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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 07:45
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens
D'Épinal et d'ailleurs …

    Depuis que je chante les louanges de notre Principauté d'Ovalie, il me parait nécessaire de franchir le Rubicon pour aborder de face le point de vue de l'autre camp, celui, majoritaire, des réfractaires, des méprisants, des médisants et de leurs meneurs : les calomnieux !

    « La horde des braillards ! »
C'est ce qui revient fréquemment dans les propos des insomniaques dérangés nuitamment  Ne disposant pas de double vitrage, leur proximité d'un terrain, d'un club-house ou d'un bar dédié au culte de l'Ovale, devient pour eux un calvaire bi-hebdomadaire. Ils redoutent le vendredi soir, ils haïssent les dimanches soirs. Pour eux, le Rugby est synonyme de nuit blanche, de trottoirs souillés et de portières battantes. Pitié pour eux, messieurs les 'éructeurs' matutinaux !

    « Les grossiers des aires de repos ! »
Des malheureux automobilistes regrettent amèrement leur arrêt en même temps qu'un car rempli presque exclusivement d'hommes débraillés. Madame est horrifiée devant cet alignement impressionnant et navrant de cinquante soudards vidant leurs vessies gonflées à l'excès par une boisson à base de houblon. Monsieur est exaspéré devant l'absence totale de conscience écologiste de ces gens qui vident ces petites bouteilles de verre dans des poubelles de hasard. Mademoiselle est choquée quoique flattée aussi, devant des propos aussi galants que grivois. Elle n'apprécie pas du tout par contre cet étrange sentiment d'être une proie pour des prédateurs en rut. Un peu de conscience collective et de dignité, messieurs les écumeurs des routes et des jupes !
    « Les agressifs de l'apéritif ! »
Des clients occasionnels, le tenancier d'un bar de passage, le malheureux voisin de comptoir se plaignent à l'unisson. Le verbe monte vite autour d'innombrables verre de pastis opaques. Le débit s'accélère à mesure que l'alcoolémie prend du gramme. Les mains ponctuent avant que de s'agiter en tout sens lorsque les mots ne servent plus à rien. Quelques personnes sont bousculées, des verres éclatés, du vent brassé et des coups échangés. Assez, messieurs les 'écluseurs' du zinc !

    « Les  vilains du lundi matin ! »
C'est ce que constatent quelques collègues ou amis, effrayés par l'aspect tuméfié de ces étranges garçons qui ont fait don de leur plastique à la violence consentie. Un peu de bleu sous un œil plus poché qu'un œuf coque, une lèvre gonflée, un claudiquement manifeste, quelques griffures sur les bras, une voix éraillée, tous ces signes attestent d'une participation enthousiaste à un étrange rituel guerrier. Peu plaignent notre homme puisqu'il semble aimer çà ! Beaucoup se gaussent devant ce spectacle désolant de la dégradation physique. Plus de discrétion, messieurs les combattants, cachez ces plaies que les assurés sociaux ne sauraient voir !

    « Les inconscients de leurs limites ! »
Mesdames les épouses légitimes ont suppléé les mères éplorées pour rejoindre cette plainte partagée aussi par des employeurs marris. Ces colosses ne ménagent jamais des corps mis à rude épreuve et à toutes les bouillies envisageables. Ils soulèvent autant de fonte que de verres, avalent les kilomètres et les côtes de bœufs. Ils reviennent sanguinolents, boitillants et épuisés par une nuit de fête. Ils ne se reposent qu'au travail, hélas. De la modération, messieurs les stakhanovistes de l'effort, préservez un peu des montures qui ne sont pas immortelles !
    
    « Coureurs de jupons et maris volages ! »
C'est la plainte des baronnes lassées des frasques incessantes de ces adultes en culotte courte toujours partants pour l'escapade incontrôlable. Tous ces voyages lointains entretiennent plus les phantasmes de la délaissée que des relations conjugales paisibles. Elle devrait pourtant se douter que le vantard n'est que rarement soudard. Pensez aux vôtres, messieurs les grands enfants, devenez adulte avant qu'il ne soit trop tard !

    Ici et là, on les traite encore de brute épaisse, de sombre imbécile, de pauvre type et de grand con. Les braves gens, fort de leur grand nombre, pointent toujours d'un doigt d'infamie ceux qui se distinguent de la masse molle et bien pensante. Leur comportement anachronique attise la jalousie et la convoitise.

    Ces hommes libres et fiers, valeureux et ombrageux, excessifs et magnifiques, préservent un esprit de groupe qui n'est plus de mode. Restez longtemps ainsi, messieurs les rugbymen, un peu de fantaisie et de folie dans ce monde égoïste, ne peut pas nuire !


Indubitablement vôtre.
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