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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 06:47
- Publié dans : Carton rouge - Communauté : Le grand n'importe quoi !

La roue de l'infortune.




Je vais être voué aux gémonies, couvert de jurons et d'injures avant de finir écartelé sur la roue de mon infortune. J'ai commis méfait abominable, faute impardonnable, crime de lèse-majesté. Pour avoir émis quelques réserves sur le spectacle hallucinant du mariage morganatique de son Altesse Sérénissime, le Prince William, j'ai provoqué une levée de boucliers de tous les conservatismes féodaux, les défenseurs de l'ordre moral, les tenants de la liberté de s'ébahir des grands, les rêveurs éberlués des frasques qui ne sont pas pour eux.

« Laissez-donc les autres faire leur moisson de bonheur par procuration ! ». Il n'est pas bon de se dresser face à l'entreprise planétaire de conditionnement des masses, d'embrigadement des foules devant le nouveau dieu audimat. Il est interdit d'émettre des réserves sur l'injonction médiatique à participer à la grande communion des cerveaux vides. Il n'est pas utile de prendre des positions de principe sur ce que devrait être un service public audiovisuel de qualité.

Le rouleau compresseur de la publicité, des émissions de promotions, des journaux d'information, des magazines sur papier glacé a fait son boulot. Il fallait battre un record, affirmer que deux milliards de nos semblables allaient se coller devant les lustres, les candélabres, les chapeaux grotesques, les époux magnifiques et le carrosse de toutes les vanités.

Hors de question, mon bon monsieur de prendre partie contre cette évidence planétaire. Immédiatement, vous voilà taxé de tous les crimes possibles : intolérance, débilité, mépris, médiocrité, esprit révolutionnaire. Pour passer l'été au chaud, quelques noms d'oiseaux viennent agrémenter la collection : pisse-vinaigre, jaloux, arrogant, minable, … La liste n'est nullement exhaustive et je vous prie de vous référer à la prose acidulée des commentaires de ce billet.

Tous les fantômes sont ressortis du placard. La cause étant si essentielle que l'arrière garde a cru bon venir au secours de la midinette ou de la rombière, du retraité ou du jeune cadre apathique. (J'ai eu le tort de citer les cœurs de cible de la manifestation et l'on me l'a reproché vivement.) La réaction n'est pas à un paradoxe près et c'est notre Jehanne Nationale elle-même qui a sonné la charge pour pourfendre celui qui voulait bouter la couronne d'Angleterre de nos petits écrans.

Le coup m'en fut presque fatal. J'avais bien assez en Cenabum à guerroyer vainement contre les fêtes Johanniques pour retrouver la Pucelle en porte drapeau de la cérémonie nuptiale. Mais le cortège ne s'est pas arrêté en si bon chemin et Ségolène Royal me fut jeter en pleine face comme un épouvantail à oripeaux. Bientôt, dans un anachronisme sidérant, la révolution française, la guerre froide, la République Française me furent balancées pour forcer au silence le suppôt du changement.

Des monarchistes sortirent de tombe pour venir hanter mon billet. Le Roi ressuscité, les démocrates blackboulés et le rétablissement des valeurs éternelles dans une France, redevenue fille ainée de l'Église. Dieu, le Roi et le mariage, les cochons de pauvres n'ont qu'à se nourrir des miettes et rêver du Prince charmant ! Le langage pourtant a bien changé, le sang bleu a viré au vitriole, les mots n'étaient ni ampoulés ni courtois. Un langue de corps de garde pour défendre l'iniquité élevée en principe de gouvernance.

Quelques roturiers anesthésiés sont venus également apporter leurs protestations outragées. Ils ont droit au rêve, au bonheur simple des toilettes, de l'apparat et du décorum. Ils veulent verser une larme à ce qu'on leur vend pour un conte de fée. Ils vivent à distance, une belle, une merveilleuse histoire d'amour pour oublier les tracas d'un quotidien morose. Ils refusent d'écouter que cette débauche de fric valide les inégalités de plus en plus grandes de ce monde.

Alors, devant ce mur d'insignifiances, devant cette masse immense des sujets serviles il faut baisser le pavillon de la réflexion, accepter d'être gouverné par les diktats audiovisuels et suivre sans rien dire la masse pour ne point risquer d'être lynché par celle-ci ! La dictature du bon sens est en marche, elle écrase tout sur son passage …

Ostracismement vôtre.

Compte tenu des coups portés à l'occasion de deux billets fort commentés, une bonne âme* m'a envoyé mot de compassion et d'encourgement. (* je doute qu'elle apprécie l'appelation !)

C'est Nabum


Ces accusations imbéciles, ces comparaisons agressives avec des régimes de l'Est, il semblerait bien que l'ère des bénis oui-oui soit arrivée depuis votre billet « Le mariage aux alouettes ! ».

Et ils sont heureux d'être lobotomisés, et ils sont heureux d'être des pions bien gentillets qui "s'émerveillent" devant tant d'opulence tandis que nombre sont en train de crever d'indifférence et de misère...

En zappant hier soir lors des infos, je suis tombée sur l'un de ces commentaires débilitants à souhaits de la part d'une journaliste qui s'exprimait ainsi :
- " Aujourd'hui, toutes les petites filles du monde voudraient être à la place de Kate Middleton..."

Ben tiens !!! Les poncifs et stéréotypes ont décidément la vie dure. Je préfère le slogan de Mix-Cité : " Princesse un jour, Bonniche toujours....!!!!"

Bien évidemment, il en est des bonniches comme du reste, il y a les bas de gammes invisibles, celles qui sont transparentes, et puis il y a le dessus du panier.
A elles, on demandera représentation, de fermer les yeux sur toutes les petites saloperies intra-couples royaux ou prétendument républicains...

On verra s'étaler en " Une " la pipe taillée entre deux au fond ou plutôt sous le bureau d'un cabinet présidentiel ovale, les frasques coutumières du mari d'une pourtant journaliste de talent, qui "tire, saute" tout ce qui bouge et porte jupe ( tiens ne s'est-il jamais fourvoyé avec un écossais ?), celle qui bien collabo et pour sa notoriété acceptera de porter ( contre argent sonnant et trébuchant ?) le divin lardon... Pauvres de nous, pauvre enfant, avec de tels parents !

On ne peut que lui conseiller de couper le cordon dès la naissance, le visible et l'invisible pour réchapper aux horreurs à venir le concernant, pauvre objet médiatique, pauvre être créé pour des "avantages" électifs par un déjà grand-père et une femme qui ne sait pas protéger l'enfant qu'elle a déjà eu...

Mais en a-t-elle eu même envie ? Lui comme celui ou celle à venir seront utilisé-e-s jusqu'à la lie, jusqu'à la disparition complète de leur être... Et ce sont ceux-là qui viennent donner des leçons de morale et d'éthique...

J'ai comme des envies de révolution, de retour de la guillotine moi qui suis pourtant absolument contre la peine de mort, de tête au bout d'une pique...Et je déteste tout autant les films d'horreur...

La rage me vient, elle monte, je n'en puis plus.
Y aura-t-il très bientôt une véritable guerre civile entre celles et ceux qui n'en peuvent plus et tous les autres : vous, moi, nous et ceux que nos rencontrons chaque jour...et les tenants de ce pouvoir qui se gavent aux frais de la République, nous volent, nous méprisent et celles et ceux qui sans esprit critique seront en admiration béat devant leur pouvoir ?

Circé
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