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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 09:20
- Publié dans : Compétition et conséquences

Pour quelques points de plus.

 

Un soleil de plomb tombe sur le bord du Tarn. L’ombre joue un combat désespéré avec une lumière crue que vous cuit sur pied. La rivière ne vous apporte pas même le petit réconfort que vous espériez de cette eau pourtant tumultueuse.

Les canoéistes, toujours plus nombreux ici, sortent de leurs frêles embarcations en ressemblant étrangement au homard qui débarque d’une marmite. Personne ne se moque d’eux, chacun pense que la même mésaventure les guette au détour du premier rayon fâcheux !

 



Les thermomètres s’affolent, seuls sont qui sont à l’abri de l’astre ardant indiquent 30 ° Celsius (pour les nombreux lecteurs anglo-saxons). Les autres renoncent à nous donner une indication fiable sur le calvaire volontaire que nos forçats de la pelouse vont s’infliger.

Oh, ils ne sont pas tout à fait fous, ils présentent l’absurdité de leur démarche. A l’heure annoncée, un seul était présent, caché à l’ombre d’un grand arbre, il espérait en son fort intérieur que les autres allaient lui faire faux bond, comme ce maudit ballon qui se dérobe régulièrement devant ses mains …

 


Las, il n’en fut rien, chaque quart d’heure de retard apportait son lot de vaillants ou d’inconscients. La démarche aussi peu assurée que celle du condamné qui monte à l’échafaud, ils honorent une promesse en se doutant bien qu’elle leur en cuira !

Une heure plus tard, une troupe très réduite au demeurant, va se lancer dans ce devoir de vacances qu’un préparateur physique aveyronnais a concocté dans la tiédeur d’un après-midi de mai. L’homme, contrairement à ce que ses origines peuvent le laisser penser, n’est pas avare de la sueur de ses contemporains !

 


Ce petit noyau d’indomptables va se lancer : les chaussures ont remplacé les tong bien plus de saison il faut le reconnaître et ils ont même enfilé des chaussettes, ce qui les fait passer pour de surprenants fantaisistes ou des touristes anglais.

Le chef de meute annonce 15 minutes d’échauffement. Ce terme technique surprenant le pauvre témoin accablé  de chaleur. Pourquoi, ceux-là ont-ils donc froid ?

Le rythme est relevé, comme l’est sans doute ce petit groupe, composé des plus motivés de la cité. Vite, en fond de peloton se traîne Petro. Il  mouline autant que les autres mais ses petits pas ne lui permettent pas de suivre ces géants. Pour l’instant, il ne se décourage pas, il ne sait pas encore qu’il va recevoir les foudres d’un entraîneur inactif, observateur occasionnel de la séance !

Les tours s’enfilent comme les perles qui viennent éclairer leurs fronts luisants. Pas d’ombre pour nos forçats et une reprise d’entraînement si proche qu’il est impossible d’échapper à la corvée …

Une paire de jeunes pratiquants se laisse progressivement distancer. Il y a du Laurel et Hardy dans ce duo dissemblable. Le petit se la joue facile, les mains en haut du guidon, il en garde sous la semelle. Le grand sue et peine à respecter la cadence des deux téméraires partis en avant.

 


Devant, les plus costauds veulent démontrer qu’un corps sculpter par la musculation peut tout aussi bien permettre des performances d’athlète. Et ma foi, le chronomètre plaide en leur faveur tout comme devront en témoigner les futurs tests physiques qui attendent nos hommes !

 

Puis viennent les tortures spécifiques, ces programmes si simples pour celui qui jongle avec les données énergétiques et se joue des filières à coup de couples simplistes. Ici, le 50-10 doit précéder le terrible 40-20 pour des séries de 12 minutes.

 


Je m’aperçois que quelque chose vous échappe. Même le rugbyman a introduit dans sa préparation des concepts numériques précis. Il est question ici de secondes qui, dans le deuxième indice s’écoulent avec la lenteur d’un supplice. D’ailleurs, il y a des victimes !

Petro s’effondre, le vélo du matin l’aurait tué d’après des sources autorisées. Le petit albigeois, qui avait abandonné son double, a froissé un muscle en voulant se mettre en danseuse pour rattraper les colosses.

Le 40-20 trop inhumain à plus de 40°C, s’est progressivement affadi en un vulgaire 50-10. Le chronomètre a perdu de son autorité indiscutable et la dernière série fut abrégée car toutes les meilleures choses ont une fin.

Les discussions d’après l’effort attestaient que nos hommes pensaient déjà au réconfort. Ils évoquaient des week-end où les séries à tenir s’exprimaient avec des nombres moins précis.

J’ai cru comprendre que des séries de 33-51 les attendaient jusqu’à plus soif !

 

 

Chaleureusement vôtre.
BR

 

 

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