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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 07:06
- Publié dans : Ethnologie sportive - Communauté : Les rugbymens
Dure à La Vallée.
    Le gratin des éducateurs territoriaux du Loiret était convié à une séance de Formation fortement conseillée par les instances sportives. C'est au compte-café * que de tous les clubs départementaux arrivaient les entraîneurs. (* Il est bien fini le temps de la petite goutte matutinale).

    Passé le quart d'heure inévitable et nationale du retard qu'on s'octroie par principe dans ce genre de circonstances, les stagiaires se posaient dans la salle de réunion.

    Blazer en avant, cravate au vent, le Président du Comité Départemental (notez les majuscules de déférence) pouvait ouvrir la séance. C'est avec sa verve légendaire qu'il nous gratifia d'un bref discours liminaire qui se perdît hélas dans un aphorisme retors.

    Il avait sans doute l'intention de conclure sur un très approprié : « Cent fois, il faut remettre son ouvrage sur le métier ! » Maxime louable et raisonnable pour aborder le grave problème de la sécurité. Il se perdit dans un approximatif : « Il faut remettre les pendules à l'heure ! » Propos beaucoup plus discutable pour le sujet qui nous rassemblait !

    Puis le C.R.T., notre cadre technique référent affublé d'un de ces sigles si chers au langage administratif de notre pays, rentre en action. Il est accompagné de l'incontournable ordinateur portable, outil indispensable de nos jours au conférencier nomade, au formateur itinérant, au discoureur hors de ses bases. L'absence de vidéo projecteur nous rappelait que nous ne sommes qu'au plus petit niveau, et que la logistique n'est pas encore à la hauteur des intentions …

    L'adoubement de Marcoussis, ce sésame miraculeux, permettait à notre formateur de se placer au dessus d'une mêlée qu'il a pourtant parfaitement maîtrisée lorsqu'il était encore, il y a peu, un redoutable talonneur. Mais c'est ainsi en Ovalie, le seul discours qui mérité d'être porté doit être estampillé par la Direction Technique Nationale !

    La sécurité du pratiquant, du joueur et de sa version initiale 'd'entraîné', était le thème du jour comme il fut celui de l'année passée et comme il sera encore d'actualité l'année prochaine. On devine la GMF derrière ce louable souci et on ne peut que se féliciter de la réparation d'un oubli fâcheux dans la formation initiale.

    Le formateur est rituellement accompagné d'un arbitre référent, un duo improbable qui tient de l'éternel mariage de la Carpe et du Lapin. Je ne me permettrai pas de coller la moindre étiquette à ces deux garçons, charmants et compétents, qui ne méritent sans doute pas de tomber sous la plume forcément moqueuse du correspondant de chroniques-ovales à cette manifestation.

    L'arbitre, à l'instar de son partenaire, a besoin d'une onction nationale pour s'autoriser à défendre son expérience. Il se prévaut de Joel Judge pour valider des propos qu'il domine pourtant sans ce tuteur stratosphérique. Il en est ainsi au Rugby comme dans d'innombrables activités en ce pays, pour parler de sa place légitime, chacun doit se prévaloir d'une autorité supérieure !

    Forts de ces discours agréés, ils animèrent avec brio, humour, autorité et pertinence, une matinée que les stagiaires ne virent pas passer. Les pendules de notre Président n'étaient nullement prémonitoires et les diverses commissions n'eurent pas besoin de jouer la montre.

    Chacun peut parler et apporter sa pierre à cet échange des expériences. Puis le terrain permit de mettre en action les recommandations de notre Fédération. Deux plaisantins se prêtèrent de bon cœur au difficile rôle de cobaye pour leur plus grand plaisir. La matinée pouvait prendre fin, sans le rituel de l'apéritif de clôture, tout se perd dans notre Rugby.
   
    Formellement vôtre.
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