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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 07:58
- Publié dans : Ethnologie sportive

Le Baptême de la Bande à Jules


 



Comme les promotions des grandes écoles s'identifient avec un patronyme, comme les grandes équipes de France de hand-ball se sont reconnues dernière des vocables humoristiques et provocateurs, un groupe de garçons, unis une année entière derrière un objectif commun, me semble avoir besoin d'une appellation d'origine caricaturée …


Par le passé, lorsque j'avais le bonheur de suivre la destinée de groupes juniors, il y eu toujours des baptêmes plus ou moins littéraires. Les Marcels, les Pauvres misères, les Gaziers, les Lascards ou les Protons furent les têtes de pont de ces générations sportives qui se reconnaissent encore derrière cette AOC de derrière les fagots !


Réinvestissant cette catégorie difficile et imprévisible, je reviens à ce réflexe du futur chef de meutes ! C'est en tout cas une ambition indispensable. La meute est l'expression la plus aboutie du groupe qui va au combat. Elle ne laisse rien derrière elle, la jeunesse à des crocs quand les moins jeunes s'usent les dents et que les plus vieux se les cassent sur un os.


Pour donner du grain à moudre à cette belle jeunesse pleine d'espoir et de fougue, une bannière, un flambeau, un étendard, enfin quelque chose qui flotte au vent de son insouciance. 

« La Bande à Jules ! » sera ce cri de ralliement, ce sésame pour une histoire à écrire en lettres d'or, d'argent, de bronze ou de plomb. 


Car rien n'est jamais sûr dans ce monde sportif où plus on est petit et pauvre et plus c'est difficile. Alors La Bande à Jules s'est agrandie pour essayer d'exister. Les juniors du Cercle uniront leur énergie à celle de leur camarades du JAS. D'où cette AOC de l'à peu près :

 

Bande en référence à JAS Band, pour célébrer la douce improvisation qui va prévaloir en cette année inaugurale d'une union qui s'imposait géographiquement.


Jules pour honorer Ferry tout autant que ce petit pot qui recueillait autrefois les besoins nocturnes, quand le tout à l'égout n'irriguait pas nos sous-sols de nos immondices intimes.

Pour que le mythe s'installe, il doit se nourrir de la poésie et de la déchéance. Le bien et le mal s'y mêlent et fécondent la petite fleur miraculeuse qui illuminera ce monde.


La Bande à Jules, un baptême trop arrosé peut justifié une chronique abracadabrante, sans queue ni raison, sans tête ni cochon. Sur les fonds baptismaux il est plus simple de bâtir des mots qui s'envolent que des aigris qui vont rester sur leur faim.

Voici, la grande nouvelle, sonnez clairons et raisonnez minettes : ils seront près d'une trentaine pour se lancer dans cette aventure insensée. Trois entraînements par semaine comme chez les grands, eux qui ne sont encore que tous petits. Deux terrains, trois entraîneurs, quatre dirigeants,  cinq raisons de croire en l'étoile de cette bande qui va nécessairement briller au détriment de personne pas plus qu'au firmament du Rugby français.


 

La Bande à Jules veut simplement vivre ce bonheur simple et si complexe à la fois de tenir chaque semaine un collectif complet et déterminé pour affronter des formations qui connaissent sans doute ce soucis existentiel qui fait passer des nuits blanches aux présidents des clubs régionaux. En voilà deux qui vont mieux dormir et c'est tant mieux pour eux.

 

 


Baptistement vôtre.
BR

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