Partager l'article ! Bulles raides !: Au delà de la limite … ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Au delà de la limite …
L'Autriche nous a, dans la passé, laissé un bien fort mauvais souvenir. Elle revient au premier plan avec un produit tout aussi nocif qui use des mêmes stratégies de propagande et d'intimidation
pour s'imposer sur le marché français. C'est grâce à la bienveillance de Christine Lagarde que le produit douteux a obtenu droit de cité dans notre pays contre l'avis de Madame Bachelot, ministre
de la santé. Chacun sait que l'économie prime sur la santé publique et que l'argent mérite bien plus d'égards que le bien-être de la population.
La firme d'un bovin qui voit rouge s'est imposée grâce à une campagne de presse, doublée d'une pression juridique qui a désespéré les finances de Madame Lagarde. Quelques députés ont
certainement été approchés par des crypto-influenceurs avec des arguments qui pesèrent lourd dans leurs fins de mois. L'affaire était jouée et la liberté d'aversion autorisa alors la mise
sur le marché d'un produit plus que douteux.
Depuis, les bords de nos routes sont souillés par ces petites boîtes immondes que des noctambules ont jetées au hasard de leurs errements. Il faut se doper, tenir la nuit par n'importe quel moyen
et celui-ci est légal grâce à la complicité de nos représentants, plus soucieux de leurs intérêts que de ceux de leurs concitoyens.
Je sais que l'infâme breuvage est entré dans les mœurs, qu'il ne sert à rien de s'élever contre la loi du marché, qu'il y a même un risque énorme à dénoncer ce qui a pignon sur rue et avocats aux
aguets. Je prends pourtant le clavier pour crier au scandale, pointer du doigt l'immonde communication d'un produit qui ne recule jamais devant rien !
Une des dernières publicité de la firme touche à l'abject. Elle surfe sur ce qu'il y a de plus affreux dans notre société, cet individualisme qui nous mine et laisse mourir dans l'indifférence
les innocents. Cette société s'impose sur le marché en dépit de sa dangerosité potentielle grâce à une stratégie publicitaire qui touche le fond à défaut de s'envoler.
Un super héros entend du bruit dans la rue. Quelque part, pas très loin de lui, une femme ; victime commode et bien faible, appelle au secours. Bien que l'on n'en sache rien, on devine un viol,
une agression affreuse. Le buveur de bulles raides a besoin de son breuvage pour voler au secours de la donzelle ! L'homme moderne n'existe qu'au travers de tels subterfuges !
Il ouvre un réfrigérateur dans lequel, deux malheureuses canettes sont les seuls éléments qui traînent. Il est vrai que dans notre société du tout prêt, du très vite, du toujours plus facile, il
n'est plus besoin d'avoir des produits alimentaires chez soi. Seule la boisson doit trouver froid à sa convenance dans la maison de l'homme moderne. Pendant ce temps, la dame hurle …
Malheureusement, les cannettes sont vides. Nouveau symptôme de la modernité, l'appareil ménager permet de conserver tout autant que ranger. L'homme en pyjama grotesque par dépit sans doute, jette
les boîtes vides dans une poubelles qui regorgent de l'unique produit. Loin de cette entreprise, l'idée que l'on puisse recycler son contenant. L'écologie n'a que peu de rapport avec la réalité
économique. La femme est de plus en plus en danger …
Le héros de pacotille, n'ayant pas sa boisson préférée à se jeter dans le gosier, perd toute envie de porter secours à sa prochaine dans la détresse. Il ferme la fenêtre pour ne plus entendre
celle qui risque de ne pas passer la nuit (elle n'avait qu'à boire cette merveilleuse boisson énergisante ….). La dame se meurt mais ceci n'a plus d'importance.
La morale n'a plus sa place sur les écrans de télévision ou de cinéma. Dans la salle quelques exclamations attestent que ce que l'on vient de voir est parfaitement dégueulasse. Personne ne
s'élèvera pour interdire l'horreur. Le commerce est notre unique éthique, vendre à tout prix, vendre n'importe quoi, vendre et ne jamais se poser les questions qui conviennent !
La chose est trop raide pour que je la laisse passer, une bulle de colère crève au fond de mon cœur. Je dénonce cette monstruosité au risque d'en rendre compte...
Vachement leur
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