Partager l'article ! Initiateurs de Loire.: Un patrimoine se partage. Au maire d'Olréans qui a vraiment réconcilié la ville avec son fleuve et qui doi ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre





Pour une Loire Consensuelle !
@ BR .... Commentaire publié sur Libération.fr
J’ai parcouru de long en large pendant ces cinq jours, sous un soleil bienveillant ou nuitamment, les quais tant dans leurs parties piétonnières serpentant entre guinguettes et « marchands du temple » que sur les mauvais pavés près des bateaux et des multiples animations.
J’ai été bien sûr un peu assourdi par une hyper sono envahissante mais j’ai toujours trouvé des plages de relatif silence et rien ne m’obligeait à ne pas fuir les spectacles qui n’étaient pas de mon goût.
J’ai contemplé à quai ou sur l’eau les bateaux les plus divers que, comme la quasi totalité de cette foule que vous semblez mépriser, nous n’avons pas si souvent l’occasion de voir. En moi-même j’ai été reconnaissant à tous ces mariniers passionnés, restaurateurs ou constructeurs d’embarcations anciennes qui nous donnaient un si beau spectacle.
M’arrêtant à de nombreux stands associatifs j’ai eu tout loisir de satisfaire mon intellect et ma curiosité.
Je garde de belles images en tête, les quais animés, la ronde des toues, futreaux, chalands et autres sur cette Loire qui n’est pas que la vôtre et que l’on peut admirer et aimer autrement qu’à votre manière, un train de bateaux avec en arrière plan le soleil tombant dans l’eau, un beau feu d’artifice qui a émerveillé petits et grands.
Tout au long de ces cinq jours j’ai croisé beaucoup de gens qui, déambulant ou attablés, ne paraissaient pas bouder leur plaisir. J’ai aussi vu dans les espaces didactiques ou ludiques beaucoup d’enfants qui m’avaient tout l’air d’être intéressés et heureux.
Certes ce festival a ses défauts ; comme pour toute manifestation on peut toujours trouver un angle d’attaque pour la critiquer et vous n’y manquez pas.
Pourtant, et Dieu sait si je suis très loin d’approuver bien des projets de notre maire, en particulier en matière d’urbanisme, je pense que ce festival de Loire dont l’initiative lui revient est une bonne initiative.
Que cela ne vous empêche surtout pas de célébrer chaleureusement entre vous, en véritables amoureux libres et rebelles, notre Loire sauvage.
Mais gardez vous en affichant votre mépris pour ce festival de mépriser en même temps « ce flot tumultueux et pécunieux des spectateurs consommateurs avides, cette marée humaine qui s’agglutine aux échoppes, ce petit peuple ». Tout le monde n’a pas, loin de là, les moyens et la chance d’habiter en amont d’Orléans ce « petit village lové entre canal et Loire ».
La pureté est belle mais trop de pureté frise l’élitisme et isole surtout quand, comme il me semble l’avoir lu dans la presse locale, s’y mêle des histoires de gros sous.
Rédigé par : manuche | 28/09/2009 à 17:38
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