Partager l'article ! De tout et surtout de Rien: Histoire de médire. Avant que ne ...
La Fille Ligère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
A sa naissance on lui fit
Un berceau d'une gerbe de joncs
Elle aurait grandi au Puy
Avant de rejoindre des garçons
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Ils étaient tous marins
Cœurs gros et mœurs légères
Ils suivirent son chemin
Jusqu'à sa tribu Liger
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
En été elle se prélasse
Alanguie, elle prend tout son temps
C'est sans fin qu'elle rêvasse
S'endormant le long de ses bancs
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en automne, elle forcit
Elle redevient fréquentable
Mais si elle reste dans son lit
C'est pour se faire plus aimable
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Et en hiver elle s'emporte
En roulant sa colère
Tout en se faisant plus accorte
À tous les marins en galère
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
C'est au printemps elle se lâche
Débordant de toutes parts
C'est alors qu'elle se fâche
Et nous refuse le départ
C'est une fille sauvage
Qui vous conduit dans son lit
C'est une femme rivage
Qui s'écoule à l'infini
Elle n'est jamais aussi belle
Qu'en notre soleil levant
Lorsque la brume l'éveille
À ses petits matins naissants.
C'est une Loire volage
Qui roucoule dans son lit
C'est un fleuve visage
Qui coule sans soucis.
Ligèrement vôtre
Avant que ne survienne le délire commémoratif du 11 septembre, l'actualité se cherche, se disperse entre des faits qui n'ont pas le bonheur d'être aussi énormes que ceux qui
ont occupé notre été. On ne peut avoir tous les jours une soubrette dévastée, un mariage princier et une crise monétaire. Quoique, pour la dernière proposition, nous nous sommes installés dans
l'habitude.
Alors, le chroniqueur doit faire ses choux gras de petits faits pris au hasard sans cohérence ni lien. C'est un patchwork mal commode qu'il faut coudre de
fil rouge. Nous nous satisferons de la chose à défaut d'une belle couverture médiatique, tout le monde ne prend pas son pied à terre Place des Vosges !
Prenons de la hauteur avant que les faits-divers et les vomissures politiques ne nous ramènent au ras des pâquerettes. À tout saigneur des petites gens tout
honneur, notre Grand petit président déteste prendre le train. Il est vrai que seuls les trains de mesure en faveur des plus riches trouvent grâce à ses yeux. Les services de sécurité affirment
qu'il est impossible de respecter le cahier des charges d'un voyage ferroviaire. Il faudrait des gendarmes à chaque pont le long du trajet, autant tous les regrouper dans les villes visitées pour
se prémunir d'éventuelles manifestations malgré la présence des seuls encartés de l'UMP. Mine de rien cette information, passée presque inaperçue justifie la gabegie pour l'un quand tous les
autres se serrent la ceinture !
Restons dans les nuages, puisque notre chef, nous affirme-t-on, ne prend jamais un rail ! La justice souveraine, indépendante, objective et perspicace a
décidé, après vingt cinq années de réflexion pour que cette décision soit complétée par l'amnésie collective, que le nuage de Tchernobyl n'est nullement responsable de l'augmentation considérable
des cancers de la thyroïde dans notre beau pays. Les faits sont moins têtus que nos juges, ils se prennent les pieds dans leur robe, mangent leur bonnet carré et ferment les yeux quand l'intérêt
supérieur du nucléaire l'exige.
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