait pas nos sous-sols de nos immondices intimes.
Pour que le mythe s'installe, il doit se nourrir de la poésie et de la déchéance. Le bien et le mal s'y mêlent et fécondent la petite fleur miraculeuse qui illuminera ce monde.
La Bande à Jules, un baptême trop arrosé peut justifié une chronique abracadabrante, sans queue ni raison, sans tête ni cochon. Sur les fonds baptismaux il est plus simple de bâtir des mots qui s'envolent que des aigris qui vont rester sur leur faim.
Voici, la grande nouvelle, sonnez clairons et raisonnez minettes : ils seront près d'une trentaine pour se lancer dans cette aventure insensée. Trois entraînements par semaine comme chez les grands, eux qui ne sont encore que tous petits. Deux terrains, trois entraîneurs, quatre dirigeants, cinq raisons de croire en l'étoile de cette bande qui va nécessairement briller au détriment de personne pas plus qu'au firmament du Rugby français.
Baptistement vôtre.
BR
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