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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 06:46
- Publié dans : Compétition et conséquences
Du côté du Pays Basque.

L'autre demi, le soleil en moins.



    Rendre compte d'un match de rugby quand Toulouse y participe, c'est forcément prendre le risque de la subjectivité tant le jeu de cette formation m'a toujours séduit. Le premier ballon est d'ailleurs symptomatique de cette formidable capacité à déplacer le cuir et le jeu pour peu que l'adversaire commette l'erreur fatale de leur rendre le ballon. C'est ce qu'ont fait les Basques d'entrée de jeu et la séquence dura 2 minutes 55 secondes, une éternité !

    Biarritz ne veut pas être en reste, ils volent un ballon derrière une touche noire, envoient le jeu au large mais un en-avant annihile l'attaque. Les gros s'expliquent alors billes contre billes et c'est Toulouse qui empoche la première pénalité qui n'ira pas en touche permettant au rouge et blanc de revenir à la charge. Il y a du mou dans la corde à nœuds des fondamentaux.

    Le jeu au pied, sans doute pour honorer le club local de football rentre un peu dans le n'importe quoi. C'est Biarritz qui tombe dans le travers mais la mêlée au centre est sanctionnée cette fois de l'autre côté. Toulouse joue aussi sur la corde raide dans son en-but, il va falloir resserrer les boulons et penser un peu à fixer l'adversaire !

    Sur la quatrième mêlée, départ petit côté du huit toulousain Picamoles réussit à donner debout, le jeu rebondit au large de l'autre côté, Vincent Clerc traverse comme un bolide et sert Cédric Heymans qui finit sa course derrière la ligne 7 à 0. 16 mn. Il y a du K.O. Dans l'air et c'est Skrella qui en fait les frais face à la montagne norvégienne. Mais le rugbyman est solide et les deux se relèvent sans faire de comédie, nous ne sommes pas au football.

    La bataille est farouche et l'intelligence est toulousaine. Une chandelle pour éclairer le jeu, un ballon repris pour une passe lumineuse du pied encore et Médard marque sans opposition pour un débours de 14 points à la 25° minute. Biarritz réagit mais finit trop souvent au sol, c'est dommage car son jeu de leurres est particulièrement réglé.

    Quelques maladresses plus loin, Toulouse hérite d'une pénalité en bonne position. C'est la 36° mn, , de quoi de virer avec une bonne couverture de 17 points même si le vent peut changer la donne en seconde période. Biarritz se lance dans une nouvelle attaque large symbolique puisque son ailier termine en touche avec 4 toulousains sur le râble ....

    Bezy joue avec le feu, l'inexpérience est criante sur ce genre de rencontre. La touche à suivre est dangereuse pour les noirs, le jeu des rouges est vif mais trop monolithique sans aucune course redressée. Inexorablement l'action meurt en touche. Biarritz doit trouver des solutions dans l'axe avec une deuxième lame pour déstabiliser la défense de Toulouse.

    Biarritz engage sa course poursuite. Ça commence d'ailleurs plutôt bien avec une pénalité d'entrée sur hors jeu. 17 à 3. On se gène à Toulouse, un signe de fébrilité ? Seconde pénalité sans avoir rien proposé, que se passe-t-il dans les têtes ? Yachvili manque la cible. Mais une troisième sanction tombe en moins de cinq minutes. 17 à 6, la tortue s'est mise en marche.

    Toulouse joue petit bras, recule, fait des petits tas, ne compte que sur les éclairs de quelques joueurs. Biarritz joue du pied avec plus de réussite que son jeu trop large et stérile de la première période. La pluie s'est invitée et impose ce choix tactique qui est renforcé par une mêlée dominatrice.

    Les noirs sont cantonnés en défense, il pleut aussi des pénalités contre eux et le score se resserre inexorablement 17 à 9 à la 54° minute. Quel contraste avec le match d'hier. Le Rugby est vraiment dépendant de la météo et maintenant nous assistons à une guerre de tranchée dominée par l'artillerie et le travail de sape.

    Toulouse se montre enfin présent sur une chandelle. Mêlée aux 5 mètres. Impuisssants à jouer derrière une mêlée instable, ils sont bien vite renvoyés dans leur camp et se trouvent une nouvelle fois sanctionnés : 17 à 12, le dernier quart d'heure sera chaud. D'ailleurs Skrela envoie l'engagement en touche signe supplémentaire d'une inquiétude manifeste. Pour enfoncer le clou, un carton jaune vient affaiblir l'effectif toulousain.

    L'inquiétude gagne les travées; Biarritz peut gagner en marquant un essai. Une mêlée à 5 mètres est encore sanctionnée. Les rouges redemandent mêlée et curieusement la balle change de main. Le jeu reste dans ce petit espace jusqu'à ce que l'arbitre délivre Toulouse en donnant pénalité.

    Ça ne dure pas, Toulouse tremble et se remet à la faute mais il faut un essai aux biarrots. Les maladresses se succèdent dans les deux camps, c'est du qui perd gagne et à ce jeu Skrella se fait contrer et L'ailier de Biarritz plonge en coin. Il oublie d'aller un peu vers le centre et confie la victoire possible à son buteur. Yachvili se manque, petit effet grande conséquence 17 à 17, il va falloir s'offrir des prolongations.

    La tension est palpable. Chaque ballon vaut de l'or et il ne fait pas bon prendre des risques ou se louper. La première maladresse est rouge, une faute suit et Skrela redonne l'avantage à Toulouse 20 à 17. Le ping pong rugby va commencer. À toi, à moi, je manque, tu loupes. Biarritz essaie bien d'envoyer du jeu au large une nouvelle fois mais termine comme toujours en touche.

    Le temps ne passe pas vite pour les uns comme pour les autres. C'est vraiment crispant et crispé. Un drop manqué de l'ouvreur biarrot permet à Toulouse de virer en tête au terme des dix premières minutes supplémentaires.

    C'est la peur au ventre d'un côté, l'espoir au cœur de l'autre que le dernier acte va se jouer. Toulouse a un avantage réglementaire avec ses deux essais. Biarritz doit marquer un essai pour gagner. Le ballon circule davantage et souvent entre des mains rouges et blanches. Toulouse plie mais ne rompt pas pour l'instant.

    Les vieux briscards jouent la montre, mettent genou à terre pour reprendre souffle et lucidité. Chaque ballon est un combat, chaque mêlée est une bataille féroce et les corps sont de plus en plus meurtris. Le jeune Bezy sort porté hors du terrain.

    Une pénalité pour un coup de pied donné trop court qui met hors-jeu tout le paquet est tenté par Biarritz à 3 minutes du terme. Elle passe et les équipes sont à égalité. Mais sur la réception, le ciel tombe sur la tête des Basques. Yachvili est contré, Yannick va marquer l'essai libérateur qui sera transformé : 27 à 20.

    Le match a valu davantage par son engagement et son suspens que par sa qualité spectaculaire. Mais les amateurs de combat ont eu leur compte. Toulouse passe par la petite trappe que Biarritz leur a laissé. Gloire aux vainqueurs, comme toujours et les larmes pour les perdants.



Basquement vôtre.

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