Partager l'article ! De l'Audas, encore de l'Audas, toujours de l'Audas: La subvention fait le larron … ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
La subvention fait le larron …
Roger Audas est un quinquagénaire plein de rêves et d'énergie. Il vit sa vie à toute vitesse, lui qui se dit « Self-made-man » mais compte un peu sur la collectivité pour se payer ses rêves.. Un
entrepreneur entreprenant, prince de la logistique et roi déchu du Dakar Latin. Son entreprise : "Audas Distribution" brasse soixante cinq millions par an, ce n'est sans doute pas suffisant
pour s'offrir une danseuse ou se faire quelques frissons sur les pistes d'Amérique latine
L'homme est un passionné, il a su convaincre quelques décideurs bien placés du Conseil Général du Loiret qui lui ont accordé une subvention de 30 000 euros pour aller faire le gugus bien loin des
rives de note chère Loire. Il n'est jamais de cadeaux trop beaux pour les amis. L'ascenseur n'a aucune raison de ne pas fonctionner aussi dans le domaine de la logistique comme dans celui de la
politique.
En période de restriction budgétaire, payer le caprice d'un monsieur qui court après sa jeunesse, au volant d'un véhicule qui n'a rien de performant est une insulte à toutes les associations
départementales qui peinent à joindre les deux bouts. Monsieur Audas, lui peut mettre les bouts bien loin de nous, il a de l'entregent, il bénéficie de largesses qui ne cessent de nous interroger
sur le sens du bien public qui a animé les généreux donateurs.
Mais ne crachons pas dans la soupe, elle est suffisamment à la grimace pour ne pas avoir besoin de notre aide. Pour son premier Dakar, l'ami Audas avait abandonné à
la troisième étape, voilà une garantie suffisante pour investir utilement sur un cheval de course qui portera haut et loin les couleurs de notre département pour ceux qui se toquent de
communication oiseuse et exotique sans craindre la cravache du suffrage universel dans un département tout acquis à la secte droitière..
Il faut admettre que le choix fut judicieux puisque l'homme ainsi paré des couleurs du conseil général et néanmoins généreux, a fait beaucoup mieux. Il a brillé de mille feux, fort de sa
désillusion de l'an passé. L'homme a changé de copilote, pensant sans doute que ses déboires pouvaient être attribués à un coupable bien commode.
Grand bien lui fit, il passa la troisième étape sans encombre en obtenant un classement incroyable : 63 ° pour quelqu'un abonné jusque là aux places à trois chiffres. Ce fut un feu de paille qui
ne permit pas cependant de voir les couleurs du Loiret passer à la télévision. L'étape suivante, il se classa à la quatre-vingt quatrième position et abandonna peu après sur ce succès d'estime.
On peut mesurer l'utilité d'un investissement nécessairement à risque et l'enjeu valait bien la chandelle qui pend sous le nez du Président Doligé.
On se gausse ou on s'indigne, on s'exaspère d'autant de sottise ou de naïveté. Cet argent n'a pas été jeté par les fenêtres, il a été lancé bien loin de nous pour une activité qui est d'une
parfaite vacuité, d'une monstrueuse stupidité, d'une vertigineuse connerie. Pollution, frics, médiatisation de la morgue occidentale, argent gaspillé devant des populations bien moins nanties que
les adolescents attardés qui sont la honte de nos nations.
Bien-sûr la bêtise est actée, nulle instance supérieure ne viendra exiger le remboursement de cet argent détourné des nécessités du bien public par nos dignes élus, pour un entrepreneur qui a
bien mérité cette petite faveur. Les pauvres, les malades, les vieux, les enfants n'ont qu'à bien se tenir et peuvent regarder en boucle les quelques vidéos qui relatent les exploits de notre
cheval de course. Qu'il s'avère au final une vieille ganache n'est qu'une erreur de jugement de décideurs qui ne se trompent jamais pas plus qu'ils ne présentent leurs excuses d'ailleurs.
Raillerie-Raidement leur.
Lire :
http://www.lepost.fr/article/2011/01/10/2366377_l-argent-argentin-du-conseil-general-du-loiret-30000-euros-perdus-dans-le-desert-d-acatama.html#xtor=RSS-30
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