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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Des Carnutes aux Cathares à Lamotte Beuvron

Des Carnutes aux Cathares.

La limite départementale.



Cinq heures quarante cinq, bien avant le laitier ou les poubelles, le marcheur matutinale prend son sac et ses chaussons de danse pour devancer le soleil de plomb qui l'accompagne.


Mes hôtes m'ont expliqué le chemin initial. Le « pérégrinateur » solitaire ne peut se permettre de transporter une collection de cartes qui de toute façon ne serait jamais suffisante. Il se fie aux conseils, aux fléchages et aux personnes de rencontre.


De ce triptyque du marcheur inconscient je n'ai pu compter que sur le premier volet. Les indications étaient précises et claires. J'ai croisé le lavoir, franchi la fausse rivière qui étrangement se passe exactement comme une vraie, sur un pont ! J'ai poursuivi par le petit chemin étroit qui en rejoignait un bien plus large.


Il n'était pas six heures et j'allais bon pas sur un sol battu bien plus agréable à mes semelles revêches. Je retrouvais une route départementale qui avait la politesse d'offrir un espace latéral confortable au marcheur occasionnel avant que de plonger sur un chemin qui aurait dû me mener jusqu'à Vouzon.


Hélas, les rois du fléchage et de la logistique départementale s'arrêtent aux limites strictes de leur zone d'influence. J'allais le découvrir à mes dépens. Pour l'heure, le temps et mes jambes me laissaient tranquilles. Le chemin de terre prenait le cap à l'Est. À pied, il faut consentir des détours à la terrible réalité de la propriété privée.


Une heure plus tard, je bifurquai vers le sud, ma direction supposée. La route

des barres fur la plus jolie de la journée. Étangs de Sologne et brume matinale,

quelques bolets et de rares giroLles que mon sac ne me permit pas de ramasser.

J'allais bon pas et me (fit)PRIS ma première suée.


Les heures allaient vers une chaleur certaine. J'entrai(s) DANS (à) Ménestreau et

découvriS(t) alors un plan des chemins pédestres qui ne renseignait que le

département Loiret. J'ignorais alors qu'il existe des frontières qu'il vaut

mieux ne pas dépasser.


Le Gr3 s'annonçait prometteur. Bien fléché, bien marqué, le pas de celui qui

sait où il va est toujours plus sûr ! Le traquenard se fit en pleine forêt, la

tradition a la vie longue même si les brigands ne sont plus de ces futaies.


Un carrefour, des routes qui vont où bon leur semblent. Un croix sur un tronc,

une erreur de lecture, une pancarte pourtant qui indique la tournée. Vouzon

était alors à portée de lacets …


La suite fut une longue inquiétude. Des chemins accablés de soleil qui ne se parent plus de la plus petite certitude. J'allais d'un pas lourd, subodorant la galère qui vers dix heures se matérialisa en Nationale vingt. J'étais à la limite du Loiret, forcément tout proche de La Ferté Saint Aubin. Vouzon m'avait définitivement tourné le dos !


Je traversais l'obstacle pour tenter l'aventure en bifurquant au Sud dès que ce sera possible. L'occasion se fit attendre un bon bout de chemin. J'abandonnais ce GR facétieux qui voulait encore m'emmener à la Ferté. J'avançais à la boussole, les jambes allaient aussi mal que le moral.


Une grosse et interminable heure plus tard, après quelques barrières qui vous barrent tout espoir, je me retrouvais sur notre ruban asphalte. Six heures de marche et un détour indigeste. J'arrivais chez D. & N. R. sans doute pas très présentable.



Déboussolement vôtre

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Patrick 07/07/2010 18:58



Hei, "l'Ami"


je vois que malgré le soleil et l'orientation parfois légère, tu gardes bon pied, bon oeil (!!!!) et le sens de la phrase bien faite. Je suis sùr maintenant des vertus de l'écriture qui te
laisse souffler le temps de la rédaction.


Je voudrais bien te rejoindre pour une soirée, mais saurais-tu m'indiquer un point de rencontre PRECIS et SUR . . . aller j'arrete de te bader l'Ami.


Donne nous les étapes de ton parcours pour que l'on suive ta progression.


Bonne route et à demain.


Patrick


 



BR 07/07/2010 19:14



Patrick


Je suis en sueur du matin au soir. J'espère que le traitement portera ses fruits.


Demain j'arrive à Vierzon.


 J'y ferai bien une halte d'une journée pour récupérer de mes premiers 100 km


Ensuite, Issoudun puis le Poinconnet certainement en deux étapes


Si tu passes, appelle Ane, j'ai des soucis de chaussures et de duvet.


Merci


 


Benard