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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 07:12
- Publié dans : Carton rouge - Communauté : Le grand n'importe quoi !

Quand le sommet désespère la base …




Il y a bien longtemps, en un jour de mai de mes jeunes années, nous défilions dans les rues pensant que la chape de plomb des années de droite allait tomber pour laisser apparaître un monde meilleur. Nous déchantâmes vite, les coups tordus, les écoutes indélicates, les naufrages lointains, les cellules secrètes et la fille cachée furent autant de reculs et de chapeaux avalés.

Le parti socialiste n'enfante que les clones des partis de droite. Même immoralité, même recherche des honneurs, des prébendes, des avantages particuliers. Même bataille à couteaux tirés sur les cimes enlaidies des appareils ou des ministères. Mêmes professionnels de la politique, cette aberration d'une république; cinquième du nom qui n'en finit pas de mourir …

Nous en avons avalé des couleuvres, nous les votants du second tour, ceux qui par défaut se retournaient vers cet ersatz de gauche. Nous espérions à chaque fois que l'humain serait remis au premier plan, qu'il y aurait enfin une autre politique environnementale, que le social ne serait plus le parent pauvre.

Au lieu de quoi le pragmatisme économique, nous disait-on, imposait des compromissions bien commodes pour ceux qui n'ont jamais remis en cause le système libéral. Des « mesurettes » et des reculs sociaux, la casse de l'économie et l'alignement avec l'économie de marché. Des dénationalisations et pour finir des élections perdues en toute logique.

Puis les egos ont pris la place de toute réflexion idéologique. Les éléphants contre les quadragénaires, les femmes contre les séducteurs compulsifs, les réformateurs contre les rénovateurs, l'aile droite contre l'aile gauche, les orthodoxes contre les hétérodoxes, …



Bataille d'idées, que nenni ! Ma petite personne plutôt que celle du voisin, un courant de sympathie ou d'intérêt mais certainement pas d'idées. Congrès « foire d'empoigne », élections truquées, potentats régionaux à vomir, trahison de quelques cadres pour la maison d'en face …

Nous n'avons échappé à rien et nous en redemandons encore ! La nouvelle bataille pour les élections présidentielles est lancée. Candidatures à gogo ou bien de gogos, allégeance d'un jour, trahison d'un autre. Petits arrangements entre amis. Promesses de gascons et paroles de félons !

Le parti Socialiste s'accapare déjà toutes les voix du mécontentement légitime. Le parti socialiste a anticipé une victoire promise, bouté l'infâme Nicolas et oublié que l'ours vendra sa peau bien mieux que le PS ne dépouillera une fois encore les espoirs de gauche. Nous n'avons d'ailleurs jamais oublié que ce parti démocratique a nié lui aussi un vote populaire, un référendum de l'espoir. Ce parti a voté le traité de Lisbonne et perdu à jamais son honorabilité populaire.

Ségolène, Martine, Dominique, Emmanuel, Arnaud, et tant d'autres encore. On s'en fiche, on ne s'en amuse même plus. A chaque nouvelle facétie, la droite se frotte les mains, les travailleurs, les humbles, les exclus n'ont que leurs yeux pour pleurer. Et le triste spectacle des stratosphères vaniteuses se reproduit à chaque échelon. On s'étripe en interne dans une circonscription de base pour un strapontin aux cantonales.

Une lettre infâme, des propos ignobles pour décrédibiliser un adversaire pourtant camarade. Plus aucune éthique, plus aucun honneur. La politique rend fou et le démontre tous les jours. Comment peut-on encore militer pour ce parti qui n'est qu'une galerie de portraits ? Je me pose cette question et attend un sursaut des braves gens, ceux qui n'en peuvent plus du pouvoir actuel et qui ne veulent pas se trouver à choisir entre la Peste et le Choléra en 2012.

Franchement vôtre.

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