Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Du trop vide au trop plein

L'agenda de septembre.

 

 


Les mois de juillet et d'août sont pour beaucoup une parenthèse merveilleuse où les obligations cessent de scander la journée, d'imposer un rythme fou entre travail et vie associative, entre obligations et rendez-vous. L'agenda s'offre de belles plages vides, des endroits dévolus aux loisirs sans contraintes, au repos ou aux plaisirs variés. Puis d'un coup, ses feuilles se noircissent, se chargent et se surchargent de dates à ne pas manquer, d'horaires à imbriquer.

Tout commence par la rentrée des classes. Pour les parents, c'est le début de la course matinale, des difficultés inconciliables, de la recherche de solutions pour garder les enfants ou les conduire à l'école. L'emploi du temps de leur rejetons ne peut jamais coller aux leurs. Il faut combler les différences en s'arrachant les cheveux.

Puis c'est la course démente aux fournitures scolaires, aux suppléments à la liste estivale que ne manquent jamais d'ajouter des enseignants jamais rassasiés. Il faut alors jouer des coudes avec d'autres ménagères énervées, des adolescents désabusés, des vendeurs débordés. Puis de retour à la maison, c'est l'insupportable corvée de la couverture des livres scolaires. Il ne faut rien prévoir les premiers soirs de septembre …

Bientôt arrivent les inscriptions. C'est le début de l'enfer ; choisir des activités qui se coordonnent, des déplacements conciliables, des loisirs qui plaisent à vos garnements. Les villes, pour vous aider dans ce choix délicat, vous proposent des forums ; vastes foires à tous les possibles des adorateurs de la loi de 1901. Et là, c'est l'abondance, vous ne savez plus où donner de la tête et vos chères têtes blondes ou brunes qui vous tirent par la manche vers ce qui se fait de plus onéreux.

Nouvelle cavalcade pour acheter les équipements adéquats, trouver médecin pour obtenir l'indispensable certificat médical tout en trouvant prétexte pour que cette obligation vous soit remboursée par la sécurité sociale. Les cabinets sont débordés, vous devez faire des miracles pour fournir tous les papiers dans les délais les plus brefs.

L'école ne veut pas être en reste. Elle vous réclame attestations et fiches interminables de renseignements. Vous devez vous multiplier pour parvenir à tout faire lors de cette première semaine infernale. Vous n'en pouvez plus et pourtant vous êtes loin de la fin de cette folie. Vous recevez de toutes parts des invitations amicales, des soirées agréables entre amis quand les jours ne sont pas encore à la grisaille automnale.

Il n'y a pas assez de samedis et de dimanches pour contenter tout le monde et participer, si le temps vous en dit au vide grenier de votre quartier, au Festival d'à côté, au premier rendez-vous sportif. C'est un emploi du temps de ministre qui se présente à vous pour les prochains week-end de ce mois déraisonnable.

Vous pensez pouvoir enfin souffler les soirs de la semaine quand tout est calé du côté des enfants. Que nenni ! Les réunions parents professeurs pointent le bout de leur nez au virage de la mi-septembre. Il faut se débrouiller pour se libérer à des horaires où tous les braves travailleurs sont encore au turbin. Parfois, les presque convocations pour vos différents enfants se percutent. Ne pas y aller, ce serait passer déjà pour de mauvais parents, comment faire ?

C'est encore le mois où l'on songe à refaire une belle révision. Les yeux ou les oreilles, la prise de poids de cet été ou les aigreurs d'estomac demandent un petit avis médical spécialisé. Mais là, rassurez-vous, se soigner dans notre pays demande maintenant une longue patience et beaucoup de chance. Le plus souvent, c'est sur l'agenda de l'année suivante que vous devrez coucher un rendez-vous si lointain que vous risquez de le manquer quand viendra son jour.

Débordement vôtre

vidéo :
William Sheller - Oh ! J'Cours Tout Seul par cladstrife

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

mjo 13/09/2011 09:14



...alors très heureuse que tu aies pu te libérer samedi... Sincérité, épanchements, débordements, impudeur... certes, mais j'en souris encore de douceur... 50/50 tout n'est que question
d'équilibre... ns sommes tous équilibristes, non ?



BR 13/09/2011 18:15



MJO


 


Ce fut un vrai plaisir de célébrer ton passage du Caap de toutes les espérances.


L'équilibriste que je fus a eu le souffle court de voir tant de personnes.


Tu peux deviner que je n'étais pas comme un poisson dans l'eau mais qu'importe, ta fête te ressemblait.


Bon anniversaire encore et ne change rien, surtout. Même si un malotru a pu prétendre que ce fut légèrement impudique.