Partager l'article ! De l'autre côté du miroir ...: Arraisonnons la raison ! Co ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Comme dans un film de Blier, ici, tout peut arriver. Les conversations et les commentaires se mélangent avec les pensées les plus secrètes, les intentions les plus malignes. La
mauvaise conscience la plus honteuse se targue de ne plus craindre d'y engloutir une réputation qui se moque de la conscience collective, bien à l'abri derrière un pseudonyme ou une façade si
confortables.
Mais rassurons-nous, nous ne sommes que petits pantins de paille dans le grand concert d'hypocrisie et de grimaces que mènent ceux que nous cherchons à
comprendre. Derrière les manques des uns et des autres, les propos que nous tenons ne sont rien en comparaison de la folle manipulation des grands de ce monde.
Un président qui prétend qu'un homme meurt dans ses bras pour se poser en défenseur absolu de l'ordre contre la pègre. Personne pour se dresser et dire en
voix off, que sa conscience est tout aussi noire que les maudits qui jouent de la Kalachnikov dans les rues. Le mensonge, la manipulation, la trahison sont le lot quotidien d'un homme qui est
prêt à tout pour conserver sa place.
Un adversaire qui laisse sortir un débat absurde, un projet de loi mort-né déposé au sénat pour troubler les consciences, remuer les pensées les plus
immondes d'une bête brune toujours prête à bondir. C'est de la basse politique, des stratégies de caniveau pour des desseins de petits comptables qui oublient qu'ils réveillent ainsi d'affreuses
métastases.
Une affaire qui tourne en boucle, un scandale qui devient marronnier quand ce n'est qu'une pathétique histoire de glands ! Le complot ou l'abjection, la
prostitution ou la femme objet, la manipulation de l'état pour mettre en lumières des ébats tarifés, imposés, acceptés ou simplement consommés en toute hâte et sans respect pour l'autre ! On s'en
tape mais il faut toujours nous servir le feuilleton pour nous dégoûter à jamais de croire en la démocratie.
Des agences privées qui se permettent de juger les états, de donner des notes et de présenter la leur aux peuples qui n'ont rien demandé. L'occasion rêvée
d'imposer à jamais un système économique qui n'est qu'un possible parmi d'autres et que l'on impose par la peur, la faillite et la pauvreté généralisée. Des milliers de gens attestent de ce
mensonge, se parent de leur science économique pour nous faire croire que nous serions les seuls à devoir payer !
Une planète qui part à sa perte pour le profit de quelques-uns. Une course folle vers la destruction finale qui arrivera bien assez tard pour ne plus être
là. La course en avant vers le dernier soir, mais jamais la volonté de mettre les pouces, de retrouver les valeurs essentielles qui se passent si bien de l'argent, de la pollution, du pillage des
ressources naturelles.
L'humain et le naturel qui sont maintenant propriétés intellectuelles. Des firmes qui sont plus fortes que les états, qui sèment la mort chez les paysans du
monde entier, pris au piège par des lois iniques, des décisions aberrantes qui interdisent maintenant de semer une graine qui n'a pas été achetée. Des firmes plus fortes que Dieu si celui-ci
avait une quelconque chance d'exister encore !
D'ailleurs, il y a longtemps qu'il a décidé de mettre les bouts,ce pauvre éternel. Il ne pouvait plus supporter le spectacle que lui offrent ces créatures.
La morale ancienne, les lois élémentaires qui ont prévalu tant bien que mal, à la vie sociale, sont bafouées chaque jour au nom de lui ou bien d'un autre. L'intolérance n'est jamais aussi
grande que chez les tenants d'une croyance qu'ils imposent aux autres par la force en oubliant eux-mêmes de se l'appliquer !
Des exemples, il y en aurait des milliers. C'est le bal des faquins, des coquins, des malins, des margoulins, des magiciens. Personne n'est en mesure
d'arrêter cette folie. Tout n'est qu'apparence et illusion ! Mais de l'autre côté du miroir, c'est la désespérance ! L'issue fatale nous est une fois encore promise à moins qu'enfin nous les
chassions tous du pouvoir !
Noircissement vôtre
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