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Le monde selon C'est Nabum

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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 06:50
- Publié dans : A la lumière d'une chandelle. - Communauté : Le grand n'importe quoi !
Les futilités du

souverain poncif ...






    La vacuité de notre société atteint des abysses incommensurables. Nous n'avons plus rien à nous mettre sous le crâne, la pensée est aux abonnés absents. 

Les médias jouent les futilités, les politiques les nullités, les citoyens les banalités. Nous sommes servis et avons aucun espoir de revenir à une société de la solidité intellectuelle.

    Les micros et les caméras sont braqués vers les nouveaux maîtres de la réflexion de supermarché. Footballeur richissime, vedette éthérée de la chansonnette, actrice de cinéma, humoriste du pipi-caca sont nos nouveaux modèles. Nous suivons leurs avis, nous apprécions leurs saillies, nous nous enthousiasmons de leur postures courageuses.

    Quand par extraordinaire, un philosophe tient encore le haut du pavé, il épouse une actrice célèbre, porte une chemise grande ouverte et joue les bellâtres pour qu'on le prenne pour ce qu'il finit par être ; une girouette de la pensée médiatique. C'est la forme qui domine le fond à moins que l'on se satisfasse du fond de culotte, le seul qui ait encore droit de cité.

    L'information est devenue spectacle. Il faut du sensationnel, du suspens, de l'horreur, du pathétique, du graveleux. Les images dominent sur tout autre forme de transmission. La parole est reléguée au rang de fond sonore, de bruissement d'accompagnement. Seuls les barrissements et les hurlements nous réveillent de notre torpeur afin que nous puissions tendre une oreille décervelée à ses hystériques du microphones.

    L'analyse, la réflexion, la mise en abime de la conjoncture, sont des très vieux souvenirs. Nous nous nourrissons d'une actualité sans cesse renouvelée, sans cesse enjolivée ou enlaidie selon les besoins de l'audience. Car, c'est là la référence absolue, celle qui impose les sujets racoleurs et contraint au silence les faits lourds de sens.

    Les acteurs de la vie publique ont compris le fonctionnement de cette machine illusoire. Ils peaufinent la petite phrase qui a toute les chances de leur donner un instant de notoriété, un moment de gloire médiatique. Un mot inventé, un contre sens, une métaphore absurde, un oxymore bien senti et vous voilà projeté sur le devant de la scène avec un produit trop vite avarié.

    Rien ne tient le pavé dans ce contexte. Seules les girouettes, les agités, les technicien de la surface des choses peuvent tenir l'antenne. Une belle gueule, un beau sourire sont évidemment le passeport à ce monde de pantins. Il est maintenant inimaginable de pouvoir prétendre à une fonction publique si on n'est pas doté d'un profil harmonieux. L'esthétique tient lieu de sésame à l'exposition.

    Je n'en puis plus de ce monde vide de sens et de grandeur. Il met en avant des êtres préfabriqués dans de les mêmes grandes écoles à cloner les élites. Ceux-là se distinguent simplement par la porte qu'ils choisissent en quittant l'ENA pour un cabinet ministériel. Au bout de ce parcours du rampent, ces gens ne sauront jamais rien de la vie réelle, des gens ordinaires. Surtout, ils n'auront jamais appris à réfléchir en dehors d'une grille de lecture pré-établi à l'usage des virtuoses de la langue de bois …

    Nous avons cru un instant que la toile allait ouvrir de nouveaux espaces. L'illusion du référendum sur l'Europe a tourné court. Bien vite, la machine à broyer les différences, à abrutir le citoyen, à abêtir le discours a nivelé les quelques aspérités qui existaient encore. Il est difficile de porter un discours un peu construit dans une avalanche de stupidité sans nom. Le boulot est fait, la toile ressemble déjà à la télévision Coca-Cola !

    Évanescentement vôtre.

vidéo :
Les Deschiens, y'en a marre par carnut

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