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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Beaucoup trop de flocons !

Une logique imparable !




Quelques flocons de trop, malgré les alertes oranges, rouges ou simplement blanches, désorganisent notre pays, paralysent la circulation et monopolisent les informations et les esprits. Il n'y a plus de saisons et qu'il neige en décembre surprend ce monde voué à l'électronique et parfaitement démuni quand il s'agit simplement de jouer de la pelle, du racloir ou du chasse-neige.

Toutes pratiques qui demandent un peu d'effort, une certaine idée de la solidarité et de la responsabilité sociale de chaque personne ayant pignon sur rue. Des actions qui demandent également dans nos communes, départements et régions du personnel disponible, cette denrée en voie de disparition car trop chère, trop encombrante, trop inutile !

Soudain le peuple effaré s'aperçoit qu'il manque de bras pour tenir les pelles ou les volants. Les petits hommes oranges ont été remplacés par les alertes de la même couleur. À quoi sert d'avertir, de prévenir s'il n'y a plus personne pour guérir ou simplement intervenir ?

Les préfets ne se posent plus la question de la lutte contre la gène momentanée. Ils ouvrent le parapluie, interdisent transports scolaires et circulation des poids lourds. Il y eut même un ministre pour conseiller aux gens qui n'auraient pas un besoin impérieux de se rendre à leur travail de rester chez eux (sic). Rien bien-sûr n'est dit sur les pertes de salaire qui suivront inévitablement les propos  incroyables d'un responsable public.

Le libéralisme s'accompagne toujours de coups sournois qui retombent immanquablement sur le petit peuple. Chaque mesure d'interdiction, de fermeture, de recommandations diverses et d'hiver finit toujours par retomber sur ceux d'en bas. Journées de classes perdues, journées de travail impayées, heures passées au bord de la route pour les routiers ….



Les fonctionnaires non remplacés ne peuvent déblayer la neige, c'est une évidence. Le désengagement des services publics s'accélère un peu plus chaque jour et l'on commence à en ressentir les effets de façon spectaculaire. Qu'importe, aucune leçon se sera tirée de ces deux ou trois jours de flottement qui se reproduiront encore deux ou trois fois cet hiver.

La logique marchande, je la sens venir d'autant plus facilement que de ci de là, des remarques insidieuses sont parvenus à mes oreilles  malentendantes. À Moscou, les chutes de neige ne provoquent aucun mouvement de panique, les automobilistes sont bien chaussés depuis le premier novembre ! En Allemagne les équipements spéciaux sont obligatoires pour la période hivernale.



Bravo les artistes ! L'Europe nous montre la voie, celle-là est facile à dégager et ne coûte rien à la collectivité. Demain ou après-demain, un ami de Nicolas, un copain du Fouquet's ou un frère de ministre va s'octroyer le marché du pneu neige. Ensuite, il suffira benoîtement de sortir une belle petite circulaire pour rendre obligatoire les pneus neige du 1 novembre au 1 avril.
De belles amendes sanctionneront ces salauds de pauvres qui ne pourront consentir à pareille dépense !

Le tour sera joué, l'automobile restera une fois encore la vache à lait du pouvoir et la croissance gagnera quelques points sur cette sage décision imposée par les circonstances. Un choix de bon sens naturellement. Je vous mets mon billet que la chose nous pend au nez comme la triste chandelle qui ne manque pas se former par nos frimas actuels.

Une belle orchestration médiatique à la prochaine chute de flocons et les dividendes tomberont chez les héritiers Michelin et quelques autres. L'économie c'est si simple quand on n'a aucun scrupule !

Glissadement vôtre



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