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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 07:20
- Publié dans : Compétition et conséquences - Communauté : Le grand n'importe quoi !
La légende ou la routine !





    Le Rugby célèbre son année sportive par ce rituel du bouclier de Brennus. Il ira au vainqueur de la finale du Championnat de France qui est désigné par un système complexe de championnat et de coupe comme seuls les esprits tortueux de la principauté d'Ovalie peuvent les concevoir.

    Pour qu'il y ait ce piment qui sied aux grands évènements, le feuilleton Fulgence tient les commentateurs en alerte. Jouera, jouera pas. Le Rugby n'est pas un jeu de bras cassé, les gaillards sont solides. Jouer une finale ne se galvaude pas et même sur une jambe j'en connais qui donneraient tout pour être à la place des 46 acteurs du jour.

    Pour ne pas être en reste Toulouse a aussi sa série à rebondissement. Non, je ne fais pas allusions aux rondeurs magnifiques de Caucau l'artiste hors normes qui repousse Vincent Clerc sur le banc ! Non, c'est David, celui qui joue dans le camp de Goliath qui interroge ! Tiendra-t-il sa place pour son dernier match avec son club ?

    Les entraîneurs jouent leurs dernières cartouches pour exister encore. Dans quelques minutes, ils seront les témoins impuissants d'une dramaturgie qu'ils ont mille fois imaginée durant la semaine, qui a tourné en boucle toutes les nuits dans leurs rêves ou leurs cauchemars. Bientôt, la réalité occupera le terrain et ils seront relégués sur le banc ou dans les tribunes.

    Des caméras trop indiscrètes nous montrent les vestiaires, ces instants qui n'appartiennent qu'aux joueurs et à leurs techniciens. C'est la rançon d'une gloire médiatique qui place notre sport au-dessus des autres dans sa dimension énigmatique. Que se passe-t-il vraiment pour que de simples hommes deviennent des combattants indestructibles, des guerriers fabuleux qui transcendent toutes les angoisses et les souffrances pour devenir des Dieux du Stade ?

    C'est la magie de ce sport. Elle doit demeurer secrète. C'est une curieuse alchimie de mots et de rituels, de gestes et de superstition, de slogans et tapes amicales, de serrages collectif et de retour au plus profond de soi-même. Qui n'a jamais vêtu l'habit de lumière et de douleur, le maillot d'une grande ou du petite équipe, ne peut comprendre ces instants qui vous font basculer de l'autre côté de la raison, derrière le miroir de la vie ordinaire !

    C'est parti ! Tout ce qui vient d'être écrit n'existe plus. Le jeu appartient aux joueurs et à monsieur l'arbitre. Le premier ballon change de main, il prend de la hauteur aussi. Il montre que le combat sera rude, personne n'en doutait ! La première mêlée n'explose pas, c'est plutôt bon signe pour le jeu même si depuis le départ, il se contente du petit périmètre…

    Il y a déjà le feu dans la maison bleue. La première vraie attaque est toulousaine. Mais la faute au sol arrête la séquence. Ils remettent ça, Montpellier est réduit à plaquer comme des morts de faim qui finissent par se mettre à la faute. Pénalité et première occasion d'ouvrir le score, elle s'offre à Skrela qui manque la cible face aux perches ! Un signe ?

    La puissance est du côté de Toulouse. On sent les minots un peu pris par l'événement pour l'instant. Ils sont actuellement spectateurs devant les hommes de Noves et ce n'est pas vraiment recommandé. Une action confuse illustre ce sentiment : un ballon qui file en touche et qui rebondit sur le drapeau et Caucau qui met un orteil en touche avant d'aplatir … Est-ce l'occasion de rentrer dans le match pour les jeunots ?

    Vingt deuxième minute, une mêlée à 5 mètres pour Toulouse après une erreur de l'arbitre vidéo. Les bleus balaient le redoutable paquet toulousain. C'est avec des moments pareils que l'on renverse le cours d'une rencontre. En tout cas, c'est bon pour le moral et c'est peut-être ce qui faisait défaut au gars de l'Hérault !


    Le déclic a eu son effet. Une action anodine, un exploit personnel de Nagusa qui, sur un petit par-dessus, laisse sa carte de visite à une défense blanche un peu lourde sur ce coup-là. La première incursion des bleus dans les 22 mètres adverses finit à dame. 0 à 7. Quel réveil en fanfare ! Pour ajouter aux problèmes des gars de la Garonne, la poutre du paquet, Servat boîte bas et sort pendant que Skrela touche du bois. Rien ne va plus chez Goliath pour l'instant.

        Faute volontaire du Nagusa. Le carton jaune sort immédiatement de la poche de monsieur Péchambert. Skrella touche encore un poteau. Les Dieux seraient-ils avec le petit ? Les esprits s'échauffent, il y a du K.O. dans l'air. Toulouse réagit comme une bête blessée dans son amour propre. Une nouvelle pénalité face aux perches, le buteur blanc n'a plus le droit à l'erreur : 3 à 7 juste avant la mi-temps. À la dernière seconde, nouvelle pénalité pour les bleus cette fois et Bustos Moniano glisse et manque la cible.

    Pour l'instant le match ne s'est pas décanté. Une équipe est encore timorée et sous pression même si elle est devant au score. L'autre est en déveine et perturbée par une défense en pointe. À chaque fois, c'est le jeu au pied offensif qui apporta des solutions pertinentes. Je ne doute pas que les entraîneurs vont recadrer la donne et que le jeu se libère ensuite.

    C'est reparti à 100 à l'heure pour Montpellier. Coup d'envoi, récupération facile et drop. Cette phase de jeu montre que Toulouse n'est pas dans son assiette alors que l'adversaire est encore à 14. L'action suivante atteste encore de l'euphorie des minots. Nouveau drop de Trinh-Duc qui cette fois ne passe pas : 3 à 10 et retour du puni.

    Nouvelle bêtise de Nagusa qui ne se relève pas de suite après que l'arbitre ait sifflé. Il prend dix mètres de mieux et donnela possibilité à Skrela de régler la mire : 6 à 10, c'est le moment d'apporter des troupes fraîches pour les blancs. Les bleus sont sur le fil du rasoir mais Toulouse manque de sérénité ce qui est assez rare.

    Les petites fautes, les maladresses, les contacts sont autant de grains de sable qui viennent enrayer la belle mécanique toulousaine. Alors, c'est sur les fondamentaux qu'ils cherchent à reprendre la main. Ils gagnent une mêlée, obtiennent une pénalité que Skrela vendange encore une fois. Il faudra marquer autrement !

    Toulouse oublie une pénalité pour préférer la pénaltouche. Montpellier contre attaque de son en-but. Il y a un peu de déraison dans cette partie. Il y a aussi de la folie dans le refus de Ouadraoguo à refuser la blessure. Il avale des cachets et distribue des pastilles. Mais il n'en peut plus ! Son équipe défend avec l'énergie de l'espoir magnifique.

    À un quart d'heure de la fin, un nouvel échec de Skrela sème le doute chez ses partenaires. Le vent du boulet passe au dessus des têtes toulousaines. Nouvelle pénalité pour le pâuvre David qui vit un calvaire. S'il la manque, il ne s'en remettra pas ! Elle passe et Toulouse revient à un point de Montpellier pendant que Fulgence, le capitaine courage passe la main et sort.

    Toulouse accélère. Montpellier accumule les fautes. C'est un gamin qui prend le but du côté de Toulouse pour passer devant pour la première fois : 12 à 10. L'histoire va-t-elle se reproduire avec un miracle pour les bleus ? Il reste neuf minutes. Bézy remet trois points et l'arbitre donne un nouveau carton à Montpellier 15 à 10 ; il faudra un miracle …

    Balle de match pour Montpellier. Une touche à 5 mètres, le ballon est perdu. Toulouse commet un en-avant. La mêlée du miracle ou des regrets. Ils reculent de 20 mètres, héritent d'une nouvelle pénalité mais commettent l'en-avant qui met fin au rêve des gamins.

    Michèle Alliot-Marie est dans la tribune présidentielle. L'indécence de cette présence ne saute pas aux yeux du président de la République qui s'ennuie ferme Il faut admettre que ce match n'a jamais pris de hauteur avec ou sans jet privé. C'est pourtant dans les airs que Toulouse a obtenu sa victoire sans marquer le moindre essai. C'est la routine de Goliath qui prive David de légende !

    Ordinairement leur.
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