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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 07:13
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens
Quand les avants pondent un bon ballon !
    En ce jour : 09/09/09, entièrement dédié à ce merveilleux numéro, qu'il me soit permis d'évoquer deux figures emblématiques de ce poste que j'ai eu le privilège de croiser.

    Le premier, c'est l'ami Henry, le sorcier du Gers qui use maintenant de ses maléfices en Armandie. Il aime le neuf coquin, lanceur et patron. Il le veut roublard, truqueur, vif et courageux.
Il le façonne pour en faire un expert du jeu d'avant : de la touche comme de la mêlée. Il m'a permis de découvrir la fragilité des hommes et la beauté du rôle de l'entraîneur.

    Le second me fut « offert » par le premier. Monsieur Fourroux m'a rendu la vie impossible mais m'a donné à partager son immense amour de ce jeu, de la bataille qu'il engendre, de la mêlée qui donne naissance aux légendes. Il m'a fait rentrer dans la mélodie et la puissance de ses mots qui enflammaient un vestiaire ou un terrain d'entraînement.
    Les deux m'ont définitivement débarrassé de ma naïveté face à ce monde qui est, et restera à jamais impitoyable. Mais qu'importe le coup de couteau à venir, les rencontres de l'instant sont  toujours si belles !

    Le neuf, pour ces deux-là et beaucoup autres, j'en suis certain, est le chef d'orchestre d'une équipe. Il est d'abord là pour faire jouer toute l'équipe en exploitant au maximum les différents variables qu'il doit analyser sans cesse. C'est lui qui recherche les zones de faille, repères les faiblesses de son équipe et les préférences de l'arbitre. Il est le maître tacticien !

    Il est un poisson ! Pour les siens, par son caractère de chien qui ne lâche rien. Ce que 9 veut, 9 doit l'obtenir de ses avants plus dociles que des moutons avec lui, plus féroces que des loups si on le touche. C'est un aboyeur, une voie qui tonne et s'impose à tous, au cœur de l'effort. Il est les yeux de ces garçons qui sont dans les luttes souterraines.

    C'est un guerrier qui va se coltiner des adversaires plus grands et beaucoup plus lourds que lui. Il va les retourner, les pister à chaque incursion dans sa zone. Il est le premier défenseur, celui qui montre la voie à tous les autres.

    C'est enfin le vif argent. Il est rapide comme l'éclair pour prendre un trou et finir à dame. Sa passe fuse avec une précision redoutable. Sa décision est immédiate et aussitôt mise en application. Il joue la pénalité et lance l'offensive. Il retarde le ballon et permet de récupérer. Il joue l'imbécile ou le grand provocateur. C'est une purge du début à l'après !

    Car, il n'arrête pas sa prestation au coup de sifflet final. Le patron paie de sa personne à défaut de sa tournée. Il mène le grand cirque du n'importe quoi quand les gros partent en vrille. Il se doit d'être là et se fait un point d'honneur de tenir la route.

    Plus tard, il sera entraîneur, prendra en charge les destinées du paquet avant que de devenir un entraîneur de renom. Ce qu'il a développé sur le terrain, il l'exprimera encore mieux, le poids des ans et de l'expérience allant, pour les garçons dont il aura la responsabilité. Il fera alors l'effort de se couper de la troisième mi-temps. Ce n'est plus sa place d'entraîneur, lui qui y était si brillant en tant que joueur. 

    Tout cela doit effrayer le candidat au poste. On n'invente pas un 9 par la grâce de la formation, on décèle un potentiel humain et technique et on le nourrit pour ne pas perdre cette merveilleuse exception : un physique à ne pas forcément jouer au rugby, une personnalité à décourager ses formateurs comme ses parents, une humeur exécrable la plupart du temps et un pouvoir sur ses camarades qui pourrait faire de l'ombre …

    Malicieusement vôtre.
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Commentaires

merci e toi BR pour cette excellente définition du 9 j'en avais la gorge un peu serrée et je la considère comme un hommage a ce rôle du demi de mélée poste cher a mon coeur
Commentaire n°1 posté par boutard philippe le 09/09/2009 à 19h36
C'est bien sur un hommage à tous les 9 que j'ai croisés dans mon parcours.

rares sont ceux qui sont devenus arbitre.
Plus nombreux sont ceux qui ont pris l'autre sifflet, celui de l'entraîneur.

Bonnes lectures et à bientôt au bord d'un terrain.

Bernard
Réponse de BR le 11/09/2009 à 10h39
Par BR
 
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