Partager l'article ! Bracieux - Fleury : Enfin ! ... et toujours.: Joie et inquiétudes … Seule ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Joie et inquiétudes …
Seule la victoire est belle et il ne faut pas gâcher cet immense plaisir d'une première victoire à l'extérieur après tant de déconvenues les deux saisons passées. Cependant, après l'émotion et
sans doute quelques abus je suppose au retour, il est bon de dresser un bilan honnête et réaliste de la performance collective.
Si Fleury a battu Bracieux, ce fut dans la douleur, avec la paille au c... jusqu'à la fin du match et une course au score qui ne s'imposait vraiment pas. Car, si les verts marquent très vite (au
bout d'une minute trente) un essai par Mathis sur une combinaison des arrières derrière mêlée, ils ne se détachent pourtant pas. D'abord parce que le pied n'est pas au rendez-vous avec des
tentatives désastreuses techniquement et ensuite parce que la défense offre immédiatement l'opportunité à l'adversaire de reprendre confiance.
Une touche jouée aux 50 mètres, un ballon qui file de mains en mains jusqu'à l'aile et un essai sans résistance. Des joueurs qui marchent, d'autres qui s'échappent, nous mettrons ça sur le coup
du soleil. 5 à 5 en moins de quatre minutes …. Puis la différence de niveau reste visible dans la qualité des lancements de jeu, des actions individuelles également. Mais que de ballons rendus,
de passes mal assurées, de ballons dont on se débarrasse sous la pression.
Alors, à beaucoup produire sans conclure, faute de patience et souvent de soutien, on finit toujours par recevoir un coup de bâton sur les doigts. C'est d'ailleurs en faisant n'importe quoi qu'on
se met nous mêmes la tête dans le seau. Une pénalité à la dix-huitième minute, une autre quelques instants plus tard avec une grosse erreur défensive au centre, et sans rien produire de très
construit, Bracieux passe devant 5 à 11. Heureusement, nous trouvons enfin la mire pour revenir à portée de fusil avant la mi-temps. 8 à 11 et des certitudes et des doutes.
Les certitudes : les trois quarts sont techniquement supérieurs à leurs vis à vis, le paquet dispose d'une cohérence collective supérieure mais manque d'efficacité dans le défi physique.
Globalement, le jeu est plus diversifié et mieux construit mais le déchet est tel qu'il permet à Bracieux de jouer en réaction face à une formation très généreuse.
Les doutes viennent d'abord d'une fébrilité collective qui gagne l'ensemble des Fleurissois. Ensuite, il y a un déséquilibre inquiétant pour constituer l'équipe ; les trois quarts viennent à
manquer quand les avants sont pléthores. Enfin, pour l'heure, nous ne disposons pas de doublures intégrables immédiatement à tous les postes.
Alors, dimanche, il a fallu jongler avec les changements pour faire souffler sans pouvoir toucher aux arrières, juste le nombre. Il n'a pas été possible de faire
rentrer tous les remplaçants compte tenu d'une méconnaissance réelle du système en place par des joueurs qui n'ont évolué qu'en réserve l'an passé.
Tout ceci provoqua flottements et imprécisions lors d'une seconde période beaucoup moins productive et tout aussi crispante que la première. Il fallut retrouver un collectif plus cohérent à la
soixante dixième minute pour aller à dame derrière touche par l'intermédiaire de Mathieu P. La transformation difficile s'avéra décisive par la suite.
Il restait dix minutes, il fallait continuer à utiliser le ballon calmement et surtout sans rendre le ballon. C'est hélas ce qui fut oublier par précipitation et
manque de lucidité. Quand le jeu au pied ne permet plus de souffler, qu'il donne des ballons de relance à l'adversaire, la pression s'inverse et la confiance change de camp.
Vous connaissez le final qui exigea des fautes volontaires pour anéantir les deux situations d'essai de Bracieux. Tout ça, parce que nous n'avions pas mis les essais qui s'étaient présentés à
nous en première période et que le plaquage n'est pas encore l'arme fatale de cette équipe.
Lucidement vôtre
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