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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 11:23
- Publié dans : Compétition et conséquences

Des hommes d'honneur


 Le MTG bat Bayonne et se maintient sportivement

201004250431_zoom.jpg
       C'est beau un stade qui fait la fête, qui vibre comme ça. Jamais la cuvette de Sapiac n'avait connu une telle ambiance. Il était temps. Les joueurs du MTG le méritaient. Contre vents et marées, ils ont lutté. Toute la saison. Contre les éléments, ils se sont battus. Beaucoup auraient lâché dans la tête, beaucoup ne seraient pas allés au bout. Pas eux. Cette année, le groupe du MTG était un sacré groupe. Il l'a prouvé hier de la plus belle des façons. Si la semaine dernière contre Montpellier, les travées de Sapiac n'avaient pas fait le plein, ce n'était pas le cas hier puisque la cuvette des bords du Tarn avait presque fait le plein. Normal pour un rendez vous capital comme celui-là. Hier ça passait ou ça cassait, ça marchait ou ça explosait. Oubliés pour quatre-vingt minutes les problèmes extra-sportifs. Il fallait assurer le maintien sportif sur le pré. C'est fait, et bien fait.

         Si contre Montpellier, le round d'observation dura longtemps, hier ce sont les Bayonnais qui rentrent les plus forts dans la rencontre et confisquent totalement le ballon à des Sapiacains qui laissent venir, le soleil dans les yeux. Et si la semaine dernière, les Montalbanais se débarrasaient vite du ballon, ils ont retenu la leçon dans les premières minutes, préférant garder la ballon au chaud devant. Et ça marche puisque ce sont eux qui ouvrent le score par Julien Audy qui pallie l'absence de Cédric Rosalen, blessé au mollet (3-0, 10e). La stratégie des locaux est simple, à savoir ne pas se disperser. En revanche, ce sont les Bayonnais qui jouent tous leurs ballons à la main. Mal leur en prend. Et Sapiac se lève comme un seul homme quand Abdel Boutaty perce plein champ pour retrouver ensuite Mathieu Bélie qui donne au pied pour Manu Cassin qui pointe en coin... comme au match aller (8-0, 17e). La suite de la rencontre sera une gestion des événements vraiment parfaite. La défense est bien présente et on préfère occuper le camp adverse plutôt que d'envoyer la balle à l'aile. Le MTG est réputé comme une équipe joueuse mais hier il fallait mettre le bleu de chauffe. Quoi qu'il en soit, le spectacle est quand même meilleur que face aux Héraultais. Comme quoi, quand on peux s'entraîner normalement dans la semaine... A l'heure de la sirène (qui fonctionnait bien quant à elle), ce sont les Sapiacains qui sont devant, grâce notamment à un Julien Audy quasiment parfait au pied. La cuvette peut leur faire une ovation méritée.

         Le début du second acte est dans la même lignée que la fin de la première période. Le MTG a du cœur, à l'image de ce placage de Sylvain Jonnet qui coupe une attaque au large bayonnaise qui aurait pu faire pas mal de dégâts. Sapiac retient ensuite son souffle sur une nouvelle attaque basque qui échoue... dans l'en but. L'Aviron fait désormais feu de tout bois et multiplie les attaques. Le match s'emballe. Il ne s'en faut pas beaucoup pour qu'il s'affolle dans une cuvette véritablement à l'unisson. Un drop de Jean-Philippe Viard rajoute le feu, juste avant que Jean-Baptiste Peyras ne calme les ardeurs de tous sur une fantastique percée pour un essai de Mazars. On ne pouvait pas ne pas avoir de suspense dans cette finale. Le dernier quart-d'heure est presque suffoquant. Le maintien sportif n'est plus très loin. Il faut aller le chercher. Marc Raynaud et Sébastien Calvet procèdent alors à de très nombreux changements (dont toute la première ligne en une seule fois). Histoire de faire aprticiper tout le monde à la fête. Elle est complète quand Greg Arganèse intercepte un ballon pour un essai de Le Bourhis. Sapiac peut chavirer de bonheur. Le MTG a sauvé sportivement sa place dans l'Elite. Maintenant, c'est ailleurs que se jouera l'avenir du MTG.

Les réactions :
          Jean-Michel Baylet (président du Conseil général) : «Des joueurs extraordinaires, avec une volonté remarquable, des hommes qui ont vidé leurs tripes. Il n'y a pas photo ! Bravo. Maintenant, il faut trouver la solution entre le sponsor principal et la ville de Montauban. J'espère qu'on y arrivera. Cela ne peut pas être autrement. Lorsqu'on a vu ce que l'on vient de voir, il ne peut qu'y avoir qu'une issue favorable».

         Patrick Vianco (président du MTG) : «Un match extraordinaire plein d'engagement. C'est la victoire des joueurs et pas la mienne. Mon match commence lundi. Le projet qui a été proposé par le conseil d'administration de s'appuyer sur deux banques va être certainement confirmé lundi matin».

        Sébastien Calvet (co-entraîneur du MTG) : «C'est la victoire des vraies valeurs du rugby qui se retrouvent dans l'esprit de ce sport. Sapiac ne pouvait mourir comme cela. Il n'y a plus qu'à attendre. L'aventure sportive se termine. On est solidaire avec la solution de Patrick Vianco par ce que ce club ne mérite pas de mourir».

        Matthew Clarkin (capitaine) : «Mission accomplie. Après le match de la semaine dernière, on a pris une revanche sur nous-mêmes. Même si cela doit servir à rien, c'était indispensable pour nous. On va bien fêter ce maintien sportif. Je croise les doigts pour le reste».

         Antoine Battut (troisième ligne) : «Quelle libération ! On a vécu une fin de saison très dure et aujourd'hui, nous sommes tous très heureux. J'e nai rien d'autre à dire».

            Marc Raynaud (co-entraîneur du MTG) : «Le contrat est rempli sportivement. Maintenant, les dirigeants le doivent aux joueurs qui ont prouvé qu'ils avaient leur place en Top 14. Cette semaine on avait complétement fait abstraction de tous les problèmes. Tous les souvenirs de la saison me remontent à la mémoire. Aujourd'hui, nous nous sommes rappelé du match aller».

                 Julien Audy (demi-de-mêlée) : «On a prouvé que l'on était un groupe solidaire. C'est fantastique. On a fait une fête extraordinaire. Il faut que ce groupe soit récompensé par le maintien. Le public le mérite aussi. Que ceux qui ont les clés en soient persuadés».

              Christian Gajan (entraîneur de Bayonne) : «On a certainement fait aujourd'hui, l'un de nos plus mauvais matchs, au plus mauvais moment. L'entraîneur que je suis se pose des questions de savoir comment on a pu laisser Montauban s'installer dans le match et croire en leurs qualités. C'est ce qu'ils ont fait correctement. Il est devenu très difficile d'inverser la tendance. On savait que celui qui perdrait serait relégué. On est treizième, jusqu'à nouvel ordre. On est déçus et meurtris. On ne peut se trouver d'excuse».

 

Vous pouvez trouver le texte complet de cette extraordiaire victoire sur la Dépêche du Midi.

J'espère qu'elle me permettra cet emprunt simplement destiné à prolonger le texte précédent.

SapiacHeureusement vôtre

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