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Chroniques au Val

Chroniques au Val

Ligericus sum, nil Ligeris a me alienum puto.

En direct du siège de Libération

Rendez-nous notre bien quotidien.


 

Les libéO à la capitale.


 

36-15 code : Libérons LibéO

Épisode 2

Avec Didier Porte ...

 

Petits êtres minuscules, quelques escouades de lecteurs de Libération Orléans s'en vont à la capitale défendre LEUR journal numérique. Ils espèrent encore en la mansuétude du sieur Demorand pour surseoir à la mort du soldat Mourad. Ne reculant devant aucun sacrifice, j'ai accompagné de dangereux activistes de la liberté de pensée et de l'écrit, les têtes pensantes de la rébellion du désespoir.

 


L'affaire ne fut guère confortable, le véhicule du contestataire de base atteste que ce n'est pas à travers cette marque mobile d'opulence que s'expriment mes comparses. L'appel d'air est ailleurs, la conversation du réfractaire à la pensée unique passe aisément du coq à l'âme, du mariage princier aux actions entreprises. La parole fuse plus sûrement que la petite 205 de 326 8897 kilomètres.


 


Curieusement, ces gens prêts à mettre le feu au poudre ne disposent pas de l'outil indispensable à la première étincelle. L'allume cigare manque cruellement à l'avant et à l'arrière de cette spacieuse berline on fait feu de traits d'esprits et de remarques acerbes. Il faut se rabattre sur les propos brûlants, les traits d'esprits et les crépitations du flash pour immortaliser les combattants de l'impossible.

 


Le plan de bataille est des plus classiques. Distribution de tracts, rencontre des journalistes survivants dans cet ancien grand journal de gauche passé aux mains du baron de Rotschild. La chanson française de qualité assurera la bande son de l'expédition avec la célébrissime chanson de qualité immortalisée par Daniel Mouloud Guichard et les LibéO : «  On s'est aimé comme on se quitte ! »

 


Mais atteindre le siège de Libé est un exercice mal commode pour le provincial ignorant tout des encombrements urbains. C'est à l'allure du gastéropode poitriniaire que nous avançâmes vers notre objectif final. C'est dans cette confusion des sens que nos vessies se signalèrent à nous et montrèrent les limites du militantisme d'opinion. Le siège se fit cuvette libératoire, nous venions de remplir une première victoire.


 

De la Bastille à République, le cortège se fait classique. La foule innombrable des lecteurs en colère se donnait rendez-vous près du magasin « Camaïeu» qui fait l'angle de la rue François Béranger, paix à son âme mal pensante ! Une dizaine de demeurés, bien moins selon la Police, était venue de la cité Johannique pour débouter le journal de Demorand. L'anglois n'y était pour rien dans l'affaire et il n'est pas certain que nos militantes soient quant à elles restées vierges !


 


La suite confirmera la supposition. L'une d'entre elles sortit de son sac une corde à linge qui atteste d'une progéniture nombreuse. Le fil était emmêlé, histoire de dénouer l'objet à défaut de la crise. Il fut promptement tendu entre trois arbres malingres pour y suspendre une exposition de dessins de presse offerts gracieusement au collectif pour soutenir notre action.


 


Les salariés du journal purent être rangés dans deux catégories. Les uns, les plus nombreux étaient solidaires de notre initiative. Ils sentaient que ce qui arrive aujourd'hui aux Libé-villes ne sont que les prémices de mesures plus douloureuses encore dont ils seront les prochaines victimes. Ils étaient blanchis sous le harnais, avaient la nostalgie d'un passé plus glorieux où ils étaient fiers d'être de ce porte-drapeau de la contestation d'alors. D'autres étaient manifestement agacés par cette démonstration affligeante à leurs yeux de jeunes, élevés au lait d'un journalisme qui ne se reconnaît plus dans les batailles idéologiques. Ceux là tailleront leur route, ici ou ailleurs, ça n'a aucune importance !


 


Madame Collin fila à l'anglaise sans doute pressée de se rendre au mariage princier. Elle se réfugia dans un taxi, craignant sans doute d'essuyer quelques coups de la part de ces brutes incultes et provinciales (pléonasme pour la dame). Nicolas Demorand prit la peine de rester quelques minutes en notre compagnie. Il eut grand plaisir à voir la dernière vidéo des libé-chiens d'Orléans. Son ami de toujours : Didier Porte y joue le rôle d'un postulant réclamant le titre de Libérateur du journal que Nicolas a l'honneur de contrôler.

 

 

 


Nous avions le soutien de Zina Rouabah( coprésidente de la société des lecteurs de Libération) et Fatima Brahmi (déléguée du personnel pour la CGT) qui toutes deux avaient fait le voyage le 2 avril au bord de La Loire pour soutenir notre action en faveur de Libé-Orléans. Par leurs œuvres, les dessinateurs de presse Pierrre Ballouhey, Placide, Beeb, Na!, Delucq, Bauer, Patrick notre vénérable vieux sage et Fansolo confirment que notre combat est celui de la liberté et de la pluralité de la presse, n'en déplaise à nos barbons des journaux régionaux et à tous ces élus qui sont heureux de voir disparaître le dernier poil à gratter local.


 

 

Urticantement vôtre

 

 

 

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Le ch'timi 28/04/2011 21:06



Cher Br..


Grâce au blog de Circé, je suis votre combat pour ce journal..Cette madame Colin..est loin de faire l'unanimité..d'autant que son attitude hautaine..lors d'une première réunion
fut  consternante..Prétextant que Didier Porte était absent..chose qui fut démenti très vite par l'apparitiion du patron....qui sortit de son bureau...Vouus connaisssez-mieux l'afffaire que
moi..


 


je suis de tout coeur  avec vous...


sartrement vôtre


amitiés


Patrick



BR 29/04/2011 07:11



Patrick


 


Madame Collin est comptable. Elle additionne les revenus, elle soustraie les hommes. C'est l'arthimétique à la mode dans cette économie.


Elle a oublié qu'un nabde de lecteurs irrascibles (c'est ce qu'elle aime penser de nous) peut faire grand bruit et l'empécher d'agir à sa guise dans le secret. Lamontrer au grand jour telle
qu'elle est sera notre seule victoire !