Partager l'article ! À la recherche d'un site magique.: Un drame sans importance. Vivons nous d'illusions ? La question peut ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Un drame sans importance.
Vivons nous d'illusions ? La question peut se poser. Le blogueur est un être de chair et de sang mais surtout d'air et de temps. Il brasse les idées, celles qui sont en suspension, les saisit au moment où elles passent et les couche sur le papier. Il écrit un billet qui correspond, du moins espère-t-il, aux frissons d'une opinion versatile et volage.
Il pense avoir trouvé site à son talent. Il y est connu, reconnu et suivi. C'est du moins ce qu'il se plait à croire. Il a des amis dans tous le pays, des inconnus lointains qui se présentent à lui sous un pseudonyme pareil au sien. C'est un bal masqué, quand les musiciens sont partis, que les flonflons ont cessé, il est bien mal aisé de reconnaître les danseurs.
Le Post a fermé sa piste, la sciure recouvre le parquet, une poussière qui sera bien vite oubliée et chapitre clos. Circulez, il n'y a plus rien à dire nous ont fait comprendre les nouveaux maîtres des lieux. À quelques encablures d'une élection capitale, il fallait adresser un signal fort aux petits peuples des claviers. La liberté d'expression est un bien trop précieux pour la confier aux manants. Le Huffington Post ne s'en cache pas, pour avoir le droit d'exposer son point de vue, il faut un nom, un curriculum vitae, un passé crédible, un avenir tout tracé.
La plèbe n'a plus sa place, elle est par définition insaisissable et bien trop dangereuse. Quand on n'a rien à défendre, rien à préserver, ni privilège ni avantage, la parole est trop libre et les propos plus extrêmes. Pour continuer à en croquer, les nantis doivent faire taire la petite musique de l'indignation. L'anesthésie des médias télévisés n'est pas suffisante, la toile doit passer elle aussi sous les effluves de l'éther.
Le bec dans l'eau, le désespoir au cœur, celui qui se croyait être un gage de qualité, une marque de pertinence se découvre bien vite n'être rien devant dame Sinclair ou madame Rachida. Le fils Bedos peut se montrer partout, il a un nom, il n'a pas besoin de se faire un prénom. Il en croque comme les autres quand ceux qui n'ont rien demandé se retrouvent poussés de là comme des malpropres.
Alors, c'est la course au nouvel Eldorado du blogueur. Il faut courir les sites d'accueil, de demander, quémander nouvelle place au soleil. Bien vite il apparaît qu'effectivement, nous ne sommes que misérables grains de poussière. Tout est à reprendre, tout est à refaire et obtenir le précieux sésame n'est pas aussi simple !
Médiapart est un espace protégé, il faut attendre le feu vert avant que de proposer un billet qui sera examiner ultérieurement quand le temps sera passé de l'actualité évoquée. Le Plus semble beaucoup plus accessible mais se trouve contrarié par l'apostrophe de mon nom d'emprunt. Il faut parlementer, réclamer, s'impatienter pour finalement obtenir gain de causse et trouver des audiences à pleurer de rage.
Un journaliste du Post, mis à la porte comme tant d'autre vous sollicite pour une nouvelle expérience. C'est le Newsring, décidément il faut se plier à la domination du vocable angliciste. La pratique est différente, ce sont des commentaires plus court, un format qui ne convient guère à l'adepte de la logorrhée dactylographiée. Qu'importe, vous vous essayez à cette nouvelle pratique.
Pendant ce temps vous découvrez que Twitter ouvre ses portes aux textes longs. Vous jetez à la mer, ces bouteilles désespérée, elles vont leur chemin sans que vous sachiez vraiment le sort qui leur est promis. Vous vous retrouvez éparpillé, dispersé sur des espaces multiples sans jamais retrouver ce qu'on vous faisait accroire sur le défunt Post.
Finalement, vous trouvez d'autres âmes en peine qui hantent les arcanes de la toile. Une communauté se créée et regroupe les fantômes. Les exilés du Post se rassemblent sur over-blog, à plusieurs on se sent moins seuls et on a le plaisir de quelques visites amicales. Internet est une jungle, vous en aviez oublié les règles, bercé que vous étiez par les flatteries numériques d'alors.
Sansiteficxement vôtre
remerciez le vilain petit canard66, il tient à jour sa longue liste des exilés , grâce à laquelle j'ai pu vous retrouver, et vous lire,
l'éparpillement , c'est ce qu'il y a de plus terrible,
ne dit on pas diviser pour mieux régner ?
dans un article du huff, paru récemment, sur ses débuts, j'ai cru comprendre qu'ils recherchaient un moyen de s'ouvrir plus ... à fouiller les commentaires, ou je vous redonnerai le lien plus tard dans la semaine,
parce que le plus lourd à gérer, c'est suivre ses Z'amis, curieux nom, alors que sur le post nous avions nos favoris, mot plus approprié pour ce genre d'utilisation,
oui je m'y suis inscrite, parce que c'est nouveau, et que j'ai assez de curiosité pour mettre de coté mes Z'égos, quoique frustrée de ne pas y lire à minima quelques réponses des Z'auteurs contributifs participatifs à titre gratuit !
oui qu'ont ils de + que nous ? mais leur nom , ma brave dame, un nom ca fait vendre , à défaut de posséder une vraie et belle plume, un temperament ravageur, et de l'ardeur à exprimer tout haut ses pensées mêmes les + médiocres, eux se contentent de bien plaire à l'air du temps ... de faire gagner aussi des parts de marchés, en audience même par une qualité insipide d'un contenu que je n'aurais même pas lu ailleurs sur des grands sites de médias classiques ! (me suis meme prise à commenter chez RAchida, c'est tout dire, ca y est la contamination est totale, arghhh)
je suis une resistante de l'usage de facebook, n'y voyant là qu'un outil de plus à trop nous dévoiler, il me tarde très vite de retrouver un travail, pour me renoyer dans la masse, des vies parfois et certes insipide, mais tellement plus chaleureuses, tant la vraie vie apporte de ses liens humains ... ou pas,
Bref internet est devenue comme la vie, un lieu de prédateurs et de prédatés,
au départ un outil communautaire censé rapprocher les gens, chose que le post a su extremement bien faire, ils l'ont aussit^t tué dans l'oeuf ^^...
Flower-power
Je l'ai remercié et j'espère tenir à jour mes liens.
Nous allons constituer un espace, qu'il ne soit pas seulement de nostalgie mais de bataille. Tous les jours, je glisse un extrait de mon billet du jour sur le Houff ! C'est ma mani!re de leur rappeler notre existence et peut-être de leur faire regreter leur nettoyage par le vide.
Médiapart a en effet sa ligne éditoriale (contrairement au huffchose) et il est très rare qu'ils acceptent des textes de l'extérieur. Pour y publier, il faut donc soit entrer dans leur staff (et les places sont rares), soit s'abonner et publier via le Club. Comme je lis plus Médiapart qu'autres choses, j'y suis abonné et je publie via le Club.
Là, on peut faire presque tout ce que l'on faisait sur Le Post. Certains y tiennent des bistros, comme celui de Marie Cerise ou de Janice, d'autres y font du copier coller, d'autres encore y publient des textes fouillés.
Et, contrairement au Post sur lequel je refusais de faire la Une, cela m'arrive régulièrement sur Médiapart, et sans aucune modification.
Pour me lire, il y a aussi mon blog perso
http://jmplouchard.wordpress.com/
Sinon, il y a aussi Dazibaoueb
http://www.dazibaoueb.com/index.php
On peut aussi s'ouvrir un blog sur Rue89, mais il faut être agrée, et il faut que ce soit thématique.
Bon weekend
JMP
C'est fait, je vous ai écouté
http://blogs.mediapart.fr/blog/C%27est%20Nabum
Il me faudra des conseils, je ne comprends pas tout !
Vous serez mon guide. Merci
Bonjour C'est Nabum
Une petite rectification à propos de Médiapart. Tous les abonnées peuvent y écrire sur le Club, et avec n'importe quel pseudo. C'est moins lu que Le Post, mais nettement plus que nos blogs perso, sans parler du Plus où si vous n'êtes pas parainé par un journaliste vous n'aurez au mieux qu'une trentaine de lectures. Bon il faut s'abonner (9euros/mois), mais cela permet au journal de vivre sans pub, et après tout je suis bien abonné à d'autres.
http://blogs.mediapart.fr/blog/jmplouchard
Bon weekend
JMPlouchard
Médiapart ne semble pas accepter mes textes. je ne suis pas abonné et je respecte leur décision.
Sur Le plus les visites sont maigrelettes (<15) c'est à pleurer.
Ici c'est en dessous de 100, J'irai vous lire sur médiapart mais vous ne pourrez le faire pour moi qu'ici.
Je vous remercie.
Je lis à droite et à gauche ce que chacun pense et ce que chacun espère. Persuadé qu'il doit y avoir adéquation entre le sujet traité et le site ou le blog où l'on publie, comprenant le besoin de visibilité et de lectorat de certains. Je publie parfois sur des sujets de fond, mais c'est davantage comme un témoignage, alors que si je poste une info, j'aspire à sa lecture par le plus grand nombre.
Ceci étant, même pour une info, il est parfois difficile de comprendre la politique éditoriale de certains sites, comme Métro Reporter. Exemple ce matin avec un sujet Pétroplus (local) refusé alors que plaçé cet a.m. directement en grande une par You.leparisien.
Il existe en fait des tas de sites participatifs thématiques, cherchez sur Google.
Amicalement.
Florent
Je suis dans mon coin, j'écris et je ne sais pas assuré le service après vente. je réponds aux commentaires et s'arrête là mon action.
Défendre mes billets, les rendre accessibles, ce n'est pas ce que je sais faire. Au Post j'ai eu vraiment beaucoup de lecteurs. Vous pouvez encore consulter les archives.
Si vous avez des tuyaux je suis preneur.
Sincèrement vôtre
ben disons que l'arrêt de megaupload m'affecte plus ... ;)
N'avez vous jamais penser à écrire dand le but d'être publié ? (vous savez les livres que l'on trouve dans les librairies;)
Kakashi
Je pense n'voir aucune chance d'être publié.
pas de nom, pas de talent réel non plus, pas de patience vis à vis des courbettes auxquelles il faudrait consentir. J'explore un genre qui n'a pas sa place dans l'édition. La chronique d'humeur est vraiment réservée aux vedettes du journalisme. Un quidam ne trouvera jamais de lecteurs.
FlorentN
Je ne suis pas un spécialiste des problèmes techniques.
D'autres sauront vous répondre j'espère. Mon seul soucis est de retrouver une audience. Je sais que ça peut paraître mesquin et je ne m'en cache pas.
J'irai consulter vos propositions et reste disposé à expérimenter l'une d'entre-elles.
merci à vous
j'ai aussi envie de tester Agora-vox,seul espace de liberté restant où on peut aussi publier des articles
A +
Rosemar
Agora-vox n'ouvre pas facilement ses portes, je m'y suis cassé le nez
Le site des exilés du post commence à grandir:quand je me suis inscrite le 23 janvier,seulement 20 blogs étaient affichés,depuis le compteur est passé à 26!Il faut souhaiter que d'autres viennent se joindre à nous ....
A plus
Rosemar
Rosemar
C'est l'effet boule de neige !
Il faut espérer que cela continue encore ...
N'ayant aucune ambition littéraire , j'arrive à trouver ma place dans ce Barnum virtuel où je navigue à vue laissant ici ou là mon grain de sel .....
Je vous souhaite de trouver le support qui vous permettra cet espace de liberté rêvé pour poursuivre votre combat du bout de votre plume acérée !
Cerise
Vous ici , quel bonheur !
Naviguez à vue si le cœur vous en dit mais venez souvent me voir. Ma plume ne sera acèrée que si elle retrouve lecteurs fidèles.
Pardon "acabit"
Bonne continuation à l'un et l'autre.
Bibou
Il vous sera pardonné !
Bonjour messieurs,
Je rejoins kakasi, tout à une fin.
Le post se mourrait tout doucement, petit à petit il perdait de cette substance qui avait qu'il était Le Post.Ce support à nul autre comparable. Cet outil si génial, où même l'anonyme pouvait rêver, s'exprimer....
De jour en jour il devenait de plus en plus pâle, pris d'assaut par des "fachos" et autres sinistres personnages du même agabit. Sans parler des pepoleries et autres joyeusetés qui couvraient des pages entières. Et que dire de certaines unes...
Non plus MON post. Mais je suis super heureuse d'en avoir été, et surtout super heureuse de toutes ces merveilleuses rencontres, et même des moins bonnes, très enrichissante expérience.
Maintenant je n'ai nullement la prétention d'être une journaliste, je n'ai été sur le post que pour le partage, et le plaisir, et tant mieux si je partageais avec le plus grand nombre...
Très belle journée.
Bibou
Les bonnes choses ont une fin à condition que quelque chose d'aurore prenne le relais. Différent, autrement mais un autre espace pour donner à écouter des points de vue distinct du concert homogène de nos médias nationaux.
En offrant une petite chance à l'anonyme d'être un peu entendu !
La réalité ne se trouve pas sur internet. Le Post était un concept génial. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
La situation me conviens pour le moment, et dès que j'aurais plus de temps, j'irais voir les blogs des anciens Posteurs que vous avez mis en lien.
Bruno.
Kakashi
Il ne s'agit pas d'y trouver la réalité mais un espace de parole.
Je crains de n'être plus audible et j'en suis contrarié.
Vous ne semblez pas affecté par cet arrêt brutal, vous avez de la chance.