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Ma Fille Liger

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La Fille Ligère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

A sa naissance on lui fit

Un berceau d'une gerbe de joncs

Elle aurait grandi au Puy

Avant de rejoindre des garçons

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Ils étaient tous marins

Cœurs gros et mœurs légères

Ils suivirent son chemin

Jusqu'à sa tribu Liger

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

En été elle se prélasse

Alanguie, elle prend tout son temps

C'est sans fin qu'elle rêvasse

S'endormant le long de ses bancs

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

Et en automne, elle forcit

Elle redevient fréquentable

Mais si elle reste dans son lit

C'est pour se faire plus aimable

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Et en hiver elle s'emporte

En roulant sa colère

Tout en se faisant plus accorte

À tous les marins en galère

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

C'est au printemps elle se lâche

Débordant de toutes parts

C'est alors qu'elle se fâche

Et nous refuse le départ

 

 

C'est une fille sauvage

Qui vous conduit dans son lit

C'est une femme rivage

Qui s'écoule à l'infini

 

 

Elle n'est jamais aussi belle

Qu'en notre soleil levant

Lorsque la brume l'éveille

À ses petits matins naissants.

 

 

C'est une Loire volage

Qui roucoule dans son lit

C'est un fleuve visage

Qui coule sans soucis.

 

 

Ligèrement vôtre

IGP6422

Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 07:46
- Publié dans : Carton rouge - Communauté : partage

Le canard et la bigote !


 


Charité chrétienne commence par soi-même. Madame Boutin appliquait à la lettre ce précepte évangéliste jusqu'à ce qu'un vilain canard ne vienne mettre son bec dans ses rétributions multiples. La pauvre dame pris au piège d'une presse déchaînée se trouva vite dépourvue d'un subside conséquent !

Elle fit contre mauvaise fortune grand et bon cœur en offrant spontanément à la France ce pactole. Mirobolant pour un smicard, insignifiant pour un fraudeur fiscal, la somme n'a que peu d'importance dans ce joli bazar.

La farce pourrait faire sourire en ces temps de crise. L'offrande est bien maigre au regard de ce que dépense notre équipe indécente de football. Elle ouvre pourtant des perspectives radieuses à celui qui pense encore que tous les privilèges furent abolis au 4 d'une nuit d'un mois août !

Le choix de la victime est un peu surprenant ! Ce bouc émissaire qui n'est qu'une vieille bique, tombe à merveille. Elle est prise la main dans la caisse, sans honte ni conscience, elle qui jure son Grand Dieu qu'elle a la main sur le cœur ! Est-ce parce qu'elle fait profession de foi que nos hypocrites pourfendeurs la jettent à notre vindicte ? Ils fondent sur la dame patronnesse au nom d'une morale qui ne fut jamais leur !

En ces temps d'austérité rétive et de rigueur secrète, montrer du doigt une femme déchue est un bien misérable artifice. Le retour de bâton va en surprendre plus d'un, de ceux-là mêmes qui lui jetèrent la pierre. L'État se montre généreux à qui sait le servir, drôle d'interprétation de ce verbe ambigu.

La dame a joué les vierges effarouchées, reconnaissant néanmoins boire un bon whisky, lorsque trop grande est la contrariété ! C'est à la santé de tous les autres profiteurs immoraux , qu'à l'avenir, elle trinquera à son tour. Ce sera un jour à leur tour, de rendre à l'état, ce trop plein perçu !

L'usage voulait, je n'en saisissais guère le sens, qu'on désignât ces coquins par la douce appellation de « Grand commis de l'état ». Maintenant j'ai compris et apprécie la nuance, il fallait entendre «  grosse commission sur le dos de nos finances ! ».

J'entends déjà les tenants de nos deux partis de France se rengorger et hurler au poujadisme facile. L'accusation de populisme est bien commode quand on souhaite enterrer une question. Ils me diront en me montrant du doigt : « Vous jouez le jeu de l'anti-démocratie en reprenant l'antienne insupportable qu'ils sont tous pourris ! »

J'admets le risque mais ne suis pas responsable. Je suis prêt d'ailleurs à atténuer mon propos et corrige immédiatement cette fausse accusation. « Tous servis ! » est bien plus conforme à cette réalité honteuse.

Il est grand temps de balayer ces écuries d'Augias mais nul Hercule ne se propose à la considérable tâche ! Refusons de faire, de la politique, une profession sans foi qui ne se contente que d'établir la loi.

La dame rit maintenant sous cape ou bien sous la soutane. A peu de frais elle s'offre une jolie pagaille. Si l'affaire n'est pas enterrée, le denier du culte républicain de madame Boutin va rapporter gros dans nos caisses, jusque là exsangues.


Cumulardement vôtre

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