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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 08:49
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Les rugbymens


Joie et inquiétudes …

 





Seule la victoire est belle et il ne faut pas gâcher cet immense plaisir d'une première victoire à l'extérieur après tant de déconvenues les deux saisons passées. Cependant, après l'émotion et sans doute quelques abus je suppose au retour, il est bon de dresser un bilan honnête et réaliste de la performance collective.

Si Fleury a battu Bracieux, ce fut dans la douleur, avec la paille au c... jusqu'à la fin du match et une course au score qui ne s'imposait vraiment pas. Car, si les verts marquent très vite (au bout d'une minute trente) un essai par Mathis sur une combinaison des arrières derrière mêlée, ils ne se détachent pourtant pas. D'abord parce que le pied n'est pas au rendez-vous avec des tentatives désastreuses techniquement et ensuite parce que la défense offre immédiatement l'opportunité à l'adversaire de reprendre confiance.




Une touche jouée aux 50 mètres, un ballon qui file de mains en mains jusqu'à l'aile et un essai sans résistance. Des joueurs qui marchent, d'autres qui s'échappent, nous mettrons ça sur le coup du soleil. 5 à 5 en moins de quatre minutes …. Puis la différence de niveau reste visible dans la qualité des lancements de jeu, des actions individuelles également. Mais que de ballons rendus, de passes mal assurées, de ballons dont on se débarrasse sous la pression.

Alors, à beaucoup produire sans conclure, faute de patience et souvent de soutien, on finit toujours par recevoir un coup de bâton sur les doigts. C'est d'ailleurs en faisant n'importe quoi qu'on se met nous mêmes la tête dans le seau. Une pénalité à la dix-huitième minute, une autre quelques instants plus tard avec une grosse erreur défensive au centre, et sans rien produire de très construit, Bracieux passe devant 5 à 11. Heureusement, nous trouvons enfin la mire pour revenir à portée de fusil avant la mi-temps. 8 à 11 et des certitudes et des doutes.




Les certitudes : les trois quarts sont techniquement supérieurs à leurs vis à vis, le paquet dispose d'une cohérence collective supérieure mais manque d'efficacité dans le défi physique. Globalement, le jeu est plus diversifié et mieux construit mais le déchet est tel qu'il permet à Bracieux de jouer en réaction face à une formation très généreuse.

Les doutes viennent d'abord d'une fébrilité collective qui gagne l'ensemble des Fleurissois. Ensuite, il y a un déséquilibre inquiétant pour constituer l'équipe ; les trois quarts viennent à manquer quand les avants sont pléthores. Enfin, pour l'heure, nous ne disposons pas de doublures intégrables immédiatement à tous les postes.



Alors, dimanche, il a fallu jongler avec les changements pour faire souffler sans pouvoir toucher aux arrières, juste le nombre. Il n'a pas été possible de faire rentrer tous les remplaçants compte tenu d'une méconnaissance réelle du système en place par des joueurs qui n'ont évolué qu'en réserve l'an passé.

Tout ceci provoqua flottements et imprécisions lors d'une seconde période beaucoup moins productive et tout aussi crispante que la première. Il fallut retrouver un collectif plus cohérent à la soixante dixième minute pour aller à dame derrière touche par l'intermédiaire de Mathieu P. La transformation difficile s'avéra décisive par la suite.



Il restait dix minutes, il fallait continuer à utiliser le ballon calmement et surtout sans rendre le ballon. C'est hélas ce qui fut oublier par précipitation et manque de lucidité. Quand le jeu au pied ne permet plus de souffler, qu'il donne des ballons de relance à l'adversaire, la pression s'inverse et la confiance change de camp.

Vous connaissez le final qui exigea des fautes volontaires pour anéantir les deux situations d'essai de Bracieux. Tout ça, parce que nous n'avions pas mis les essais qui s'étaient présentés à nous en première période et que le plaquage n'est pas encore l'arme fatale de cette équipe.




Lucidement vôtre

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