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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 08:11
- Publié dans : Carton rouge - Communauté : Les rugbymens
Retour de bâton
    Un certain Jean Claude  Duce d'un forum qui m'échappe m'a décerné cette merveilleuse flatterie pour l'ensemble de mes chroniques ovales. Je tiens à le remercier chaleureusement ; il vient de m'ouvrir de nouvelles perspectives.

    Ainsi, je vais devoir poursuivre mon opération : « Truismes et banalités » en direction de toutes les huisseries grinçantes de notre maison Ovalie. Ma prose, par nécessité et louable pléonasme, manie à plaisir le prosaïque et l'insipide. Monsieur Jean Claude, grand pourfendeur des vérités qui ne sont pas bonnes à dire, attend plus de hauteur et d'originalité dans les querelles du bretteur.

    Il a raison, le diable, lui qui ne prend guère de risque, à renvoyer la formule assassine, dans un forum où le pseudo garantit l'immunité fédérale. J'avance à découvert là où peu de gens osent affronter le courroux de nos élus. Je ne fais pas qu'écrire du reste. J'ai mis parfois mes actes en conformité avec mes paroles ou mes positions.

    J'ai démissionné d'un poste d'élu régional, au titre de la représentation des entraîneurs, pour dénoncer la gabegie financière que j'ai  déplorée lors d'un bref et particulièrement onéreux passage dans une commission nationale. Puis, je fus membre de la trop brève liste alternative menée par un Jacques Fouroux qui ferraillait encore !

    J'ai payé cette volonté d'affirmer qu'une structure monolithique comme notre FFR ne peut être totalement démocratique. Des gens qui aspirent à l'ascenseur fédéral ont usé d'expédients infâmants pour punir l'impétrant. D'autres membres de cette liste éphémère ont disparu du paysage rugbystique sans que nul ne s'en émeuve.


    Monsieur Jean Claude, j'enfonce des portes ouvertes et elles me reviennent parfois en pleine figure. Vous n'êtes peut-être pas très loin du battant ! Je vous trouve particulièrement à l'abri pour juger de façon si péremptoire.


    Vous n'avez pas non plus, je suppose, porté la contradiction devant un vice-président de la fédération dont le seul argument fut de me prier de quitter la salle, ce que je fis au grand étonnement d'un pâtre, peu habitué aux éclats devant sa Grandeur. Sur le sujet de désaccord, j'avais raison et la fédération revenait sur une décision regrettable* dès l'année suivante, sans que jamais, ce monsieur, ne m'adresse les moindres excuses.
* Il s'agissait des catégories d'âge qui avaient subi une modification l'espace d'une saison …

    Ainsi va la vie difficile du rebelle en Ovalie. Quand de plus, il se targue d'être Entraîneur, il découvre qu'on peut lui opposer des moyens sournois pour lui mettre des bâtons dans les roues. Vous pourriez obtenir des témoignages qui attestent de ces affirmations, monsieur le menuisier des forums, qui fait bien plus de copeaux que de vagues.
    Alors, contre vents et marées, je poursuivrai ma petite entreprise de décryptage des travers de notre principauté d'Ovalie, sans chercher à plaire ni aux puissants qui ne me feront jamais ployer, ni aux indisposés de la sagacité, qui ne m'empêcheront pas de poursuivre ma croisade contre les moulins à vent et autres girouettes.

    Je vous assure, Monsieur Jean Claude de ma plus totale mauvaise foi, dans la colère feinte comme dans tous les autres brûlots que j'ai parfois essayé d'allumer sur ce site. Que ceux qui s'en amusent, sachent qu'ils seront toujours les bienvenus. Quant aux autres, leur liberté de ne pas me lire est totalement inaliénable !


           Malhonnêtement vôtre.
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