Lundi 8 février 2010
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07:21
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Publié dans : Compétition et conséquences
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Fin de parcours chaotique.
Nous rêvions de toucher la récompense d'un investissement fort, d'un état d'esprit merveilleux et la réalité a chamboulé les illusions. Les espoirs de qualification se sont
effondrés en un début d'année 2010 poussif, improductif et révélateur.
Le rêve avait cela de merveilleux qu'il déplace parfois des montagnes, qu'il donne une énergie folle et une immense joie. Nous avons profité de ces moments privilégiés et
j'espère que d'autres vont venir après ce passage noir de notre jeune histoire.
Le cauchemar est plus révélateur. C'est la résurgence de défauts rédhibitoires, d'erreurs récurrentes et de faiblesses individuelles qui reviennent en boucle. C'est le
propre de l'inconscient de redonder à plaisir sur ce qui fâche, qui navre, qui désespère.
À Montargis, la bande devait gagner pour terminer première. Une défaite la condamnait à la place du couillon. Le scénario fut un copier-coller des travers habituels et des
qualités globales.
Tout d'abord, la préparation ne permis pas de rentrer dans la partie. L'absence de Nicolas gardant sa petite malade et mon retard pour permettre à Anthony de vous rejoindre
après son travail nous sortit complément du cadre efficace d'une bonne préparation.
Je vous ai entendu lors des quelques minutes d'échauffement auxquelles j'ai assisté. Des réflexions significatives venant de garçons qui peuvent faire illusion à l'oral
mais pas à l'ovale !
Des comportements timides, fuyants, déplacés pour aborder ce nécessaire combat qu'est un match de Rugby. Une absence de flamme que seuls un discours enflammé et un échauffement musclé peuvent
obtenir, allait expliquer le départ et la suite.
Le match fut un condensé des lacunes et des difficultés. Une passe à l'adversaire pendant un temps fort pour un premier contre de Montargis. Une pénalité face au perche que
personne ne veut tenter. Un nième surnombre à l'aile et des plaquages manqués en tête à tête pour un deuxième et un troisième essai. Une faillite défensive dans le duel un contre un et un manque
crucial de vitesse et la quatrième banderille ruine tous les espoirs. 3 à 26 aux oranges amères !
La seconde période fut une longue succession de vagues désorganisées, individuelles et malhabiles. La Bande monopolisa le ballon mais pas le danger. Une seule fois l'essai aurait
dû récompensé une attaque plus collective que les autres mais il faudrait plonger à proximité de la terre promise pour la mériter …
Et pour terminer sur une touche conforme au moral du jour, Montargis marqua sur le dernier ballon rendu au pied. 3 à 33, les yeux pour pleurer et la tête qui fait mal !
Il faut revenir sur ce drame du jeu aérien. Combien de rebonds encore, de maladresses qui illustrent une carence éducative de nos jeunes. Ce n'est pas parce qu'on ne joue pas au
pied à l'école de Rugby qu'on ne doit pas travailler l'adresse, la réception , la lecture des trajectoires, le coup de pied. En junior; c'est trop tard !
Il faut comprendre pourquoi tant de surnombres sur nos extérieurs. Une solidarité défaillante dans la répartition des joueurs sur la largeur, une couverture profonde insuffisante
et un manque de communication. Tout ces points relèvent de la responsabilité des entraîneurs et nous allons y travailler avec du tableau et du terrain.
Il faut accepter le manque de fluidité dans les passes et de vitesse de course et trouver une autre organisation pour que l 'efficacité soit en relation avec la volonté de
production. Un peu plus de pragmatisme et moins de panache seront les ingrédients de la seconde chance au gratage.
Bravo à Montargis qui avait manifestement à cœur d'effacer leur échec contre Pithiviers qui finalement fut celui qui nous élimina.
Entraîntaximent vôtre.
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