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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 09:16
- Publié dans : Des Carnutes aux Cathares - Communauté : partage

 

 

 

Bienvenue dans L'Aveyron

Le pays des gens courtois …

 

 

En quittant Figeac je me rendis bien vite compte qu'il se passait quelque chose de peu ordinaire pour celui qui a traversé une petite partie du centre de notre hexagone. Sur la route qui me menait vers Beduer, sept automobilistes consécutivement, mirent clignotants pour me croiser, ralentirent et poussèrent même la civilité jusqu'à répondre à mon salut.

 

J'étais encore dans le Lot, j'avançais vers un village magnifique : Faycelles pour plonger ensuite vers la rivière éponyme, frontière naturelle d'avec cet Aveyron, département de mon cœur !

Sur le chemin, une femme attendant un bus m'enseigna un chemin de traverse qui me fit longer les berges du fleuve.

 

Je débouchais à deux pas d'une cabane où un trio solidement campé discutait le bout de gras. Ils me firent bon accueil, parlèrent longuement de mon aventure, du comportement aberrant de leurs compatriotes égarés dans ces régions septentrionales qu'ils ne connaissent à peine !

 

Je traversai le fleuve et changeai ainsi de département. Rien ne fut mofifié bien au contraire. Les routes étroites et sinueuses incitent à la prudence et au respect de l'autre. J'avançais d'un bon pas, conforté par la découverte d'une petite épicerie qui me permit un judicieux ravitaillement.

 

Je posais sac et fatigue sur le perron de Jean-Michel, éleveur local et marcheur dans la célèbre association du Petit pas Malvillois. Il tenait à ce que je vous invite à leur randonnée nocture du samedi 31 août à Lescure Jaoul. Il oublia bien qu'il était marcheur et voulu m'offrir une bière.

 

Je repris la route pour arriver à Mirabel, village bien nommé. Il y avait des pruniers tout au long de mon chemin. Mais comme je suis marcheur et pas coureur, je me mis en devoir de n'en point manger ! C'est là que je découvris la connaissance parfaite qu'on les gens d'ici de leur si joli pays aux innombrables chemins.

 

Un premier habitant de fin une explication parfaite pour couper la colline et me retrouver en face par deux sentiers de terre et un chemin muletier. Il prit la peine de me dire : « Vous trouverez forcément quelqu'un pour vous montrer la suite ! »

 

Au débouché de la ferme Bervic, on fit mieux qu'une longue explication. On me donna carte locale détaillant les circuits et balades autour de Sainte Croix. Il fallait me dit-on viser jusqu'à Balard puis aller vers l'Oustal où c'est certain ; quelqu'un prendrait le relais.

 

Je passais sur des chemins que l'occupation agricole raisonnée et la passion du pays ont laissé entretenus et parfaitement marqués. Je croisais vaches et brebis qui par leurs passages fréquents assurent une intendance qui ne se fait pas ailleurs.

 

À l'Oustal, j'étais proche du but et je demandais une fois encore ma route ou bien un chemin. Mon interlocteur me demanda chez qui je me rendais et déclara sans possibilité de le contredire :

« Il vaux mieux que je vous y conduise, vous ne trouverez jamais tout seul ! »

 

L'homme revenait de la pêche et j'appris plus tard qu'il fut le boulanger d'ici avant que de prendre une retraite bien occupée. Il me fit détours et contours et en quelques minutes me posa à bon but.

 

Mes hôtes n'étaient pas encore arrivés. Je fis bonne et longue sieste à l'ombre d'un arbre et sorti l'ordinateur pour écrire un texte. Quand Gilles et Annie arrivèrent, l'enchantement aveyronnais se renouvela une fois encore. Vous en saurez plus une autre fois !

 

Cheminement vôtre.

Départ de Najac après une nuit chez un artiste pingre qui me refusa Wi-Fi et petit déjeuner.

En route pour Cordes sous la pluie comme il se doit !

 

 

 

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