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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 06:36
- Publié dans : Carton rouge - Communauté : Le grand n'importe quoi !

Dégustation en aveugle.






Au pays des œnologues amateurs, les verres à pied vous montrent le chemin. La Brie est une vaste terre céréalière. La betterave y règne en maîtresse absolue et le vignoble fait grise mine. Le Briard est un homme plein de ressources, le manque suscite le goût et si la vigne ne vient pas à lui, les grands vins de Bordeaux aiment à remonter le pays !

La dégustation en aveugle est une pratique fort risquée. Bien des réputations s'y perdent et le risque est grand de confondre le Grave avec le superflus, surtout quand la soirée se prolonge sans modération. Le maître de cérémonie et caviste de circonstance a pensé l'animation comme un grand jeu d'aimable société. Il a introduit une part d'aléatoire pour permettre au béotien de donner réponse au pif sans se fier au nez du vin.



Il a fallu penser la table et le menu pour accompagner ce long marathon des papilles. Amuse-gueules apéritifs et plats, tous ensembles au service du roi de la cérémonie, le vin en majesté. Cuisse légère ou robe capiteuse, de blanc ou de rouge paré, son altesse exige plats à sa convenance.

Du côté de la cuisine on s'y affaire depuis quelques jours. Ici ou un peu plus loin, des comparses marmitons ou marmitones préparent des mariages sans cérémonie. Il faut donner du solide à la belle assemblée afin qu'elle puisse boire tout son saoul, la palanqué de vins qu'il faudra identifier.



Le blanc se servira en carafe, doux d'abord et sec ensuite, la question demeurera unique : « D'où est-il ? ». Foie gras, saumon fumée et carcalôdes en feuilletés seront prétextes à la mise en bouche du nectar anonyme. Mais comment maintenir le breuvage frais en ce temps de réchauffement climatique ? Mettre les carafes au congélateur leur permettra peut-être d'apporter un supplément de fraîcheur.

Le rouge chambre dans sa cave. La température est idoine. La cuisse légère, long en bouche et court en verre, il sera accompagné de plats à sa réputation. Tout naturellement servi en petites quantité pour ne pas faire de cette soirée esthètes, une bacchanale épouvantable. Le dégustateur devra ménager sa monture, ne pas se perdre en confusions subtiles.



Les bouteilles devront être habillées. L'anonymat est plus compliqué dans le rouleau de trente trois centimètres que dans la cruche en verre. Mais l'intendance vaissaillière a du mal à suivre les contraintes de l'exercice : 13 verres, différents pour autant de carafes et quatorze convives, il est peu de maisons honnêtes pour supporter autant de récipients.

Le jeu en vaut la chandelle. Nous allons aborder tous ces grands vins, les yeux bandés et les sens en éveil. Nous avons pour absorber l'exercice plats à notre convenance, météo favorable et toute la nuit pour ouvrir les yeux sur les merveilles de nos vignobles français. Le vainqueur comme les vaincus auront dégusté des vins de qualité, et qu'importe le nom du flacon, il nous faudra éviter l'ivresse.



Je ne pousserai pas le bouchon plus en avant. Il est bon de garder de par devers soi des moments aussi délectables. Il est bientôt l'heure de mettre à table, de remplir notre fiche et d'évaluer nos connaissances. Ce sont nos papilles qui seront grandies de l'expérience. À la vôtre !


Vinludiquement vôtre.



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