Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

Élucubrations culinaires

Recette


approximative !



 



 

La France, riche de ses plats traditionnels, n'attendait que moi pour
coucher sur le papier une recette de Corrèze. La nécessité faisant
toujours loi, je me dois une fois encore de vous narrer par le menu
mes faits et gestes de vacancier écriveur. Ce jour-là, c'est de
Farcidure qu'il était question et sans trahir les secrets férocement
gardés par le cuisinier, je vais vous confier l'essentiel de son
chef d'œuvre alimentaire.



 

Tant que le farci dure …




 



À tout seigneur, tout honneur, gloire au sieur Parmentier et à son
tubercule américain qui bouleversa la vie de nos campagnes et l'art
culinaire de nos provinces. En quantité suffisante, pelez et
rémoulez vos patates. Pour la réussite de la suite, essorez les à
pleines mains pour que l'amidon en soit extrait. Allez-y de bon cœur,
la suite sera du même acabit. Qui ne veut pas mettre la main au
plat, ne réussira pas ce met délicat …


 



 


Pendant ce temps, dans une immense cocotte, mettez grande quantité d'eau à bouillir. Assurez-vous que vos réserves de gaz supporteront près de
quatre heures de travail en continu. Quand l'eau bout, plongez-y un
chou vert et pommelé à souhait, le temps de donner à ses belles
feuilles, souplesse et brillance. Elles deviendront par la suite,
enveloppes gourmandes ….


 



 


Bien vite sortez le chou de son bain fumant pour jeter à sa place tout le
cochon demi-sel qui vous tombe sous la main. Palette, andouille de
viande, petit salé, ne lésinez jamais sur la viande de porc, elle a
nourri des générations entières de nos aïeux ! Évitons
l'anathème sur ce gentil omnivore, tout est bon pour le dénigrer de
nos jours.


 



 


Puisque le progrès vous permet d'utiliser un robot, ne le refusez pas et
usez en pour hacher persil à foison, poireau à l'unité calibrée
de belle taille et même lard fumé à moins que ce ne fut talon de
jambon cru. Tout cet heureux mélange se hache cru. Oubliez les
réflexions de votre entourage, la suite s'annonce tout autant
extravagante, il ne faudra pas s'en formaliser !


 



 

Mélangez à parité farine blanche et de sarrasin à raison de quatre cuillères à soupe bien bombée. Gardez à portée de main la farine et remontez-vous les manches. Qui se la joue petit bras n'ira pas au bout de l'aventure. Avancez sans compter sur les chemins de la déraison. C'est le moment de réaliser la communion parfaite de la pomme de terre rémoulade et de votre hachis hétéroclite. Salez et poivrez à votre convenance ou bien à celle de vos convives, c'est une question d'éducation.


 



 


À deux mains, malaxez le mélange tandis qu'un comparse viendra
déverser en pluie fine les farines. Vous devez obtenir une pâte
molle mais compacte qu'il vous appartiendra de mettre ensuite en
boules pour le plus grand plaisir de vos invités. La taille de vos
boulettes doit être en parfaite adéquation avec la dimension de vos
feuilles de chou. Approchez, sans l'atteindre tout à fait la
dimension d'une boule de pétanque, le cochon sera alors près du but !


 



 


Emballez vos boulettes d'une ou de deux feuilles feuilles de chou en quinconce pour la seconde option. Comme souvent, il y a plusieurs écoles et je ne me mêlerai pas d'en choisir une plus que l'autre. Délicatement,
plongez vos farcidures, puisque c'est ainsi qu'il faudra dorénavant
désigner ce curieux assemblage réalisé avec amour et de vos mains,
dans le bouillon où mijote votre mélange de porc. Quand toutes les
boulettes habillées de chou auront trouvé place dans la cocotte,
laissez cuire plus de trois heures à petit feu.


 



 


Prévoyez une belle soirée. Le repas qui s'annonce devra être suivi d'une
promenade digestive mais les parfums qui viennent de la cuisine vous
feront bien vite oublier le risque de l'abus qui pèsera néanmoins
très fort sur le trop gourmand qui s'aventurera à prendre une
seconde boulette. La modération est recommandée en toute chose et
n'hésitez pas à ouvrir très bonne bouteille pour la circonstance.


 



 

Farcement vôtre.

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Françoise 14/08/2011 21:55



Bonjour,


Je découvre ce blog et cette surprenante recette qui parait plus hivernale qu'estivale. Il est vrai que cet été un peu raté permet quelques originalités.
Cette recette me fait penser à la cuisine des alpins(dauphinois ou savoyards) qui avaient besoin de "plats tenant au corps". L'idéal étant bien sûr d'avoir du cochon, car aussi végétarien qu'on
soit de telles boulettes sans un fumet perdent beaucoup de leur attrait.


Bonne soirée.


Je m'en vais me promener ailleurs dans vos articles.


A bientôt.



BR 15/08/2011 18:38



Françoise


 


Si vous venez vous prenez ici, vous allez pénétrer un monde étrange à l'image de notre ami le cochon. Tou est bon et rien ne se perd.


Tout est prétexte à billet et l'aventure est au coin de la route.


Prenez votre temps et mangez de bon cœur.



Le ch'timi 14/08/2011 20:00



Cher Bernard,


Hmmmm ! grosses envies e goûter..


la table habituelle..


La Table Habituelle


Quand elle arrive à sa table habituelle
J'ai tant envie d'être sa sentinelle
J'ai tant envie d'être de la clientèle
J'ai tant envie de jeter mes écuelles
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Quand elle arrive et qu'elle ne me voit pas
Moi, déguisé en esclave, en loufiat
J'ai tant envie de lui frôler le bras
J'ai tant envie de crier "aime-moi"
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Et le maître d'hôtel:
Bonjour Madame, bien dormi?
Bonjour Madame, bon appétit!
Saumon fumé, filet de sole
Pouilly Fuissé, profiteroles
Pâté de canard, agneau rôti
Demi Pommard, salade de fruits?
Merci Madame, bon appétit,
Garçon, ici!

Quand elle s'assoit à sa table habituelle
Escorté d'un banquier d'la clientèle
J'ai tant envie de l'appeler infidèle
J'ai tant envie de pleurer dans mes gamelles
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Quand elle s'assoit et qu'elle ne pense pas
A moi qui crève au milieu de mes plats
Avec mes mots d'amour qui ne serviront pas
J'ai tant envie de faire un coup d'éclat
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Et le maître d'hôtel:
Bonjour Madame, bien dormi?
Bonjour Madame, bon appétit!
Saumon fumé, filet de sole
Pouilly Fuissé, profiteroles
Pâté de canard, agneau rôti
Demi Pommard, salade de fruits?
Merci Madame, bon appétit,
Garçon, ici!

Mais le jour où de sa table habituelle
Elle m'a fait signe de venir auprès d'elle
J'ai laissé là aussitôt pêle-mêle
Mes rinces-doigts, mes verres et ma vaisselle
Pour le première fois, pour la première fois
Elle m'a sourit elle m'a dit au-revoir
Mais dans ses yeux il y avait mon regard
Elle a tendu sa main vers mon espoir
Mais dans sa main... il n'y avait qu'un... pourboire!

Bonjour Madame, bien dormi?
Merci Madame, bon appétit!
Saumon fumé, filet de sole
Pouilly Fuissé, profiteroles
Pâté de canard, agneau rôti
Demi Pommard, salade de fruits
Merci Madame, merci Madame


Quand elle arrive à sa table habituelle
J'ai tant envie d'être sa sentinelle
J'ai tant envie d'être de la clientèle
J'ai tant envie de jeter mes écuelles
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Quand elle arrive et qu'elle ne me voit pas
Moi, déguisé en esclave, en loufiat
J'ai tant envie de lui frôler le bras
J'ai tant envie de crier "aime-moi"
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Et le maître d'hôtel:
Bonjour Madame, bien dormi?
Bonjour Madame, bon appétit!
Saumon fumé, filet de sole
Pouilly Fuissé, profiteroles
Pâté de canard, agneau rôti
Demi Pommard, salade de fruits?
Merci Madame, bon appétit,
Garçon, ici!

Quand elle s'assoit à sa table habituelle
Escorté d'un banquier d'la clientèle
J'ai tant envie de l'appeler infidèle
J'ai tant envie de pleurer dans mes gamelles
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Quand elle s'assoit et qu'elle ne pense pas
A moi qui crève au milieu de mes plats
Avec mes mots d'amour qui ne serviront pas
J'ai tant envie de faire un coup d'éclat
Mais je n'ose pas, mais je n'ose pas

Et le maître d'hôtel:
Bonjour Madame, bien dormi?
Bonjour Madame, bon appétit!
Saumon fumé, filet de sole
Pouilly Fuissé, profiteroles
Pâté de canard, agneau rôti
Demi Pommard, salade de fruits?
Merci Madame, bon appétit,
Garçon, ici!

Mais le jour où de sa table habituelle
Elle m'a fait signe de venir auprès d'elle
J'ai laissé là aussitôt pêle-mêle
Mes rinces-doigts, mes verres et ma vaisselle
Pour le première fois, pour la première fois
Elle m'a sourit elle m'a dit au-revoir
Mais dans ses yeux il y avait mon regard
Elle a tendu sa main vers mon espoir
Mais dans sa main... il n'y avait qu'un... pourboire!

Bonjour Madame, bien dormi?
Merci Madame, bon appétit!
Saumon fumé, filet de sole
Pouilly Fuissé, profiteroles
Pâté de canard, agneau rôti
Demi Pommard, salade de fruits
Merci Madame, merci Madame


Henri Tacahan..
amitiés et direction la Suisse ou les 3 suisses à Roubaix ??


Patrick


 



BR 14/08/2011 20:23



Patrick


 


Vous êtes le bienvenu à ma table quand vous le souhaitez !


Il faut que vous passiez par Orléans et point de problème, il y aura plat à ma guise et j'espère à votre convenance pour une table si peu habituelle